05/01/2008

Essentiel

 

Dimanche j’y suis allé parce que je ne voulais pas souffrir de me sentir exclu de la fête de la famille. Pourtant le Père Abbé a cité le discours de Benoît XVI au début de la messe. Pas les passages qui (me) fâchent cependant…

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Mardi, on ne m’avait pas demandé de chanter dans le sanctuaire de Marie comme d’autres années (il faut dire que maintenant que l’évêque et le vicaire épiscopal du lieu l’ont choisi pour que la messe selon le rite d’avant Vatican II y soit célébré une fois par mois, ils doivent être encore plus latinophobes qu’avant).

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J’y suis donc retourné, c’était important pour moi d’aller là pour commencer l’année. Père Abbé avait une chasuble bleue, couleur de Marie, avec des fleurs de lys, fleur de Marie. L’abbaye bénédictine est placée sous le vocable de Sainte-Marie et la messe y a été célébrée solennellement. C’était la 1re fois que j’y assistais là. J’avais moi aussi un signe distinctif avec mes lys, mais ce n’étaient pas les mêmes…y a-t-il un rapport ? Est-ce aussi un clin d’œil ?

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J’aime vraiment ces offices…vraiment, vraiment, vraiment…pas seulement pour l’aspect extérieur, si beau, digne et noble soit-il. C’est un tout, au-delà des mots. C e1er janvier, quel calme, quel silence ! Le brouillard gomme l’espace et le temps, et ajoute à la distance des futilités.

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En tout cas, le 31 et le 1er j’ai pris conscience de la vanité de ma vie…du moins je ressens grâce à un recul imprévu ce qui est essentiel. J’ai une sorte de « conscience » du monde…c’est souvent redoutable, ça ne me laisse aucun repos. Mais je suis limité, je voudrais livrer tous les combats en même temps. Tout ce courrier et ces appels de dons auxquels je ne peux pas répondre. J’aimerais que le Seigneur me montre le chemin que je dois prendre, le combat qui me convient. J’aimerai qu’il m’aide à discerner mes péchés. Le psaume 50 dit « Oui je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi ». Et bien moi je ne connais même pas mon péché et je n’arrive pas à voir si ce que je fais est mal ou bien… Quelquefois, j’en ai marre du libre arbitre.

En même temps, cet abbaye est l’un des rares endroits où il me parle désormais, du moins où je l’entends, car je l’y supplie souvent de me parler…Il m’a parlé 2 fois, et 2 fois j’ai pleuré…

  

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Pas de mots… je sais seulement que je veux essayer de revenir à l’essentiel. Je n’ai pas le choix. Ne pas penser toujours mais laisser la place au Seigneur. J’ai beaucoup médité en ce temps de Noël. Cela fait sans doute partie des « bonnes résolutions » tellement difficiles à tenir. Je ne tiendrais pas forcément, mais ce désir de vouloir la paix m’est essentiel. Je ne veux plus  que la paix. Je ne veux plus que l’amour. Je ne veux plus autre chose que faire la volonté du Seigneur. Le Seigneur sait mieux que nous ce qui est bon pour nous et pour les autres. C’est pour cela que je ne crois pas qu’il nous demande d’être transparents, encore moins vide, car il ne nous veut pas insipide (avec moi ça ne risque pas d’arriver !), inodore ou sans saveur. Il nous veut avec tout ce que nous sommes ! Et je voudrais tant que les gens s'aiment! Je voudrais tant qu'il y ait partout la paix! Je le désire de tout mon coeur!

 

Je crois donc plutôt à mon désir, à son désir, qui doivent se rejoindre. C’est l’objet de ma prière, car nous sommes des êtres de désir.

  

Je sais bien qu’avec vous et dans la vie, ce « programme » est impossible à tenir. Mais je considère que c’est mieux que ne pas avoir cet idéal d’amour et de paix. Trier l’essentiel du superflu, sinon les ronces étouffent le bon grain…Et puis je n’ai pas le choix, j’ai ressenti trop fortement pour ne pas vouloir cela. Acceptons de nous laisser surprendre. Ouvrons-nous.

  

Tout placer en Dieu. Ne pas éteindre son désir, ne tuer aucun désir, mais tout lui offrir, dans la confiance, dans le brouillard, sans aucune volonté de contrôle.

  

« Tout mon désir est devant toi »

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01:52 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

01/01/2008

BONNE ANNEE 2008!

 

 

 « Pousse des cris de joie, fille de Sion ! Eclate en ovations, Israël ! Réjouis-toi, tressaille d’allégresse, fille de Jérusalem ! Le roi d’Israël, le Seigneur, est en toi. » 

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Bienheureuse Vierge Marie, Sainte Mère de Dieu, Mère de l’Eglise et mère des hommes, Reine de la paix…et bien d’autres titres qui sous des appellations diverses et variées, en fonctions par ailleurs des sensibilités de chacun, pour désigner un même réalité : Marie, mère de Jésus Christ notre sauveur.

 

Aujourd’hui, l’Eglise célèbre la solennité de Sainte Marie, Mère de Dieu.

  

En cette nouvelle année, nous pouvons si nous le voulons nous placer sous son inlassable intercession dans une entière confiance, elle qui grâce à sa confiance absolue en Dieu a permis la venue de Jésus parmi nous, et ça change pour toujours la face du monde.

  

Prions pour la conversion des pécheurs et pour la paix, car, à bien y réfléchir, je ne vois pas d’intentions plus fondamentales que celles là.

  

Et puisque le pape et un certain nombre de croyants de toutes religions voient en nous des ennemis de l’Eglise et de la paix, témoignons en demandant à Dieu la force d’être des reflets de sa lumière.

Sur nous, Seigneur, que s’illumine ton visage.

   

La Création n’est pas que la reproduction. Dans son amour pour nous, Dieu veut nous associer à la poursuite de sa Création, qui est vie et évolution. Demandons-lui de faire fructifier en nous les dons de son Esprit Saint créateur, pour qu’il vienne renouveler toute notre vie. La Création, c’est construire le monde en rendant grâce au Créateur en permanence. Construire l’amour et la paix autour de nous, participer à la création artistique, qui prend une importance essentielle chez certains de nous. Les chiffres sont là pour démontrer objectivement la proportion significativement plus élevé chez les artistes, les prêtres, les religieux, que dans la population générale. Certains procréent. Ceux qui ne procréent pas créent. Tous, selon nos charismes, sommes donc bien appelés et associés à l’œuvre de Création divine par le Créateur.

    

Voilà, ce n’était pas le message de paix de Sa Sainteté le pape Benoît XVI, mais celui d’un sans grade, homosexuel catholique, fils de Dieu et frère du Christ  par mon baptême et envoyé en mission par ma confirmation, et frères de tous les baptisés, même de ceux qui me renient : ça arrive dans toute famille.

Je vous souhaite à toutes et à tous une bonne et heureuse année 2008 ainsi qu’à vos proches ! 

A vous, frères et sœurs en Christ, baptisés dans l’unique baptême, je vous souhaite une sainte année, dans l’amour, la joie, et la paix du Christ sauveur !   

Et pour rêver en ce début d’année, je voulais vous montrer des photographies de Lille, dont je trouve qu’elle est, en ces temps de fêtes, la plus belle ville du monde !  Mais une déconnection internet a tout supprimé, et je n'ai pas le courage de recommencer à 2h52. En voici donc seulement quelques unes... 90
 

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Prière du jour :

   

« Dieu tout-puissant, par la maternité virginale de la bienheureuse Marie, tu as offert au genre humain les trésors du salut éternel ; accorde-nous de sentir qu’intervient en notre faveur celle qui nous permit d’accueillir l’auteur de la vie, Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur, Lui qui règne avec Toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen »   

 

02:02 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

30/12/2007

Benoît XVI ou l'obsession homophobe

 

Ce dimanche l’Eglise célèbre la fête de la Sainte Famille.  Voici un extrait significatif d’un texte du frère Philipe LEFEBVRE, dominicain, dont j’avais publié la totalité l’an dernier (cliquez sur le lien) :   « La jeune femme y est enceinte avant le mariage, le fiancé n’est pas le père de l’enfant à naître, la fécondité est réduite au minimum : un seul fils, le couple n’aura d’ailleurs pas d’autres enfants puisqu’il vit dans la chasteté. Pour achever de brouiller les pistes, cette famille, donnée comme idéal pour des couples chrétiens, est juive. »   Quand je lis ce genre de choses, j’aime vraiment Jésus, Marie et Joseph ! Voilà une famille atypique dans laquelle chacun doit pouvoir se retrouver.    

Seulement voilà…dans son délire homophobe, Sa Sainteté le pape Benoît XVI, successeur de Pierre, nous ostracise une fois de plus comme étant une menace pour la paix de l’humanité, rien de moins que cela !

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                                                                                                                                                                      Voici un extrait de sont discours pour la paix prévu le 1er janvier, et centré sur la famille, source de paix : 

« Par conséquent, celui qui, même inconsciemment, entrave l'institution familiale rend fragile la paix dans la communauté tout entière, nationale et internationale, parce qu'il affaiblit ce qui, de fait, est la principale «agence» de paix. C'est là un point qui mérite une réflexion particulière: tout ce qui contribue à affaiblir la famille fondée sur le mariage d'un homme et d'une femme, ce qui directement ou indirectement freine sa disponibilité à accueillir de manière responsable une nouvelle vie, ce qui entrave son droit à être la première responsable de l'éducation des enfants, constitue un obstacle objectif sur le chemin de la paix.La famille a besoin de logement, de travail et d'une juste reconnaissance de l'activité domestique des parents, de l'école pour les enfants, de l'assistance médicale de base pour tous. Quand la société et la politique ne s'engagent pas à aider la famille dans ces domaines, elles se privent d'une ressource essentielle au service de la paix. En particulier, les moyens de communication sociale, par les potentialités éducatives dont ils disposent, ont une responsabilité spéciale pour promouvoir le respect de la famille, pour illustrer ses attentes et ses droits, pour mettre en évidence sa beauté. » 

Vous êtes assez intelligent pour comprendre comme moi entre les lignes que les homosexuels sont des ennemis de la famille, puisqu’ils ne se reproduisent pas, et en plus nous osons réclamer la dignité par la visibilité. 

Cliquez ici pour lire l’intégralité du message du pape. 

Même mon ami homo loin de Dieu et de l’Eglise a remarqué que Benoît XVI est le pape qui exprime le plus d’homophobie. 

Franchement, c’est à la fois inquiétant et lassant. Inquiétant, parce que ce pape n’est pas loin de rendre responsable les homosexuels de tous les malheurs du monde. Après avoir affirmé de façon péremptoire que nous étions responsables de la déchristianisation, voilà que nous sommes presque accusés des guerres. Il nous prend pour des ennemis de la paix. C’est insultant.

 Lassant, parce que si ça continue comme ça, il y aurait vraiment de quoi devenir hétérophobe et famillophobe. C’est cela, l’accueil de l’Eglise ? Comment peut-on, espérer évangéliser le monde et faire venir les pécheurs dans nos églises avec de tels propos. Tout le travail de base effectué par des prêtres, religieux, religieuses et laïcs est laminé par de tels discours.     Ils n’étaient pas parfaits, mais paix à leurs âmes : aujourd’hui je me sens de plus en plus orphelin du pape Jean-Paul II, du cardinal Jean-Marie LUSTIGER (nettement plus avenant que Mgr 23), de l’abbé Pierre dont la voix s’est tue, hélas…

Il nous reste sœur Emmanuelle « ça ne regarde qu’eux » dit-elle de nous…cette femme remarquable nous apporte son soutien discret…

     Le pape s’en fiche de la détresse et de la culpabilité qu’il inculque aux homosexuels, surtout s’ils sont chrétiens. Pour un homosexuel catholique, il y a de quoi vivre assez mal et même très douloureusement un tel mépris. 

Là, je trouve qu’il dépasse les bornes. Il faudrait reconvoquer un Concile, réunifier l’Eglise pour que tous les évêques puissent y participer, et élire un nouveau pape. 

Trop, c’est trop.  

Lui-même n’est pas marié ! Il ne s’est pas reproduit ! Et en plus, alors qu’il autorise l’ordination d’hommes mariés dans les Eglises catholiques des rites orientaux, il contraint ceux qui sont appelés à devenir prêtres en occident au célibat forcé. C’est extrêmement dangereux. 

Pour ma part, j’ai choisi ma famille depuis longtemps, parce que c’est LE SEIGNEUR lui-même qui me l’a choisie. C’est la grande famille des baptisés, les enfants de Dieu et frères du Christ ! 

