En ce dimanche du Laetare, le célébrant n'avait malheureusement pas de chasuble rose, en revanche nous avons chanté le beau Kyrie XVII et un psaume à la mélodie très orientalisante, j'ai beaucoup aimé. 
Hé oui, ça devait arriver, à cause de notre champion des gaffes et de l'impopularité de l'Eglise et des catholiques: 
Heurts à Notre-Dame de Paris liés aux propos du pape sur le sidaPARIS - Une bagarre a opposé des partisans et des détracteurs de Benoît XVI à la sortie de la messe à Notre-Dame de Paris, quelques jours après les propos controversés du pape sur le préservatif. En plein week-end du Sidaction, une trentaine de militants écologistes et communistes, dont des élus du Conseil de Paris, avaient décidé de distribuer des préservatifs sur le parvis de la cathédrale en fin de matinée. Ils ont été rejoints par "une vingtaine de jeunes affiliés à l'extrême droite", selon la préfecture, qui brandissaient des pancartes "Touche pas à mon pape". La rencontre a dégénéré: une personne a été blessée et trois autres ont été interpellées, ajoute-t-on de même source sans préciser "de quel camp" ces personnes faisaient partie. Selon le Parti communiste, sept militants d'extrême-droite ont été interpellés après avoir frappé un conseiller général et une jeune sympathisante. "Ces actes graves n'altèrent pas notre détermination dans la lutte contre le sida. Nous ne nous laisserons pas impressionner par ces tentatives d'intimidation. Nous poursuivrons notre mobilisation face à tous ceux qui, par leurs propos irresponsables, contribuent, de fait, à l'extension de l'épidémie", a assuré le président du groupe PCF au Conseil de Paris, Ian Brossat, dans un communiqué. Des militants d'Act-Up ont ensuite organisé un "die-in" devant Notre-Dame. Une trentaine de personnes se sont couchées sur le parvis pour "symboliser les morts du sida directement imputables aux positions de l'Eglise catholique à l'égard du préservatif", précise l'association dans un communiqué. Les militants étaient munis de portraits géants du pape bavarois barrés de la mention "Benoît XVI assassin". 
Act-Up exige que le pape retire ses propos et demande à l'Eglise catholique française qu'elle les dénonce publiquement. MORANO "CHOQUÉE" PAR LE PAPE "L'Eglise catholique a beau prétendre soigner 25% des malades dans le monde, de fait, via les obscures positions répétées du pape, elle est directement responsable de millions de morts", ajoute l'association. Dans l'avion qui le menait en Afrique, Benoît XVI a estimé mardi que la distribution de préservatifs n'était pas un moyen de lutte contre la pandémie du sida mais qu'elle "aggravait" au contraire le problème. Ses propos ont provoqué un tollé dans le monde, y compris au sein des catholiques. Le gouvernement français a fait part de sa "très inquiétude" par la voix de la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme. "Ces propos sont régressifs et nous sommes très, très inquiets de ces déclarations qui remettent en cause l'esprit et le combat de plusieurs décennies" contre le sida, a estimé Rama Yade. "A côté de Jean-Paul II que j'ai beaucoup admiré, Benoît XVI me choque profondément", déclare la secrétaire d'Etat chargée de la Famille, Nadine Morano, dans Le Parisien. Le préservatif était jadis "utilisé pour ne pas donner la vie. Maintenant, il est utilisé pour ne pas donner la mort", ajoute cette catholique pratiquante. A en croire les sondages, le divorce semble consommé entre les Français et le souverain pontife. Selon une étude d'opinions Ifop réalisée pour le Journal du Dimanche, 43% des catholiques français souhaitent le départ du pape. S'ils sont 54% à vouloir qu'il reste au Vatican, les catholiques de France sont 83% à estimer que l'Eglise doit modifier son discours et ses positions sur l'avortement, l'homosexualité, le remariage des divorcés et la contraception. Un premier sondage CSA pour Le Parisien/Aujourd'hui en France publié samedi démontrait déjà que l'image du pape s'était fortement dégradée en France, y compris parmi les catholiques. D'après cette étude, seuls 23% des Français disent désormais avoir une bonne opinion de Benoît XVI alors qu'ils étaient 53% en septembre. Ils sont 57% à avoir une mauvaise opinion de lui, contre 25% il y a six mois. Dommage que je n'étais pas à Notre-Dame de Paris ce matin...jamais je n'aurais agi comme ceux là: 

|