Les membres des communautés religieuses ont compris cela parce qu’ils le vivent vraiment

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Enfin, puisque les mots clés amènent beaucoup de monde ici, y compris des homophobes, je voudrais dire ceci :

 

 

- familles, je vous aime !

 

- enfants , je vous aime !

 

- NON, je ne suis pas une menace pour la famille !

 

- Je ne suis pas non plus une menace pour les enfants que je serais amené à élever. Tout le reste est de l’ordre de    préjugés catho-bourgeois.

 

- L’homosexualité n’est pas contagieuse !

 

- ce qui compte, c’est l’amour, qui prime sur l’orientation sexuelle, et ce la est beau.

 

- La proportion des homosexuels est constante dans toutes les civilisations et à toutes les époques. Elle fait donc bien partie de « l’ordre naturel » si chère à celui qui est occupe actuellement sur le siège de Pierre. Tiens ! oui ! l’occupation, comme sous la 2nde guerre mondiale…le siège de Pierre est occupé, et moi je suis dans la Résistance…Un conclave peut-il être invalide ?

 

- Ce qui change et qui en gêne certains, c’est la visibilité : les homosexuels naissent libres et égaux en droit avec leurs frères hétérosexuels. Toute discrimination doit être sanctionné, par la loi s’il le faut.

 

Là où le pape condamne, Dieu aime. Si Dieu condamnait les homosexuels sur la terre, leur donnerait-il la foi, et, pour certains, la grâce de vivre heureux, y compris avec le compagnon de leur vie ?

 

J’aimerai que soient publiés les statistiques sur le pourcentage d’homosexuels dans le clergé et dans les congrégations religieuses : est-ce que cela suffirait pour réduire au silence la haine papale ?

 

- frères homosexuels, ne vivez pas dans la honte ni la haine de vous. Acceptez-vous et aimez-vous tels que vous êtes. Ne vous préoccupez pas du regard des hommes et n’ayez pas peur du regard de Dieu, car il est amour. Ainsi, vous serez libérés du fléaux de l'homophobie intériorisée.

       Bref ! ça n’a rien à voir, mais j’en  ai marre des lapins…    Sinon, hier soirée merveilleuse avec l’ami entre tous…il est parti trop loin pour qu’on se voit souvent. Le seul à tout connaître de moi, et réciproquement…il y a tant de respect et d’amitié entre nous que parfois j’en suis perpétuellement émerveillé. Nous n’avons même pas besoin de parler. Son sourire radieux en me voyant hier pour la 1ère fois depuis des mois en disait assez…    Merci Seigneur pour cet ami, protège notre amitié, qu’elle soit en toi, et que tu sois en elle, et veille sur nous.    

Prière du jour :

  

« Tu as voulu, Seigneur, que la Sainte Famille nous soit donnée en exemple ; accorde-nous la grâce de pratiquer, comme elle, les vertus familiales et d’être unis par les liens de ton amour, avant de nous retrouver pour l’éternité dans la joie de ta maison, par Jésus Christ ton Fils, Notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec Toi et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen »

   

 

03:56 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (18) |  Facebook |

28/12/2007

Ce que vous avez fait à ces petits qui sont mes frères...

 

 

….en vérité, je vous le dis, c’est à moi que vous l’avez fait.

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Benazir Bhutto a été assassinée. Une si belle femme, tuée par des êtres sans cœur, indignes d’être appelés humains. Ces pakistanais réfugiés en France qui pleuraient devant les caméras : ils ont perdu tout espoir de retourner dans leur pays. Les petits pakistanais sont éduqués dans des écoles où on leur apprend la haine de l’Occident et de ses valeurs. Il existe de telles écoles en Grande Bretagne, en France. A Lille, il y a bien des femmes en Burka dans le quartier de Wazemmes, alors où sont la liberté et la démocratie même en Occident ?

 

La haine l’a emporté sur l’amour.

  Il n’est pas de plus grand malheur pour une mère que de perdre son enfant, même quand c’est elle qui le tue ou le fait tuer. Un million d’enfants sont massacrés tous les 4 ans dans le ventre de leur mère (je vous passe les détail de la froide réalité quelque soit la taille du fœtus, même si j’estime que pour réveiller les consciences on devrait montrer ça au journal de 20h tous les jours). Oui, je comprends la détresse des mères. Je comprends surtout leur détresse après que le crime ait été commis. Telle collègue s’excusant de n’avoir pas gardé son enfant « parce qu’elle ne se sentait pas prête » qui me confie que tous les ans elle pense à SON enfant à la date anniversaire de son assassinat. Telle autre collègue m’expliquant le supplice de l’avortement qu’elle avait subi, en raison de sa foi catholique. Son mari en est devenu partiellement fou… ces exemples là on n’en parle jamais. Oh ! bien sûr j’ai entendu, ça m’a horriblement choqué, des jeunes filles dire qu’elles expulsaient la chose en tirant la chasse, sans aucun état d’âme. C’est facile de tuer ce qu’on ne voit pas. Mais si on montrait un fœtus avorté, ou ce qu’il en reste, à une femme qui vient se faire une IVG, ça lui en ôterait définitivement l’envie. Jean-Paul II avait bien raison de comparer par l’avortement à la Shoah. Par son horreur et sa cruauté, par sa lâcheté de tuer des êtres sans défense. L’ampleur numérique a depuis longtemps dépassé celle de la Shoah.    

Même les plus mécréants des scientifiques vous diront qu’à partir du moment ou le spermatozoïde et l’ovule s’unissent pour former une seule cellule, il s’agit incontestablement d’une nouvelle vie, d’une entité propre, autonome et distincte de son environnement.

 

Pour un incroyant, il peut dire que c’est un amas de cellules, ce qui est certes méprisant, mais permet de considérer n’importe quel être vivant de cette façon. Pour un croyant, la question ne devrait pas se poser : la réponse est dans les psaumes « tu m’as tissé dès le ventre de ma mère ». La 1ère cellule est dotée d’une âme, que notre regard tellement subjectif ne considère pas comme une personne.

Pour Jésus, il existe dès avant sa conception. Il n’y a pas un être humain qui ne soit dans le plan de Dieu dès sa conception. Même si ça n’engage que moi, je ne reconnais pas comme chrétien quelqu’un qui prétendrait le contraire.

 

Pour ces millions d’enfants de Dieu, la mort volontaire l’emporte sur la vie.

 

Or quand Jésus parle des plus petits, il n’y a pas de plus petits que ceux-là, les sans voix, sans défense, qui dépendent entièrement de l’amour ou de la haine de leur entourage.

 Je ne condamne personne, cela n’est pas mon domaine. Cependant, j’aimerai qu’on me montre quel crime plus grand que celui peut exister. Pour moi, c’est le péché le plus grave de tous envers la Création, envers Dieu. Notre Seigneur Jésus est mort pour ceux là aussi, pour les victimes et les bourreaux.   L’Eglise fête aujourd’hui les saints Innocents, enfants massacrés par Hérode qui espérait ainsi supprimer Jésus qu’il pensait menaçant pour son pouvoir. C’est la meilleure commémoration qui soit pour toutes les victimes de l’avortement.    

Une bonne nouvelle (pour moi) : l’ancien 1er ministre britannique Tony Blair s’est converti au catholicisme, ce qui constitue une 1ère.

crèche Lille 1

     

Aujourd’hui, je suis allé la revoir place de l'Opéra, j'avais hâte de LE voir : le plus petit des plus petit était là….ceux qui se sont attardés le plus devant la crèche, en dehors des hordes de photographes qui « mitraillent » Lille en ces fêtes de fin d’année, ce sont des parents avec des très jeunes enfants, des petits…ils leur montraient « le petit Jésus »…

 

La Bonne Nouvelle est annoncée prioritairement aux petits, parce que ce sont eux qui ont le cœur le plus ouvert pour accueillir le Christ.

 

 

Nous n’avons d’autre choix que d’être petit : demandons au Seigneur de nous visiter pour qu’il nous montre par quel aspect de notre vie nous devons être petits.

 

Et prions pour ce monde orgueilleux qui prétend prendre la place de Dieu pour décider de la  vie et de la mort,  au lieu de se laisser envahir par l’amour du Christ sauveur.


crèche Lille 2 

 

02:29 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

25/12/2007

Aujourd'hui, un Sauveur nous est né: c'est le Christ, le Seigneur!

Ne rien dire…

Psaume 97 (messe de la nuit)

Chantez au Seigneur un chant nouveau,

Chantez au Seigneur, terre entière,

Chantez au Seigneur et bénissez son nom !

 

De jour en jour, proclamez son salut,

Racontez à tous les peuples sa gloire,

A toutes les nations ses merveilles !

Joie au Ciel ! Exulte la terre !

Les masses de la mer mugissent,

La campagne toute entière est en fête.

Les arbres des forêts dansent de joie

Devant la face du Seigneur, car il vient,

Pour gouverner le monde avec justice.

   Hodie Christus natus est
Aujourd’hui le Christ est né

Aujourd’hui le Sauveur est apparu

Aujourd’hui sur la terre chantent les Anges

Se réjouissent les archanges,

Aujourd’hui les justes dans l’allégresse répètent:

Gloire à Dieu au plus des Cieux.

Entre la messe de la nuit et celle du jour, je vous souhaite un joyeux Noël, dans l’amour, la joie et la paix du Christ !

 

 

Jésus aime chacun de nous. Aujourd’hui, tout homme est appelé à reconnaître en lui le fils de Dieu, notre sauveur.

Jésus t’aime !

 

« venez, adorons le Seigneur » (cliquer pour écouter)

   

 

03:02 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

24/12/2007

ADVENIAT REGNVVM TVVM

 

 

Attendre, ce n’est pas ne rien faire. L’attente est active, toute femme enceinte sait cela. Marie aussi. Et j’en ai fait l’expérience avec mon accompagnateur dominicain lors d’une rencontre déconcertante…

Obligée de se mettre en route pour se faire recenser malgré son état, j’imagine Marie arrivant à Bethlehem, avec Joseph. Les hôtels affichent tous complets, quelle angoisse ! Joseph  a beau frapper à toutes les portes, plus une seule place pour les accueillir : où vont-ils dormir ? Et voilà qu’en plus Marie a ses premières contractions : l’enfant doit naître. Elle sait qu’il est précieux entre tous, cet enfant, depuis avant même sa conception ! Elle ne va tout de même pas accoucher dans la rue ! Mais même dans cette angoisse de Marie et Joseph à trouver un lieu, je suis sûr que Marie gardait confiance et qu’elle souriait à Joseph qui commençait à s’affoler. Et puis dans le dénuement les vrais sentiments se déploient davantage. Marie était heureuse de mettre son enfant au monde. La pauvreté permet de discerner l’essentiel (vous savez, la parabole des ronces…).  C’est chez les pauvres que cet enfant va être accueilli ! A eux d’abord sera révélée la vérité ! Douce nuit pour Marie et  Joseph que celle de la naissance de l’enfant Jésus ? A la fois oui et non, serais-je tenté de répondre. Je dirais même non et oui ! 

Alors je vous propose pour cette nuit tout naturellement d’écouter ce chant (en cliquant dessus) que les bergers ont pu fredonner dans leur langue il y a un peu plus de 2000 ans…

Stille Nacht

 Je te souhaite un bon accueil de pauvres hères (lui avec sa femme enceinte, sur les routes, par ce temps, on n'y pense pas ?) qui pourraient frapper à ta porte vers le 24/25 prochains.

 

 

 

00:54 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/12/2007

Attente

 

J'ai été agréablement surpris et touché en la voyant hier parmi toutes les animations et décorations de Lille, au détour de la place de l'Opéra.

 

crèche1 Lille 2007

Espérer contre toute espérance

00:03 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

08/12/2007

Arrêt du blogue

 

Il y a 2 ans le 8 décembre que je blogue (c'était sur un autre blogue, celui-ci est le 2ème), date choisie exprès. Naïvement, j'avais voulu témoigner du simple fait de mon homosexualité et de ma catholicité.

2 ans d'investissement presque quotidien, où je mettais avec coeur ce qui faisait ma simple vie, afin qu'il y ait toujours un lien entre le discours et la réalité concrète d'un homosexuel catholique ordinaire.

2 ans de sensibilité hors normes poussée à bout par les ennemis, les moralisateurs et autres donneurs de leçons, la plupart étant hélas eux-mêmes chrétiens gays.

Je ne peux pas porter le poids du monde, bien que je le fasse. J'exposais tout avec confiance, et on m'a piétiné, jusqu'à vouloir prendre possession de ma liberté, essayant de me contraindre à n'être plus moi mais l'image que certains se faisaient de moi, essayant de me détourner de la foi catholique fidèlement reçue des Apôtres.

Non, on ne m'a pas respecté, encore moins compris.

Je suis désolé pour ceux à qui ce blogue a apporté quelque chose, s'il en existe. Désolé aussi pour ceux qui, très rares et que je n'ose pas citer de peur d'oublier quelqu'un), m'ont apporté un soutien sans faille, des remarques toujours positives et constructives ce qui permettait un débat ouvert en cas d'idées différents, les seuls qui m'aient un peu compris parce que considéré comme une personne, d'égal à égal.

Que les chiens se réjouissent!

Quel est aujourd'hui la décision de Benoît?

J'ai eu cette idée en revenant des vêpres du Mont des Cats tout à l'heure. Je ne supporte plus le monde, parce qu'en pleine lucidité le monde n'est pas supportable, du moins quand on a la sensibilité que j'ai, et j'ajouterai la conscience du monde.

La retraite, c'est se retirer.

Donc, sauf événement imprévu ou exceptionel, ce blogue sera en retraite au moins pendant tout l'Avent.

Silence de l'attente...

cellule retraite

 

 

23:21 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

IMMACULEE CONCEPTION

 

La nuit dernière, j'ai failli suicider mon blogue. Mieux vaut détruire le blogue que son auteur. Il est trop malheureux mon blogue. Il se dit qu'il ne sert à rien, de toute façon les gens ne changeront pas. Ni les homophobes ni les cathophobes.

En plus, il est agressé me blog, et son auteur ne supporte pas l'agression quelqu'elle soit. Une agression à main armée dont il a été victime la veille de Noël 2003 lui a fait comprendre qu'il en était de même que pour les drogues, les "soft" ouvrant la porte aux "hard".

Toute agression, si minime soit-elle, est complice du mal. Mieux: elle est au service du Malin, qui s'en réjouit. Chaque fois que j'agresse, je ne suis pas un servieteur de Dieu, mais j'honore le Malin. Allez! tous au confessionnal! et plus vite que ça!

Ce blog a-t-il des vrais amis? L'une lui a donné des leçons sur son propre blog, celui-là a retiré le titre d'ami que le blogue pensait être pour lui. Quant au cyclique, comment avoir confiance en sa compassion quand il détruit à d'autres moments sans la moindre pitié. Ah! Le blog avait failli oublier que ses nemici voulaient le coloniser en y imposant leurs idées. Les nemici ont pourtant parfois un blogue, mais ils voudraient faire taire la voix du blogue de Benoît en obligeant son auteur à penser comme eux. Mais ce blogue se détruira plutîot que tomber aux mains de l'ennemi, des ennemis.

La pression est énorme, respect, humanité, amour, amitié et compassion absents. Pas de quoi s'étonner de pétage de plomb. Trop, c'est trop.

Le blogue se confie à l'Esprit Saint qui seul le guide, et les nemici et autres traditori n'ont sur Lui aucun pouvoir.

"On ne donne pas de perles aux pourceaux"

C'est mon médecin qui m'a ressorti cette phrase: il me comprend et me connaît. Il a raison. Jésus a raison.

Ce blogue est entre les mains de Marie THEOTOKOS, mais aujourd'hui, sans autre commentaires du blogue pour les sus-mentionnés, l'Eglise catholique universelle à laquelle j'appartiens (même si ça fait crever de rage l'actuel seul et authentique successeur de Pierre, Anatrella et autres consorts) célèbre la solennité de

L'IMMACULEE CONCEPTION DE LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE,

mère du Christ , mère de l'Eglise, mère des hommes (malgré leurs horribles blasphèmes), ma mère, celle qui sait que j'ai un coeur, celle qui comprend, me connaît, et accepte ma sensibilité paritculière et finalement hors normes.

Vêpres solennelles à défaut de messe.

Image:La Inmaculada de Soult, 1678, Bartolomé E. Murillo.jpg

 

 

Le 8 Décembre 1854 le pape Pie IX publie le texte suivant solennellement :

Nous déclarons, prononçons et définissons que la doctrine, qui tient que la bienheureuse Vierge Marie a été, au premier instant de sa conception par une grâce et une faveur singulière du Dieu tout-puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel, est une doctrine révélée de Dieu, et qu’ainsi elle doit être crue fermement, et constamment par tous les fidèles. 

C’est pourquoi, s’il en était, ce qu’à Dieu ne plaise, qui eussent la présomption d’avoir des sentiments contraires à ce que nous venons de définir, qu’ils sachent clairement  qu’ils se condamnent eux-mêmes par leur propre jugement, qu’ils ont fait naufrage dans la foi et se sont séparés de l’unité de l’Eglise, et que de plus, par le fait même, ils encourent les peines portées par le droit s’ils osent manifester par parole, par écrit ou par quelques signes extérieurs, ce qu’ils pensent intérieurement. (Bulle Ineffabilis Deus)

01:42 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

06/12/2007

ras le bol

 

Pour une fois que je ne rédige pas un article à part sur un document que je sauvegarde, mon ordi et internet merdent.

Fais ch***

 

Désolé pour vous, mais tout ce que j'aavais écrit est perdu

00:34 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

03/12/2007

Avent: à méditer

 

  

 

Vous savez que j’ai fait le choix d’être plus pauvre pour pouvoir me consacrer à ce que j’aime. Depuis 3 mois que le chiffre diminue à chaque fois un peu plus sur mon bulletin de salaire !

« Si vous amassez des richesses, n’y mettez pas votre cœur »

 En cette période de l’Avent, je ne nie pas la sincérité de mes contemporains, mais combien savent encore réellement ce qu’ils fêtent ? Tant de brebis égarées sans berger…Oh, Mon Dieu ! L’opulence s’étale dans les rues et les vitrines de nos villes et villages, avant de s’étaler dans nos assiettes à Noël, jusqu’à faire une indigestion d’avoir trop mangé et trop bu, quand des continents entiers  comme l’Afrique manquent du strict nécessaire et que des enfants meurent de faim.

Jésus à dit :

« Il est plus facile à un chameau de passer par le chas d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume des Cieux »   Jésus est venu au monde dans le dénuement à Béthleem. La pauvreté et la simplicité donnent en fait une plus grande liberté qui permet de se centrer sur les valeurs essentielles. Notre Occident opulent est tragiquement amnésique de quête spirituelle et de la seule vraie richesse, celle de l’amour de Dieu et de son prochain, pour les chrétiens, frères et sœurs en Christ ! Pendant toute sa prédication, Jésus n’a eu de cesse de dénoncer l’amour des richesses en nous appelant à la pauvreté. Or pour préparer sa venue, nous avons tendance à faire le contraire.

J’ai trouvé une fort belle phrase dans la presse tout à fait dans la lignée de Jésus, qui peut nous aider à méditer sur la pauvreté, sur la vraie richesse, sur le sens de notre vie.

Qui a dit :

« Il y a d’autres réussites que l’argent. On ne peut pas construire un projet de société sur la seule force de l’argent ? »

   Clocher de Bethleem 

 

23:41 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

30/11/2007

Avent: une nouvelle année liturgique commence

 

 

Aujourd’hui, c’était la fête d’André, le 1er appelé par le Christ, celui qui lui a présenté Simon (Pierre).

 StAndreApotre   Maino_Saint_Pierre
 
 
 

 

 

 

 

 

 

Pour tous: ainsi donc, c'est moi le gros méchant, celui qui ai tort sur toute la ligne. On m'accuse d'être un catholiban par ci, de ne rien comprendre à l'écclésiologie par là. Je regrette d'avoir commencé cette aventure du blogue. Je regrette de vous avoir connu. Il n'y a pas de vraie amitié, il n'y a aucun vrai amour entre les hommes. Pour ceux qui ne suivent pas, il suffit de lire les commentaires sur mon blogue depuis plusieurs jours, et sur celui d’Aelred. On ne respecte même pas ma foi!Allez-y, continuez, je ne censure plus rien, vous laissant responsable de votre propre jugement à mon égard. Pensez ce que vous voulez. Ne vous gênez pas.Merci à vous qui me jugez si facilement sans même savoir qui je suis réellement et en oubliant ce que je suis...

Je ne pourrai pas assister à la messe d’entrée en Avent (en affreux bigot catholiban intolérant que je suis, doublée d’une pétasse tolérante uniquement pour les siens), pour raisons professionnelles. C’est un peu pour ça que je suis allé hier à la messe de midi chez les Dominicains. J’y ai échangé quelques mots avec mon accompagnateur spirituel, en vue d’un prochain rendez-vous. Une connaissance assistait également à cette messe. Nous étions content tous les deux de nous retrouver, cela faisait un moment qu’on ne s’était pas vu. Nous avons décidé sur le champ de manger ensemble. Moment très sympa. Et le hasard ( ?) a voulu qu’aujourd’hui, on se croise de nouveau dans les rues de Lille…Hier, il m’a écouté, je l’ai écouté aussi. Nous pouvions parler en confiance. Quand je lui ai demandé aujourd’hui si je ne l’avais pas assommé avec tout mon bavardage, il a beaucoup ri !   Je vous souhaite une bonne entrée en Avent avec ces mots « repris » hier par le prêtre dominicain dans son homélie :

Venez divin Messie,

Nous rendre espoir et nous sauver.

Vous êtes notre vie,

Venez, venez, venez ! 

 

 

Image:Virgen de Guadalupe.jpg

 

22:18 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

Neuvaine à l'Immaculée Conception

 

 

Pour les petits.

Comme chaque année, celles et ceux qui le souhaitent sont invités à faire une neuvaine préparatoire à la solennité de l’Immaculée Conception, du 30 novembre au 8 décembre. Je vous propose l’une des prières suivantes, aux choix, à associer à une démarche de dévotion cohérente:  

Chaque jour une dizaine de Chapelet, suivie de 3 fois l'invocation :


"O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous."

Une Communion le jour du 8 décembre ou entre le 30 novembre et le 8 décembre. Confession recommandée.
 O Vierge Immaculée, le 8 décembre 1947, alors que la France était en danger, vous avez manifesté votre douce présence à quatre petites filles de l'Ile-Bouchard. Nous vous prions encore aujourd'hui pour la paix dans notre pays et dans tous les pays.
Vous avez promis du bonheur dans les familles aujourd'hui si menacées. Apprenez-leur, O Marie, l'importance de la prière, le sens religieux de la vie, la fidélité, la tendresse et la miséricorde.
Vous avez demandé de prier pour les pécheurs. Que notre prière - particulièrement le chapelet - et l'offrande des sacrifices de chaque jour, leur obtiennent la Foi et l'Espérance, afin que notre monde malade soit transformé selon le plan d'amour de Dieu.
Notre Dame de la Prière, qui avez regardé les Prêtres avec tendresse, suscitez les vocations dont l'Eglise a tant besoin pour témoigner de l'Amour incommensurable du Christ pour les hommes.
Amen.
(Chapelet des Enfants - 5 rue de l'Université - 75007 PARIS) ou

Prière


O Vierge Immaculée, Mère de Dieu, Marie de Nazareth, secourez les Chrétiens de Terre Sainte et d’Orient qui sont éprouvés au milieu de conflits meurtriers. Implorez pour eux Jésus, votre fils, le Prince de la Paix.
Inspirez à leurs frères d’Occident de les soutenir par la prière et l’aide fraternelle, afin qu’ils puissent continuer à assurer la présence Chrétienne dans ces pays, berceaux de la Révélation Biblique et de l’Evangile.
Fille d’Abraham, aidez les fidèles des trois religions monothéistes à se reconnaître enfants d’un même Père, à dialoguer et à vivre ensemble fraternellement.
Reine des Apôtres, faites que tous les Chrétiens se rassemblent pour annoncer la Bonne Nouvelle du Dieu d’Amour, Un en trois personnes, manifesté par Jésus-Christ venu sauver l’humanité du péché et de la mort et lui donner la Vie et le bonheur éternels.
Amen !

(2006)

 

 

NEUVAINE DE l'IMMACULEE CONCEPTION 2007

 

00:15 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

27/11/2007

O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous!

 

 

Soeur Catherine Labouré a reçue la grâce particulière d'avoir 3 apparition de la Vierge Marie, rue du Bac à Paris, en 1830, au couvent des soeurs de Saint Vincent de Paul, qui existe toujours et où on célèbre ces jours-ci la 2ème apparition et la fête de Sainte Catherine.

 

Le corps de Sainte Catherine, intact, est exposée dans la chappelle.

Le 18 juillet, la Vierge dit "les temps sont mauvais"....aujourd'hui, c'est bien pire, hélas!

Le 27 novembre 1830, la Sainte Vierge apparaît de nouveau à Catherine dans la chapelle. Cette fois, c'est à 17 h 30, pendant l'oraison des novices, sous le tableau de saint Joseph (emplacement actuel de la Vierge au globe). D'abord Catherine voit comme deux tableaux vivants qui passent, en fondu enchaîné, et dans lesquels la Sainte Vierge se tient debout sur le demi-globe terrestre, ses pieds écrasant le serpent.
Dans le 1er tableau, la Vierge porte dans ses mains un petit globe doré surmonté d' une croix qu 'elle élève vers le ciel. « Cette boule représente le monde entier, la France et chaque  personne en particulier » entend Catherine.
Dans le 2e tableau, il sort de ses mains ouvertes, dont les doigts portent des anneaux de pierreries, des rayons d’un éclat ravissant. Catherine entend au même instant une voix qui dit : « Ces rayons sont le symbole des grâces que je répands sur les personnes qui me les demandent ».
Puis un ovale se forme autour de l’apparition et Catherine voit s’inscrire en demi-cercle cette invocation en lettres d’or : « O
Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous ».
Alors une voix se fait entendre : « Faites, faites frapper une médaille sur ce modèle. Les personnes qui la porteront avec confiance recevront de grandes grâces ».
Enfin le tableau se retourne et Catherine voit le revers de la médaille: en haut une croix surmonte l’initiale de Marie, en bas deux cœurs, l’un couronné d’épines, l’autre transpercé d’un glaive.


Dans cette chapelle choisie par Dieu, la Vierge Marie en personne est venue révéler son identité à travers un petit objet, une médaille, destinée à tous sans distinction !
L’identité de Marie était l’objet de controverses entre théologiens depuis les premiers temps de l’Eglise. En 431 le Concile d’Ephèse avait proclamé le premier dogme marial : Marie est mère de Dieu. A partir de 1830, l’invocation « O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous » qui monte vers le ciel, mille et mille fois répétée par mille et mille cœurs de chrétiens dans le monde entier, à la demande même de la Mère de Dieu, va produire son effet!
Le 8 décembre 1854 Pie IX proclame le dogme de l’Immaculée Conception : par une grâce spéciale qui lui venait déjà de la mort de son Fils, Marie est sans péché dès le début de sa conception.
Quatre ans plus tard, en 1858, les apparitions de Lourdes vont confirmer à Bernadette Soubirous le privilège de la mère de Dieu.
Cœur Immaculé, Marie est la première rachetée par les mérites de Jésus Christ. Elle est lumière pour notre terre. Nous sommes tous, comme elle, destinés au bonheur éternel.

Marie, c'est la foi des simples. Si la foi doit être éclairée par la raison, cette dernière ne doit pas l'étouffer. La foi ne se prouve pas, elle s'éprouve. C'est ce que notre Occident à l'orgueil démesuré par atrophie du cerveau droit oublie.

Prier Marie, c'est être assuré que tout orgueil sera balayé de notre coeur. Marie est le chemin de l'humilité, le chemin du "oui", qui a prié Marie avec confiance sait cela. Soyons confiants dans son intercession. Et si aujourd'hui Satan se déchaîne en troublant les esprits au sujet de Marie, c'est bien parce qu'elle représente un danger insurmontable pour lui. Si nous nous mettons entre les mains de Marie, le démon est totalement innofensif et ne peut nous atteindre.

Votre serviteur porte la médaille,sans aucune superstition, mais avec dévotion. J'ai déjà reçue beaucoup de grâces en ces lieux, au delà des mots.

Oui, mardi, mercredi, jeudi et le 8 décembre, l'humble chapelle parisienne sera trop petite pour contenir la foule des "petits", ces "petits" qui sont l'un des signes les plus éloquents que Marie attire à elle tous les enfants qui lui font confiance. Allez-y!

Mon Dieu, garde-nous petits!

O Marie, conçue sans péché, prie pour nous qui avons recours à toi!

 

 

 

 

 

Le site officiel de la chappelle figure en permanence dans mes liens ci-contre.

01:39 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (16) |  Facebook |

25/11/2007

Prions pour le Liban

 

 

 

Belgique : 3 communautés ont du mal à s’entendre, dans une Europe « pacifique »

France : plusieurs dizaines de communautés existeraient si elles n’avaient pas subi la centralisation à outrance de Napoléon. Nos cultures et langues régionales sont menacées d’extinction par génocide culturel. Encore un point commun entre Sarkozy et Napoléon. En effet, le « gouverneur » de la France a décidé de geler la poursuite du processus de décentralisation, voulu à l’origine par le général de Gaulle, et mis en œuvre par Gaston DEFERRES, avec la loi de 1982.

 

Liban : 17 communautés. L’un des pays le plus démocratique de cette partie du monde. 

Pays sans président depuis vendredi soir.

 

Faute d'accord sur le nom du futur président, la séance parlementaire prévue vendredi pour élire un successeur à Emile Lahoud a été reportée d'une semaine.

 

J’ai eu l’occasion de discuter il y a peu avec une jeune femme libanaise, qui n’a pas voulu dire sa religion, ni à quelle communauté elle appartenait. Elle m’a expliqué qu’il y avait un grave déséquilibre démographique actuellement au Liban en raison de l’obligation fait aux femmes chiites d’avoir 7 ou 8 enfants. Aujourd’hui, les chiites représentent les 2 tiers du pays. Auparavant, un libanais sur 2 chrétien. Aujourd’hui, c’est à peine la quart. Cette personne m’expliquait également qu’elle avait un grand espoir dans la détermination du peuple libanais à garder sa liberté. C’est un peuple fier, ainsi, m’expliquait-elle, le lendemain d’un attentat devant un grand magasin, il ne reste plus la moindre trace de violence. Les libanais reconstruisent tout de suite ! Son espoir réside aussi fortement dans la jeunesse du Liban qui aspire à une véritable démocratie laïque. Actuellement, tous les hommes politiques défendent leur propre intérêt, comme des seigneurs féodaux, et non celui des 17 communautés. 

 

Une fois encore, je vous demande de ne pas oublier le Liban dans vos prières si  vous êtes croyant, et quelque soit votre religion. 

 

Frères chrétiens, prions Notre-Dame du Liban en ces jours si importants non seulement pour le Liban, mais pour tout le proche Orient et également pour l’Eglise d’Orient, celle du pays de Jésus.

Avec une note d’espoir, je vous laisse écouter  

L’hymne libanais.

 

 

 

22:55 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/11/2007

Sainte Cécile

 

 

Je sais j’écris tard, mais ce 22 novembre nous fêtons Sainte-Cécile. Pas mal de SMS aujourd’hui. Dans nos régions, cette fête, un peu comme celle de Saint-Martin et de Saint-Nicolas, reste très vivace, quoique de manière différente. Ces fêtes, devenues profanes pour saint Martin et saint Nicolas, font disparaître les frontières entre « l’Eglise et l’Etat ». En effet, à Sainte Cécile, du moins dans les dimanches les plus proches, chaque orchestre, chaque chorale, tient à faire « sa messe de Sainte Cécile » à laquelle participe la municipalité, quelque soit la couleur politique et les croyances affichées de chacun. Bel exemple de réconciliation par la musique qui est un facteur universel de paix.

 

Vous l’avez compris, Sainte Cécile, martyre romaine, est la patronne des musiciens et des chanteurs.

 

Je vous propose d’écouter un extrait des « pêcheurs de perles » de Georges Bizet. Il s’agit du duo du 1er acte entre Nadir et Zurga, dont l’amitié viscérale va être brisée parce qu’ils sont tous deux amoureux de la même femme, Leïla. Pourtant, malgré la fin tragique de l’Opéra, l’amitié comme l’amour l’emporteront. J’ai la chance de posséder la partition d’origine, c’est-à-dire la 1ère version de 1863. J'ai aussi eu la joie de participer à cet opéra cette année, et  je pleure devant tant de beauté.

Dans cet extrait, malgré les imperfections techniques, vous entendrez les voix magnifiques et la diction parfaite de Nicolaï GEDDA (Nadir, ténor) et d’Ernest BLANC (Zurga, baryton).

C’est mon cadeau de sainte Cécile pour vous, il suffit de cliquer:

     Les pêcheurs de perles: acte I duo Nadir Zurga 

 

BONNE FETE DE SAINTE CECILE A TOUTES LES MUSICIENNES ET MUSICIENS, A TOUTES LES CHANTEUSES ET A TOUS LES CHANTEURS ! 

 

 

 

01:28 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

21/11/2007

Je suis comme ça

 

 

J’étais fâché après lui après ce spectacle pour une histoire de cigarette… le tabac est nocif pour la voix et dangereux pour les cordes vocales. J’avais une épreuve de chant et je ne pouvais pas courir le risque d’aller avec eux au repas après le spectacle dans un lieu enfumé. En colère contre leur égoïsme, je les ai revus la semaine dernière, pour un nouveau spectacle.   

Il n’osait pas ma parler, ou n’en avait pas envie. Et pourtant, j’étais à côté de lui dans la mise en scène. J’aime être près de lui…Il a beau être impie, mécréant et tout ce qu’on veut, je me sens bien avec lui. Sans parler, je me sens de la même espèce. Il est homosexuel, même si lui aussi  ne le savait pas il y a encore quelques années, ayant cru construire sa vie autrement.

J’ai une partie de l’explication au fait que je ne me sente pas de la même planète que la plupart de mes contemporains auxquels pourtant je ressemble. Je ne pense pas qu’une personne non homosexuelle puisse nous comprendre, non c’est éventuellement possible intellectuellement, mais pas plus.   

Le soir après le spectacle, je suis donc allé avec les autres au restaurant fumeur (j’attends 2008 mais je crains que la France fasse comme l’Espagne). Je n’avais pas envie de les quitter, lui surtout. Sans même m’en rendre compte, j’étais toujours avec lui, nous avons partagé tant de choses pendant cette soirée, tout comme sur scène, il n’y a pas de mots pour décrire ce qu’on ressent au sein d’une troupe quand on est sur scène. Son compagnon est venu nous rejoindre, car lui aussi est dans le domaine du spectacle et il travaillait tard ce jour-là. 

 

Le reste est au-delà des mots. Il n'est pas nécessaire de nommer ces sentiments, ni même de chercher à en connaître leur nature. Il vaut mieux les vivre, tout simplement! Et dire que je le vois 2 fois seulement dans l’année…Je crois que dans la vie, il ne faut pas se poser continuellement des questions, encore moins vouloir tout intellectualiser (un de mes plus gros défauts depuis l’enfance). Je me sentais bien avec lui, et lui aussi visiblement avec moi. Il faut savoir profiter de ces moments.

   Je lui laisse le mot de la fin : 

 

 

 

« J’aime être avec des gens que j’aime bien »   

 

 

  

 

01:11 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

19/11/2007

Traditori e nemici

 

 

Traditor

 

 

Pas le courage de traduire ces mots italiens tirés d’un opéra italien que j’ai particulièrement aimé jouer… 

Les apparences sont trompeuses et tant d’enfants du Seigneur vont à leur perte, parfois même volontairement, tant les séductions de Satan et de ses démons les abusent (cela sans connotation sexuelle). 

Aujourd’hui les larmes me gagnent parce que j’en connais parmi ceux là. Ils sont tes enfants chéris Seigneur, et ils blasphèment commettent des sacrilèges, et apostasient, auto-proclamant ce qui n’est vrai que pour eux comme une affirmation objective. Tant de haine, tant de mépris et de dérision… 

Je suis choqué, traumatisé, par ce monde qui jouit de faire tout le mal qu’il peut particulièrement dans la volonté de détruire l’Eglise et la foi des plus petits, des faibles, des influençables. 

Oh ! Mon Dieu ! 

Aujourd’hui même dans l’Evangile tu dis : 

« Moi-même, je vous inspirerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront opposer ni résistance ni contradiction » 

Or je voudrais bien, moi, être inspiré afin de trouver les mots et développer les arguments capables de faire revenir mes frères, qui me sont chers, de la perte et du danger éternel où ils se jettent, à l’amour et à la foi. 

Oh ! Mon Dieu ! 

Cette parole du Christ est claire. Mais s’adresse-t-elle aux Apôtres ou aux disciples ? S’adresse-t-elle aux évêques (en tant que successeurs des Apôtres) ou à nous (descendants et successeurs des disciples, ceux qui suivent l’enseignement de Jésus) ? 

Car je suis totalement impuissant, le Seigneur ne m’inspire pas le langage ni la sagesse à opposer à mes adversaires. Je sais intuitivement les choses, mais je suis incapable de les exprimer, de trouver une formulation verbale correcte suffisante pour toucher les cœurs. 

Pourquoi ? Ce n’est pas pour moi, c’est pour le salut des autres, je voudrais tant être utile. Or je suis impuissant. Pourquoi Seigneur ne m’inspires-tu pas pour cela, alors que tu me combles de grâces spirituelles personnelles ? Je ne te reproche rien Seigneur, je ne comprends pas que tu laisses partir aux mains de l’Ennemi nos frères, sans que nous trouvions les mots qu’il faudrait. 

Oh ! Mon Dieu !  

Comment toutes les offenses pourraient-elles être lavées, alors que ceux qui les commettent en éprouvent un plaisir jouissif (encore une fois, ce n’est pas sexuel, vous feriez fausse route), sans aucun remords ni regret. 

Oh ! Mon Dieu ! 

Vas-tu laisser le monde à sa perte ? 

Pitié, mon Dieu, ma pauvre prière, si imparfaite et maladroite, c’est tout ce qui me reste, c’est mon seul espoir pour la conversion des pécheurs dont mon coeur saigne… 

Pitié, Seigneur, pitié…

 

 

medium_pietaXVII
 

 

03:07 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

13/11/2007

France: vers le déclin culturel

 

 

‘k e gae’ nae’ Brussel nie’ gaen…Is dat Jamer, gauw !

Je n’irai pas à Bruxelles, hélas…trop nul. Dieu m’a tout donné, et je suis incapable de m’en servir. J’ai si peur de trouver le mode d’emploi trop tard ou même jamais. Dons que je partage si mal, c’est bien un péché et je me sens coupable. Pourtant aucune de mes prières ne m’a délivré de ce trac destructeur. Faudra-t-il que je consomme autre chose que de l’alcool au club gay belge pour être décoincé ? Oh ! Mon Dieu, pourquoi ?

   

La France va vers son déclin culturel et la droite au pouvoir avec Sarkozy accélèrent les choses. Ce n’est pas la peine, Mr le président de la République, de faire semblant d’aimer l’Opéra en allant vous faire voir à Orange l’été dernier dans le magnifique théâtre antique, lieu extraordinaire, pour la représentation du « Trovatore » de Verdi, avec notre célébrissime et grandissime ténor français Roberto ALAGNA (l’un des rares ténors actuels digne de ce nom), uniquement parce que les caméras de télévision sont là !

  

Non, ce n’était pas la peine de vous montrer pour donner quelque mois après des coups de poignard dans le dos de l’art lyrique français, qui se réduit comme une peau de chagrin depuis plusieurs décennies. A titre d’exemple pour des villes de tailles équivalentes, en Italie on a des théâtres dans chaque ville, en France ce n’est pas forcément le cas. Et quand il y en a, les représentations sont 6 fois plus nombreuses en Italie à situation comparable. Oh ! On n’en parlera pas dans les journaux. Je vous l’avais dit bien avant les élections. Mais les français aiment la démagogie, qu’elle soit de droite ou de gauche. Ils aiment l’ultra libéralisme anglo américain ou le chacun pour soi a remplace la charité chrétienne pour au moins 53% d’entre eux. Le paradoxe est que le public d’Opéra est très majoritairement de droite. La preuve en fut les sifflets rendant presque impossible la libre expression des intermittents du spectacle à Orange, alors qu’ils avaient pourtant maintenu la représentation ! Régimes spéciaux soit ! Sachez qu’on est payé très peu au regard du nombre d’heures travaillées (y compris le travail « à la maison », la recherche, la répétition avec un pianiste à ses frais, etc…), qu’il n’y a aucune majoration les dimanches et jours fériés ! Et que pour beaucoup, nous travaillons le jour de l’an ! J’ai travaillé à la Toussaint et le jour des morts. Je ne me plains de rien. Je remets simplement les choses à leur place.

  

Bref ! Non, Mr le gouverneur (puisque vous gouvernez au lieu de présider), ce n’était vraiment pas la peine de venir à Orange, dont le Directeur est Mr Raymond DUFFAUT, pour annoncer maintenant la suppression des subventions 2008 pour les Opéras d’Avignon (dont le Directeur est précisément Mr DUFFAUT) de Metz et de Tours ! Mr DUFFAUT indique qu’il devra supprimer plusieurs spectacles par an (il ne restera plus grand-chose) si rien en change.

     Restriction budgétaire, répond-on au ministère qui renvoie la balle dans le camp des DRAC.

La culture ne sert à rien, elle ne rapporte rien. Mais moi je pense tout le contraire. Hommage soit rendu au seul candidat sérieux dont le programme prévoyait de rendre la culture toute sa place, Mr François BAYROU. Il est vrai qu’il est professeur de langues anciennes, c’est un érudit éclairé. Mais on veut asservir les masses populaires, on les persuades qu’elles ont toutes les libertés, alors qu’il n’en est rien. Je l’ai déjà écrit : la culture promeut la vraie liberté en connaissance de cause, elle est une allié du libre-arbitre donné par Dieu. Et puis quoi de plus beau que l’art ? Je ne me lasse ni de la musique, ni de la peinture, ni de la sculpture, ni des monuments… Oh ! Il peut bien rendre les musées gratuits, c’est pas ça qui va élever le peuple. Il ne faut surtout pas élever le peuple. Un peuple qui pense est un peuple dangereux. Je suis hermétique à l’environnement en général, dans le sens où ça n’influence en rien ma liberté de conscience. Mais c’est incroyable à quel point tant de gens sont formatés…je suis une sorte de dernier mohican…les artistes ont toujours été un rempart de la civilisation, ne l’oublions pas. Petit nombre, mais actifs !

ça pourrait devenir ça.....

  

Vous allez dire que je me répète, mais quand on a des hommes politiques qui n’entrent au musée que pour couper le ruban, que voulez-vous que je vous dise ? Quand on a une République révolutionnaire qui a martyrisé ses plus grands érudits à commencer par le roi Louis XVI, mais aussi des scientifiques, dont le savoir est définitivement perdu, des poètes, et des artistes du théâtre et de l’Opéra comme Marie-Antoinette, il n’y a rien à espérer ! Les souverains étaient les protecteurs de l’art, car l’art vient de Dieu dont il exprime l’infinie beauté. La république de Sarkozy détruit les arts vivants. Et ce n’est qu’un début. A part le tape à l’œil de Bastille, on va vers la désertification de la France.

François BAYROU, un ami de la culture

 

Vive la France libre !

 

Vive l’Art !

 

Vive le roi !

  

Nous ne sommes pas loin de la Toussaint, avec les catholiques qui les honorent, prions les saints :

 

Notre-Dame, patronne principale de la France, priez pour la France !

 

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, patronne secondaire de la France, priez pour la France !

 

Saint Michel Archange, priez pour la France !

 

Saint Louis, roi de France, priez pour la France et pour votre fils Louis XX, né 760 ans jour pour jour après vous !

Louis XX de Bourbon

 

 

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11/11/2007

ça n'arrive qu'à moi!

 

 

 

Pas assez de temps pour écrire tous les jours, donc plusieurs thèmes résumés dans un même article, sans lien entre eux.

  

1)       Je suis vraiment nul, nul, nul. Le Seigneur me donne tout, et je suis un incapable, dans TOUS les domaines de ma pauvre vie. Je n’ai plus aucun désir. Est-ce que je déprime ? Je suis tellement sensible que je suis parfois capable de monter très haut comme de descendre très bas. Je suis trop passionné pour que quelqu’un puisse me « suivre », quelqu’un qui « résonne ». Pas envie de parler, de communiquer, je ne supporte pas le bruit, même celui des conversations. Pas envie de voir des gens. Quant aux moralisateurs et autres donneurs de leçons qui se disent « c’est bien fait pour lui, il n’a que ce qu’il mérite », je les renvoie à leur propre conscience. Entre la haine et l’amour, il n’existe pour moi qu’un seul choix, celui de l’amour. Le Seigneur se tait. Oui, c’est tellement facile de haïr que je me suis fait agresser verbalement ce soir dans le train, et menacer physiquement sous les yeux indifférents d’autres voyageurs. Il a fallu que je brandisse la menace de la plainte pour arrêter l’agression…c’est cela aussi, un monde non chrétien.

 

2)       Hier 9 novembre, c’était l’anniversaire du décès du général de Gaulle, l’homme de la France libre, le fondateur de la 5ème République et à mon sens, le dernier chef d’Etat français digne de ce nom (mieux vaut que je ne parle pas de l’actuel, puisqu’il n’y en a plus, dans la mesure où il gouverne, il ne préside donc plus). On le sait moins, Charles de Gaulle avait envisagé le retour possible en douceur d’un régime monarchique, la 5ème République étant taillée sur mesure pour une telle éventualité, avant d’être défigurée par des réformes successives dont certaines sont actuellement en cours. Le Comte de Paris était persuadé qu’il deviendrait roi. Le Comte de Paris est un Orléans, descendant des régicides et acoquiné avec les bourgeois franc maçons et autres ennemis de l’Eglise. Mais j’avoue avoir été séduit par son discours. A tout prendre, en attendant le retour de mon cher Louis XX actuellement en exil, je préfère encore l’actuel comte de Paris, le prince Jean, même s’il est très moche, que qui je ne veux pas nommer.

 Le général de Gaulle

Monsieur feu le Comte de Paris

 

3)       Ce soir, dans nos flandres maritimes, c’était « la Saint Martin ». Toutes les communes organisent ce défilé des enfants avec Saint Martin et la musique. Grâce à leur lanternes sculptées dans des betteraves, ils vont retrouver l’âne de Saint Martin dans les dunes. En récompenses, saint Martin leur distribue les fameux et délicieux « voolaeren ». A l’église de ce nom, c’était aussi la fête de la solidarité : qu’allons-nous partager ?

dunkerque

 Saint Martin débonnaire

cappelle la grd

l'âne retrouvé

bergues

une bonne provision de voolaeren!

 

4)       L’autre soir, après le plaisant et assez insolite concert, il y avait un non moins plaisant buffet. Et comme je suis toujours aussi bavard, j’ai dû courir pour prendre mon train. Même pas le temps de passer aux toilettes. Je me disais « j’irai dans le train ». Une fois le train parti (avec moi !), c’est bien ma veine : toilettes fermées, l’angoisse ! Je vais voir la contrôleuse, et là, grâce à Dieu, j’ai rencontré un ange ! « Vous en faîtes pas, Monsieur, à la prochaine gare, il y a 4 minutes d’arrêt ». Et la voilà me conduisant comme un enfant jusqu’aux toilettes du personnel, cadenassés et tout, je me suis dépêché, mais j’ai quand même un peu retardé le train, le chauffeur se demandait ce qui se passait ! Mais bon, c’est pas ma faute si l’unique toilette du train n’était pas utilisable. J’ai pu faire pipi, ouf !

 

 

01:33 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

06/11/2007

Mais où donc était passé Benoît?

 

 

 

 

Personne jamais ne me possèdera ni ne me contraindra.

   

J’en ai marre des moralisateurs et donneurs de leçons de tout poil qui croient détenir la vérité jusque sur mon blogue. Chacun est libre de créer son propre blogue pour y mettre ce qu’il veut, mais n’a et n’aura jamais aucune autorité sur mon blogue. Je sais reconnaître les amis des ennemis. « Quiconque n’est pas avec moi est contre moi ». Rien, d’autre à dire, sinon je vais devenir très malpoli, et je n’en ai pas forcément envie.

 

Et tant pis pour l’homophobie intériorisée, tellement présente et moralisatrice chez les cathogays que ça m’en briserait le cœur pour eux. L’homophobie est donc bien une maladie incurable, quelque soit la façon dont on l’habille, ce que je sais désormais débusquer.

    

Mais où donc était passé Benoît samedi dernier, entre sa répétition et son domicile ? Entre le départ du lieu de répétition à 22h30 et son arrivée au domicile, éventuellement sous les yeux ébahis du voisinage vers 8h30 le dimanche matin ?

  

Hors du temps, avec « les siens », qu’on le veuille ou non. Je ne pourrais pas tout dire car ce serait trop long.

 

Disons que j’ai fait un … détour par la Belgique…

 

 

La porte s’ouvre « tu laisses ta timidité à la porte, c’est un bar à p… ici ! » Un bar gay, en effet, d’un genre très spécial, et surtout très « select ». L’endroit est beau, le design me plaît, c’est sans rapport avec la plupart des bars gays plus hideux les uns que les autres. Les barmans sont d’une genre très spécial…accueilli par ces garçons en tenue très légère, dont l’unique but est de gagner leur vie en vendant du sexe, pour le plus grand plaisir des clients. Que faisais-je là ? Dans quelle mesure est-ce que ça entre éventuellement avec « le plan divin » ?

 

De l’humanité, rien à voir avec les bosquets (que je ne fréquente pas, rassurez-vous) ni avec le bois de Boulogne (de Lille ou Paris, vous avez le choix, de toute façon, je ne fréquente aucun des deux). Surprenant même ! Un garçon allait rentrer chez lui, il reste pour moi…je suis son « genre » plus que celui du garçon qui m’a ouvert la porte. C’est un club très privé, il y a très peu de monde et c’est vraiment intimiste (rien à voir avec « fuse la démence » à Bruxelles où 1500 homos dansent certains soir ! mais je n’y suis jamais allé non plus !). Au contraire, je suis au bar, avec 2 garçons qui me font la conversation, et c’était extrêmement intéressant.

Nous avons discuté pendant 7 heures (la durée d’une nuit de sommeil), de sujets plus passionnants les uns que les autres. Pas d’accord sur tout, notamment sur la conception même de la sexualité (comme quoi je peux n’être pas d’accord sans être homophobe, même intériorisé). Les discussions sont ouvertes, et, c’est bizarre, dans cet endroit dont l’unique raison d’être est le sexe en vente comme une marchandise, en même temps c’est assurément bien mieux que dans l’importe quel lieu de drague. Ces types ont un quotient intellectuel très supérieur à la moyenne, une culture volumineuse, et par-dessus le marché, ils savent me mettre parfaitement à l’aise, comme si nous étions familiers. Je me sens bien avec eux. Visite guidée des lieux (sur le ton de la plaisanterie) : les chambres sont belles, propres, et il y a « tout ce qu’il faut » pour l’hygiène et les précautions.

 

 

 

Oh ! d’habitude on ne parle pas de ces choses là, mais moi j’en parle ! C’est mon blogue, point !

 

Si la « bouteille de champagne » avait été moins chère, aurais-je succombé ? Ca fait drôle de se sentir désiré et de savoir que l’autre sait que vous le désirez aussi, uniquement pour la plaisir. Tout le monde ne peut pas comprendre, ce serait trop long.

Après avoir vacillé, je suis parti alors qu’il commençait à faire jour…En route, j’ai aperçu la silhouette de mon abbaye préférée dans le brouillard…

       

 

23:45 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook |

03/11/2007

Homophobie: maladie incurable?

 

    

Le seul commentaire laissé sur l’article est particulièrement affligeant : je vous laisse le lire.

  

Un tout petit exemple parmi tant d’autres, où la haine se dispute la 1ère place avec la bêtise, la peur, l’incompréhension ou la méchanceté (j’en oublie certainement).

  

On reconnaît l’arbre à ces fruits et à partir du moment où on considère comme une chose, Dieu n’est pas présent, quand bien même ces pharisiens là, qui se croient propres, iraient à la messe tous les dimanches.

  

Ne nous y méprenons pas : ceux qui n’aiment pas les homosexuels préféreraient que nous n’existions pas et, à la limite, ne seraient pas dérangés que nous mourrions. Après tout, pensent ces personnes bien intentionnée, nous l’avons bien mérité.

 

Combien de fois n’entendons-nous pas ce type de discours au sujet du SIDA : c’est de la faute des homosexuels qui, c’est bien connu, ont tous des mœurs débridées, multiplient par plaisir les rencontres et ne pensent qu’au sexe. C’est vrai, les hétérosexuels, lorsqu’ils font l’amour, accomplissent d’abord leur devoir, et, c’est bien connu, ils ne recherchent absolument pas du plaisir !!! Où donc est l’amour ?

  

Il ne viendrait pas à l’idée d’un homophobe qu’un amour vrai puisse exister entre deux personnes de même sexe. Et bien moi je dis que cet amour là peut être au moins aussi fort dans tous les sens du terme, y compris dans sa dimension sexuelle, qu’un amour hétérosexuel bien propre sur lui.

 

Le pape Benoît XVI parle d’un amour faible, moi d’amour fort ! Mais il est vrai qu’il y a plusieurs générations de différence entre cet homme et moi.

  

Cependant, il est inutile de discuter avec les cœurs de pierre. L’homophobie peut-elle se soigner ? Oui, seulement si la personne qui en est atteinte veut en guérir.

 

Or pour cela, en dehors de Lourdes, je ne connais qu’un seul remède : considérer l’autre, qu’il soit juif, musulman, protestant, arabe, étranger, homosexuel, non pas comme un concept, comme une chose, comme un ennemi à abattre, mais d’abord comme un frère à aimer. Il n’y a pas d’alternative.

Alors comme me le disait notre ami Sébastien, bien connu pour sa franchise et son style très direct : « de toute façon, les homophobes resteront homophobes, donc on s’en f…. »

Et comme dirait mon père « Ce n’est pas la peine de prêcher là où il n’y a pas de croyance ».

  

Parfois je me pose d’autres questions. Par exemple, que puis-je écrire sur mon blogue ? La liberté d’expression existe-t-elle vraiment ? Si je dis que je suis allé à la messe au mont des Cats, et que j’y ai même passé une retraite, les moines peuvent-ils être inquiétés par le grand Inquisiteur ? Recevront-ils des consignes pour « filtrer » les retraitants ? Si le Père Abbé ou un moine lit mon blogue, est-ce que j’encours un risque ? Quelle sera leur attitude ? Pourtant, c’est ma vie, dois-je me cacher ? Notre ami catholorenzo préconise en général au contraire la « déplacardisation ». 

 

Quand j’écris que je vais à la messe chez les dominicains, est-ce que je « salis » le couvent ? Ai-je le droit d’exister, d’être ce que je suis ? Suis-je un chrétien de seconde zone ?

 

Quand j’écris que je communie en paroisse, à supposer que des paroissiens me reconnaissent, vais-je être interdit de communier ?

 Quand je dis que je suis chantre, on pourrait me jeter dehors :il faut des aubes bien blanches.

Tant de haine et de discrimination que ça finit par me laisser indifférent…

 

Je précise que je ne mets pas du tout en cause les lieux que je viens de citer, car j’y ai souvent reçu un accueil authentiquement chrétien, parfois même au-delà de mes espérances : on reconnaît l’arbre à ses fruits.

  

Si demain, je vais à la messe main dans la main avec l’homme de ma vie (si tant est qu’il existe, mais c’est une autre affaire), je ne pourrais plus être chantre, ni exercer aucune autre responsabilité dans l’Eglise. On me dirait que c’est de la provocation. Mais si je reste bien caché, jusqu’à avoir honte de celui que j’aimerais, là on me « tolèrerait », on me dirait que je suis raisonnable. L’Eglise encourage l’hypocrisie…Je souhaite que ce siècle casse cela et permettent aux homosexuels dont je suis, d’être ce que nous sommes, simplement, dans l’indifférence…

 

Hier encore un jeune chanteur me confiait que sur son lieu de travail (dans un bureau), il ne pouvait absolument pas dire qu’il était homosexuel, car il compte beaucoup de collègues qui bouffent de l’homo comme certains bouffent du curé. Il a été obligé de dire qu’il était marié à une femme pour l’alliance qui est signe de son pacs avec son compagnon masculin. Je trouve ça triste et injuste. L’Eglise devrait être la 1ère à nous aider pour faire disparaître toute trace de discrimination. Or elle  sera la dernière à la faire, si elle le fait un jour.

  

Ca me donne envie de devenir un « consommateur » d’Eglise. Puisqu’elle ne veut pas de nous, pourquoi serais-je assez idiot pour continuer à contribuer à la beauté de la liturgie et au climat de prière ? A moins que l’appel du Seigneur dépasse les ornières de l’Eglise.

 

Je ne donne déjà plus au denier de l’Eglise, même si ça me déchire le cœur. Mais je ne vais tout de même pas donner de l’argent qui sera utilisé pour nous détruire, car n’oublions ^pas que le l’Eglise propage l’homophobie, et qu’elle est directement ou indirectement responsable des attitudes agressives et des mentalités qui vont parfois jusqu’au suicide et au meurtre.

Je n’ai pas encore parlé de l’homophobie intériorisée, tellement présente chez les homosexuels chrétiens. L’ambiance actuelle dans les séminaires ne doit pas être jolie jolie…j’ai quelques témoignages sur ce qui s’y est passé autrefois…ceux qui ont eu l’honnêteté de partir servir ailleurs sont bien dans leur peau d’homosexuels chrétiens. Mais les autres…

L’homophobie déguisée consiste elle, à se persuader d’être appelé au célibat consacré parce qu’on est homosexuel.

  

Certains trouveront que j’ai la dent dure…être confronté quotidiennement à l’homophobie oblige à avoir du caractère, pour survivre, et vivre, tout simplement.

  

Pour finir, je signale que j’ai mis 3 nouveaux liens ci-contre :

                  -          le nouveau site des dominicains, enfin restauré, pour notre plus grande joie                  -          le nouveau site de Sébastien, ami fidèle qui m’aide beaucoup lors de nos dialogues personels, car il a l’art de remettre les choses et les gens à leur juste place !

          -          le site de la Communauté du Christ libérateur (à leur demande) pour le soutien aux chrétiens homosexuels de Belgique.

  

N’hésitez pas à les consulter !

N’hésitez pas non plus à donner votre avis sur la question titre de l’article d’aujourd’hui ! 

 

 

01:12 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

01/11/2007

"Votre récompense sera grande dans les cieux!"

 

 

 

 

Je ne suis pas un prédicateur…en fait je n’avais pas envie d’écrire un article sur la Toussaint. Mais c’est pour l’Eglise une solennité !

 L’Evangile de ce jour est écrit en permanence sur le côté de mon blogue. J’ai parfois moi-même tendance à un peu trop oublier ces paroles pourtant fondatrices du christianisme lui-même, porteuses de la pensée même du Christ. 

 

Ce que Jésus nous dit est très clair. Mais que veut-il nous faire comprendre ? Je pense que la réponse n’est pas forcément la même pour tous ! 

 

Ah là là ! que les hommes sont remplis de paradoxes, et comme Dieu est patient !Nous voudrions toujours qu’il se manifeste, qu’il nous donne des signes, des preuves… Et puis quoi encore ? On n’est pas au cirque et Dieu n’est pas un magicien ! Certains de nos contemporains, hélas, se détournent d’un Dieu qu’il trouve trop silencieux ou absent, préférant consulter des cartomanciennes, faire appel à la divination, bref créer des liens, dont ils mesurent rarement les conséquences, avec les entités occultes particulièrement peu recommandables.  

Et d’un autre côté, il nous arrive de reprocher à Dieu tel ou tel événement dont nous le rendons responsable. 

 

Quand comprendrons-nous la perfection de son amour ? Oh ! Ce n’est pas vraiment à la portée de notre médiocrité humaine calculatrice obsédée par le pouvoir, l’avoir et la rentabilité, qui atteint entre autres son paroxysme dans notre occident vidé de sens, mais rempli de matérialisme avec la jouissance de la possession égoïste où l’estime de soi se confond trop souvent avec le montant du compte en banque, la taille de la maison, ou la puissance de l’automobile (je hais les 4*4 !!!!). Combien de couples divorcent simplement parce que l’un des deux est au chômage ?  

Mais Jésus vient aujourd’hui plus que jamais bouleverser notre échelle humaine de valeurs quelque peu faussée !

 

Il va même jusqu’à l’inverser ! Qui en effet peut raisonnablement accepter que pleurer rende heureux ? Qui peut être d’accord pour dire que la persécution c’est le bonheur ? 

 

Or, nous ne voyons pas plus loin que le bout de notre nez ! Qu’est ce que notre vie terrestre comparée à la vie éternelle que veut nous offrir notre Père et que Jésus vient nous faire connaître ? Quelles sont les valeurs vraiment importantes ? Tout simplement celles des béatitudes : la douceur, la compassion, la justice, la paix, l’appartenance au Christ ! Jésus nous rappelle inlassablement que son Père, notre Père, ne veut que nous offrir le vrai bonheur !  

Demandons lui de savoir l’accueillir !

    « Votre récompense sera grande dans les Cieux »   

Est-il plus important d’être récompensé ici bas ou pour l’éternité ? Je vous laisse répondre…

 

Mais dans cette phrase, Jésus veut nous dire plus encore. Cet après-midi, j’en discutais avec l’un d’entre vous. Je suis myope, je ne vois donc nettement qu’à une trentaine de centimètres. Un jour un ami, et pas n’importe quel ami, le seul avec qui existait un amour réciproque, m’a fait comprendre que ma myopie avait une explication spirituelle. En fait, sans lunettes (par exemple sur scène, vous imaginez !!!) je suis « dans le brouillard ». Je dois donc faire confiance à mes autres sens ou aux personnes qui me guident : par exemple le metteur en scène ou les autres participants. Or faire confiance, c’est ça, tout simplement ! Je m’explique : si on sait par avance ce qui va se passer, c’est facile de faire confiance, mais ce n’est pas suffisant. La vraie confiance est aveugle ! Ceux qui sont dans la nuit de la foi connaissent cela ! Ils sont en fait bien plus « croyants » que ceux pour qui la foi va de soi. Or foi et confiance ont la même racine étymologique.

 

La vraie confiance a un nom : l’abandon ! Réfléchissons donc à notre relation à Dieu, à Jésus, et à nos frères, à la lumière de cette conception là.

 

Acceptons d’avancer dans la nuit, car avec le Seigneur, même la nuit n’est pas ténèbres.  

 

 Bonne fête de Toussaint à tous ! 

 

 

00:16 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

29/10/2007

Seigneur, fais que je t'entende!

 

Peu de temps pour écrire entre déplacements, travail indispensable à faire. Bref, ça se bouscule et je vais essayer d’étaler un peu ce que j’ai envie d’écrire.  Même pas la possibilité de faire une retraite en ce moment, car  j’ai des obligations…Alors ce matin, à défaut de retraite complète, je suis tout de même allé à la messe à l’abbaye du Mont des Cats. En ce début de vacances scolaires, l’abbaye est pleine à craquer, tous âges confondus. Belle liturgie qui nous fait entrer en prière, d’autant mieux que la messe dominicale intègre l’office du milieu du jour : les psaumes 119, 120 et 121. 

Après la messe, comme bien souvent, je reste en silence quelques minutes pour prier. Beaucoup de monde aujourd’hui et les bruits résonnent…un peu trop à mon goût : on n’est pas dans un hall de gare ni au marché !

Le calme revenu, il reste une religieuse et quelques personnes. Je dis au Seigneur que je ne demande rien, que je fais silence pour Lui, car je ne l’entends pas en ce moment.

Soudain :

« Veux-tu que je t’aime ? »

Je ne m’attendais pas à cela ! Dans ma vie si compliquée, une question tellement déconcertante et si simple !

« Oui, Seigneur, je veux que tu m’aimes »

Pour être bien sûr, j’ai entendu une 2ème fois la même question 

« Veux-tu que je t’aime ? »

« Oui Seigneur, je veux que tu m’aimes »

Déjà l’émotion m’avait gagné et je pleurais car je ressentais à quel point (et encore, je suis très loin de ressentir correctement) le Seigneur voulait m’aimer. J’étais bouleversé, bouleversé !!!  

Une 3ème fois encore même question, même réponse.

Que dire de plus ? Tout est dit, au moins pour aujourd’hui.

Jésus ne m’envoie pas je ne sais où. Il ne me demande pas d’accomplir je ne sais quoi. Non, il me demande seulement de me laisser aimer par Lui…Et Il me demande « si je le veux bien »

Voilà notre Dieu…

 

eglise1
 

00:45 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

15/10/2007

Marie-Antoinette

 

Messe anniversaire à la mémoire deMarie-AntoinetteReine de France et de Navarre (1755-1793)Mardi 16 octobre 2007 à midiBasilique de Saint-DenisCélébrée par Monsieur l'Abbé Christian-Philippe Chanut du diocèse d'Evry  

 

 

Le 16 octobre 1793, la Reine Marie-Antoinette était guillotinée. Quel crime avait-elle commis ? En ce sinistre jour qui fit tomber encore un peu plus les ténèbres sur le pays qui avait été la fille aînée de l’Eglise, ce n’est pas seulement la reine de France qu’on a tué. Ce n’est pas seulement une femme, une veuve, une mère qu’on a assassinée. C’est plus encore. En effet, Marie-Antoinette, tout comme sont époux le bon roi Louis XVI, est loin d’être  une personne ressemblant aux caricatures de plus de 2 siècles de propagande républicaine.

 

 

C’est une femme de cœur, cultivée. Elle était actrice de théâtre. Elle aimait entre toutes choses jouer elle-même la comédie dans son théâtre du petit Trianon à Versailles. Elle aimait les arts et la musique. Dans ce temps là, nous avions des chefs d’Etat intelligents, loin de certain nabot agité à talonnettes qui gouverne au lieu de présider, dont la nullité culturelle est affligeante à ce niveau là.Marie-Antoinette était chanteuse d’Opéra. Elle aimait particulièrement Glück, où elle pouvait exceller dans sa langue maternelle.

Oui, cette femme était un symbole. Le symbole de la culture des arts, du raffinement, de tout ce qu’il y a de positif et qui élève l’homme dans une civilisation.

 Ce triste jour, on a guillotiné la CULTURE, l’ART, et une partie de notre propre civilisation. On a guillotiné Marie-Antoinette également parce qu’elle était catholique. A ce sujet, la date du 16 octobre n'était pas un hasard. Allez voir ce qui s'est passé à Paray-le-Monial, un certain 16 octobre bien antérieur, lisez ce qui s'y est passé, et dont sainte Marguerite-Marie Alacoque fut le témoin. J’ai visité il y a peu la conciergerie à Paris. 2780 personnes y ont pris le chemin de l’échafaud. Parmi eux, des gens de toutes conditions (et dire qu’on y lit encore entre autres « sœur du tyran », c’est inadmissible), des savants, des médecins, des poètes (André Chenier…). Ils sont morts sans avoir pu transmettre leur savoir. Des connaissances et des compétences ont été définitivement perdues.Malheureusement, les français sont conditionnées par 2 siècles de Révolution et leur esprit a été formaté pour rejeter ce qui seul pouvait faire que la France soit elle-même.   Ce que j’écris peut surprendre. Mais le chanteur que je suis et l’homme de culture qui donne la vraie liberté par l’ouverture d’’esprit et non par la violence ne peut pas renier ce qu’il est.   Je vous invite à lire le testament de Marie-Antoinette, comme celui de Louis XVI que j’avais publié le 21 janvier.   

C'est à vous ma sœur, que j'écris pour la dernière fois. Je viens d'être condamnée, non pas à une mort honteuse, elle ne l'est que pour les criminels, mais à aller rejoindre votre frère. Comme lui innocente, j'espère montrer la même fermeté que lui dans ses derniers moments. Je suis calme comme on l'est quand la conscience ne reproche rien. J'ai un profond regret d'abandonner mes pauvres enfants ; vous savez que je n'existais que pour eux et vous, ma bonne et tendre sœur. Vous qui avez par votre amitié tout sacrifié pour être avec nous, dans quelle position je vous laisse !

 

J'ai appris, par le plaidoyer même du procès, que ma fille était séparée de vous. Hélas ! La pauvre enfant, je n'ose pas lui écrire, elle ne recevrait pas ma lettre. Je ne sais même pas si celle-ci vous parviendra. Recevez pour eux deux ici ma bénédiction. J'espère qu'un jour, lorsqu'ils seront plus grands, ils pourront se réunir avec vous, et jouir en entier de vos tendres soins. Qu'ils pensent tous deux à ce que je n'ai cessé de leur inspirer, que les principes et l'exécution exacte de ses devoirs sont la première base de la vie, que leur amitié et leur confiance mutuelle, en feront le bonheur.

 

Que ma fille sente qu'à l'âge qu'elle a, elle doit toujours aider son frère par les conseils que l'expérience qu'elle aura de plus que lui et son amitié pourront lui inspirer ; que mon fils, à son tour, rende à sa sœur tous les soins, les services, que l'amitié peut inspirer ; qu'ils sentent enfin tous deux que, dans quelque position où ils pourront se trouver, ils ne seront vraiment heureux que par leur union. Qu'ils prennent exemple de nous. Combien, dans nos malheurs, notre amitié nous a donné de consolations, et, dans le bonheur, on jouit doublement quand on peut le partager avec un ami ; et où en trouver de plus tendre, de plus cher que dans sa propre famille ?

 

Que mon fils n'oublie jamais les derniers mots de son père, que je lui répète expressément : qu'il ne cherche jamais à venger notre mort ! J'ai à vous parler d'une chose bien pénible en mon cœur. Je sais combien cet enfant doit vous avoir fait de la peine ; pardonnez-lui, ma chère sœur ; pensez à l'âge qu'il a, et combien il est facile de faire dire à un enfant ce qu'on veut, et même ce qu'il ne comprend pas. Un jour viendra, j'espère, où il ne sentira que mieux tout le prix de vos bontés et de votre tendresse pour tous deux. Il me reste à vous confier encore quelques pensées. J'aurai voulu les écrire dès le commencement du procès ; mais, outre qu'on ne me laissait pas écrire, la marche en a été si rapide que je n'en aurais réellement pas eu le temps.

 

Je meurs dans la religion catholique, apostolique et romaine, dans celle de mes pères, dans celle où j'ai été élevée, et que j'ai toujours professée. N'ayant aucune consolation spirituelle à attendre, ne sachant pas si il existe encore ici des prêtres de cette religion, et même le lieu où je suis les exposerait trop s'il y entrait une fois, je demande sincèrement pardon à Dieu de toutes les fautes que j'ai pu commettre depuis que j'existe.J'espère que dans sa bonté Il voudra bien recevoir mes derniers vœux, ainsi que ceux que je fais depuis longtemps pour qu'Il veuille bien recevoir mon âme dans sa miséricorde et sa bonté. Je demande pardon à tous ceux que je connais, et à vous, ma sœur, en particulier, de toutes les peines que, sans le vouloir, j'aurai pu vous causer. Je pardonne à tous mes ennemis le mal qu'ils m'ont fait. Je dis ici adieu à mes tantes et à tous mes frères et sœurs. J'avais des amis ; l'idée d'en être séparée pour jamais et leurs peines sont un des plus grands regrets que j'emporte en mourant ; qu'ils sachent, du moins, que jusqu'à mon dernier moment, j'ai pensé à eux.

 

Adieu ma bonne et tendre sœur ; puisse cette lettre vous arriver ! Pensez toujours à moi : je vous embrasse de tout mon cœur, ainsi que ces pauvres et chers enfants. Mon Dieu ! Qu'il est déchirant de les quitter pour toujours. Adieu, adieu ! Je ne vais plus m'occuper que de mes devoirs spirituels. Comme je ne suis pas libre dans mes actions, on m'amènera peut-être un prêtre ; mais je proteste ici que je ne lui dirai pas un mot, et que je le traiterai comme un être absolument étranger. C'est à vous ma sœur, que j'écris pour la dernière fois. Je viens d'être condamnée, non pas à une mort honteuse, elle ne l'est que pour les criminels, mais à aller rejoindre votre frère. Comme lui innocente, j'espère montrer la même fermeté que lui dans ses derniers moments. Je suis calme comme on l'est quand la conscience ne reproche rien. J'ai un profond regret d'abandonner mes pauvres enfants ; vous savez que je n'existais que pour eux et vous, ma bonne et tendre sœur. Vous qui avez par votre amitié tout sacrifié pour être avec nous, dans quelle position je vous laisse ! J'ai appris, par le plaidoyer même du procès, que ma fille était séparée de vous.

 

Hélas ! La pauvre enfant, je n'ose pas lui écrire, elle ne recevrait pas ma lettre. Je ne sais même pas si celle-ci vous parviendra. Recevez pour eux deux ici ma bénédiction. J'espère qu'un jour, lorsqu'ils seront plus grands, ils pourront se réunir avec vous, et jouir en entier de vos tendres soins. Qu'ils pensent tous deux à ce que je n'ai cessé de leur inspirer, que les principes et l'exécution exacte de ses devoirs sont la première base de la vie, que leur amitié et leur confiance mutuelle, en feront le bonheur. Que ma fille sente qu'à l'âge qu'elle a, elle doit toujours aider son frère par les conseils que l'expérience qu'elle aura de plus que lui et son amitié pourront lui inspirer ; que mon fils, à son tour, rende à sa sœur tous les soins, les services, que l'amitié peut inspirer ; qu'ils sentent enfin tous deux que, dans quelque position où ils pourront se trouver, ils ne seront vraiment heureux que par leur union. Qu'ils prennent exemple de nous. Combien, dans nos malheurs, notre amitié nous a donné de consolations, et, dans le bonheur, on jouit doublement quand on peut le partager avec un ami ; et où en trouver de plus tendre, de plus cher que dans sa propre famille ? Que mon fils n'oublie jamais les derniers mots de son père, que je lui répète expressément : qu'il ne cherche jamais à venger notre mort !

 

J'ai à vous parler d'une chose bien pénible en mon cœur. Je sais combien cet enfant doit vous avoir fait de la peine ; pardonnez-lui, ma chère sœur ; pensez à l'âge qu'il a, et combien il est facile de faire dire à un enfant ce qu'on veut, et même ce qu'il ne comprend pas. Un jour viendra, j'espère, où il ne sentira que mieux tout le prix de vos bontés et de votre tendresse pour tous deux. Il me reste à vous confier encore quelques pensées. J'aurai voulu les écrire dès le commencement du procès ; mais, outre qu'on ne me laissait pas écrire, la marche en a été si rapide que je n'en aurais réellement pas eu le temps.

 

Je meurs dans la religion catholique, apostolique et romaine, dans celle de mes pères, dans celle où j'ai été élevée, et que j'ai toujours professée. N'ayant aucune consolation spirituelle à attendre, ne sachant pas si il existe encore ici des prêtres de cette religion, et même le lieu où je suis les exposerait trop s'il y entrait une fois, je demande sincèrement pardon à Dieu de toutes les fautes que j'ai pu commettre depuis que j'existe. J'espère que dans sa bonté Il voudra bien recevoir mes derniers vœux, ainsi que ceux que je fais depuis longtemps pour qu'Il veuille bien recevoir mon âme dans sa miséricorde et sa bonté. Je demande pardon à tous ceux que je connais, et à vous, ma sœur, en particulier, de toutes les peines que, sans le vouloir, j'aurai pu vous causer. Je pardonne à tous mes ennemis le mal qu'ils m'ont fait. Je dis ici adieu à mes tantes et à tous mes frères et sœurs. J'avais des amis ; l'idée d'en être séparée pour jamais et leurs peines sont un des plus grands regrets que j'emporte en mourant ; qu'ils sachent, du moins, que jusqu'à mon dernier moment, j'ai pensé à eux. Adieu ma bonne et tendre sœur ; puisse cette lettre vous arriver ! Pensez toujours à moi : je vous embrasse de tout mon cœur, ainsi que ces pauvres et chers enfants. Mon Dieu ! Qu'il est déchirant de les quitter pour toujours. Adieu, adieu ! Je ne vais plus m'occuper que de mes devoirs spirituels. Comme je ne suis pas libre dans mes actions, on m'amènera peut-être un prêtre ; mais je proteste ici que je ne lui dirai pas un mot, et que je le traiterai comme un être absolument étranger.

                                                                                                      REQUIESCANT IN PACE

 

 

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23:21 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (14) |  Facebook |

traditori

même ceux pour qui j'ai tant d'estime enfoncent les clous dans mes faiblesses...

Est-ce que c'est cela les êtres humains, auxquels je me sens si étranger.

"Vous n'êtes pas de ce monde"

Mais à ce point là?

 

Sainte Thérèse d'Avila, que l'Eglise fête aujourd'hui, comptait les clous de ses compagnes pour passer le temps tellement elle s'ennuyait, arrivé là en partie par orgueil...jusqu'au jour où...elle est devenue la réformatrice du Carmel, et docteur de l'Eglise.

 

 

 

Et dire que parce que certains culs bénis trop zélés confondent encore Vatican II et mai 68, il n'y pas de place pour la simple application des réformes du dernier Concile, comme cette aube de chantre pour laquelle même l'évêque est capable d'aller à l'encontre des normes liturgiques actuellement en vigueur dans l'Eglise catholique...

 

A ceux de bonne comme de mauvaise foi, je recommande encore et toujours la lecture des 2 documents incontournables en la matière:

SACROSANCTUM CONCILIUM

- PRESENTATION GENERALE DU MISSEL ROMAIN

(curieusement, ce 2ème texte a disparu du site officiel de l'Eglise de France...mais je l'ai retrouvé sur un autre site et il est disponible en librairie et....sur l'autel! puisque c'est au début du missel! Allez voir et lisez, si vous ne connaissez pas...)

 

01:31 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

10/10/2007

Pas le temps d'écrire

 

Très peu chez moi pendant une bonne partie du mois d’octobre en raison d’une production classique, et n’ayant pas d’ordinateur portable, je n’ai pas eu le temps d’écrire. Demain matin, je me lève trop tôt pour prendre le train (je devrais dire les trains, car il y en a plusieurs).

Même pas le temps de parler de Saint François d’Assises, ni de Notre-Dame du Rosaire…  

 

 

  

 

 

 

 

 

Je prends le temps de vous remercier pour vos récents commentaires, tous très différents, mais qui m’ont véritablement touché.    La semaine dernière, dans le 1er train, un prêtre africain desservant la paroisse où je chante. Petit salut (mais bon, s’il savait…). Dans le train suivant, qui vois-je monter dans le même wagon (ici on prononce « ouagon ») ? Notre évêque, Mgr DEFOIS…Pas même un regard, il ne me reconnaît pas. La foule l’ignore, malgré son col romain, mais il est peu apparent. Dans le train, l’espace d’un instant, je me sens excommunié, exclu. Souvenez-vous de sa réponse que j’avais publiée au sujet de l’instruction vaticane sur la discrimination vocationnelle à l’égard des personnes homosexuelles. Qu’avons-nous en commun, nous autres gays, avec des apparatchiks qui ont de l’amour plein la bouche, mais qui passent leur temps à exclure ?      

 

Bref ! (comme dirait un de mes fidèles et attachant lecteur qui se reconnaîtra). Que cette ville est belle ! Je n’ai pas assez d’yeux pour tout voir ! Les répétitions se passent bien, nouvelles connaissances. Mais suis-je fait pour communiquer verbalement ?Je me sens seul, je ne trouve jamais les mots qu’il faut, et finalement, je suis toujours un peu seul dans la cour de récréation. Ce moment où la sensation de solitude a un pic, ce frémissement tel qu’on entre presque dans un état second. Il me faut marcher beaucoup le soir avant de rejoindre mon hôtel. Impossible de me coucher immédiatement après la fin de la répétition. Y a-t-il si peu de gens gentils ? Il y en a un très sympa et quelques autres dont une fille charmante. Mais j’ai peur de souffrir, même en amitié.Bon, je laisse aux autres le bénéfice du temps. Les amitiés solides ne sont pas des feux de pailles.   Il faut prier en tout cas pour que les concerts se passent bien. Si seulement c’était toujours comme ça. Mais la bonne étoile ? "photo censurée" Ce midi, je n’ai pas pu m’empêcher d’aller à la messe chez les dominicains. Communion sous les 2 espèces, l’Evangile nous parle de Marthe et Marie…J’en ai profité pour repartir avec de la documentation, puisque le site internet n’est toujours pas rétabli. Il y a toute l’année des conférences très intéressantes, sur la religion, la société, la philosophie…j’aimerais bien aller à celle sur « De l’inutilité à la gratuité de Dieu dans un monde profane ». Des sujets qui devraient attirer des milliers de personnes, si nous étions dans un monde non anesthésié intellectuellement, et en  état de sous-développement culturel, historique et religieux.   

Pendant, j’apprends (relativement et progressivement) à être pauvre. C’est curieux comme dans ce cas, on arrive à trouver des moyens de dépenser moins, comme trouver des menus complets à 7 €… 

  

 

00:30 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

25/09/2007

Coeur à donner

 

 

Un garçon tendre, attentionné, gentil… c’est pas obligé qu’il soit jeune, riche, beau et intelligent…mais s’il n’est pas trop moche, s’il est séduisant, s’il a du charme…

  

Ca existe ??????????????????????????????????????????????????????????????

Parce que si un garçon comme ça existe, bien que je n’y crois pas un seul instant, j’aimerai le savoir, pour bondir, tel un poulain, à sa rencontre, jusqu'au bout de la terre, s'il le faut.

Le pire, c’est que chaque jour qui passe creuse davantage en moi à la fois le manque et le désir. Seul un homosexuel peut comprendre vraiment ce que je ressens, n’est-ce pas ?

J’ai tant à donner, et personne pour recueillir !!!!

Je suis en manque affectif que ce n’est même pas inimaginable.

Je veux un homme !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Bouh ! ouh ! c’est trop dur !

 

23:40 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

20/09/2007

Les phobies se suivent....

 

… et se ressemblent quand même un peu.

Quand les vents contraires cesseront-ils? ou plutôt....

Quand les vents cesseront-ils d'être contraires?

  

La christianophobie qui appelle tous les musulmans du Magreb à  « nettoyer » leurs pays des farnçais et des espagnols (je vous laisse imaginer l’inverse). Les algériens ont déjà défilé il y a peu pour dire non à la violence, qui vient de Satan, et non de Dieu.

Après l’homophobie et la latinophobie, voilà qu’en parlant des événements de Belgique, j’ai découvert que mes collègues étaient flamandophobes !

J’oubliais les mariaphobes et les cathophobes, ainsi que les vaticanIIophobes.

Toutes ces phobies diverses relèvent pourtant d’une seule et même logique : la haine de celui qui est différent, ou qu’on ne comprend pas, et qu’on veut réduire à soi dans le meilleur des cas, à néant dans le pire : le désir de tuer. Aucune fin ne justifie les moyens violents.

Tout ce qui n’est pas de l’amour est déjà de la haine.

Prions pour la paix et le respect de chacun, de l’autre.

Seigneur, apprends-nous à aimer l'autre vraiment !  

Et pour terminer cette statue de la Vierge à l’Enfant, en bois polychrome du XVIIème siècle, pour laquelle j’ai eu un coup de cœur que j’ai voulu partager. Je la trouve si belle !

    Vierge à l'Enfant XVIIème ND PARIS
  

 

22:08 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

raté bis

 

J’ai beau retourner dans tous les sens, je ne peux pas dire : « j’ai réussi ma vie ». J’ai manqué à la mission du Seigneur. Je n’ai pas su susciter le bonheur simple ni le sens de la vie et de l’amour. Je suis sûrement encore beaucoup trop moi-même moralisateur (y compris vis-à-vis de moi) et donneur de leçons. Mais surtout, je suis incapable d’être heureux. Incapable. Il y a un temps pour tout dans la vie. J’ai beau me battre, quelquefois je me dis que si je ne faisais rien, ça serait pareil. Hélas ! je ne peux même pas exprimer ce que je ressens, car c’est au-delà des mots. Pourquoi ? Je ne sais pas…je voudrais tant aimer ! et je n’y arrive pas. Je voudrais tant être heureux, pour être une présence positive à mon entourage et à ceux que je rencontre. Je ne donne pas l’image d’un déprimé, mais intérieurement je ne souffre même plus, parce que je vais parfois jusqu’à perdre la notion de l’absence d’amour.

 

Si seulement tout changeait maintenant, je pourrais espérer. Mais je ne rencontre que vents contraires, tous les jours, et j’en ai marre. Ce n’est pas juste.

Et je ne peux compter que sur moi-même, je n’ai aucun repos. Si au moins je pouvais m’appuyer sur quelqu’un, partager, ce serait plus facile. Bien sûr il y a le Christ, l’ami parfait.En attendant, l’imparfait s’en va. Mon meilleur ami s’en va poursuivre ses études musicales à l’autre bout de la France. Celui qui me connaissait le mieux, et sans doute j’étais parmi ceux qui le comprenaient le mieux.   Hier, la moutarde m’est montée au nez :« tu aurais pu passer l’aspirateur dans ta voiture ». Non seulement, je la véhicule, mais en plus elle se permet de critiquer, comme si je n’avais que ça à faire. J’ai eu beau expliquer mon surmenage et mes priorités, ça n’a pas eu l’air de la convaincre. Mais là non plus, je ne veux plus perdre mon temps à rien. Après, pour 10 minutes de retard avant cette tournée, alors que nous avions ¾ d’heure de marge, j’y ai eu droit toute la journée.J’ai fini par lui dire (pardon Christine, Crocki, et toute les femmes) :« tu comprends pourquoi je ne suis pas marié ? »Au moins quand on est célibataire, on a la paix, du moins cette paix là.

     

(temple de Bacchus, Liban) 

Etant donc exceptionnellement en voiture pour cette mission, j’ai pu aller aux vêpres à l’abbaye du Mont des Cats. Et, alors que j’inscrivais sur le cahier des intentions une prière personnelles, j’ai vu sur ce cahier une intention en Arabe, et un cèdre…Nos amis chrétiens libanais sont passés par là, dans ce lieu pourtant retiré. Le Liban aspire à la liberté et les extrémistes font tout pour déstabiliser ce phare de la civilisation.

(Eglise saint Paul à Harissa, Liban)

 Les libanais et les chrétiens d’Orient comptent sur nous, ils nous le disent régulièrement.

Ne les oublions pas. Les chrétiens d’Orient sont aussi des chrétiens et ils ont besoin de nous comme nous avons besoin d’eux.

  

 

00:17 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |