26/02/2007

mon dimanche

Manque d’inspiration. Tant de choses à dire, mais impossible de tout écrire : frustration.

 

Pardon aussi si je peine à répondre à vos commentaires ou à vos mails. J’essaie de répondre à tous, mais si les délais sont trop longs, n’hésitez pas à me relancer.

 

Il pleut, il pleut et il pleut. L’homme a complètement déréglé la Création que lui avait confié son Créateur : qu’en a-t-il fait ?

 

Messe catholique de ce 1er dimanche de Carême, à laquelle un des mes lecteurs me faisait l’honneur d’être présent. Par mon service, je pensais pendant la messe à toutes ces églises fermées par manque de prêtres et de fidèles, à ces églises oèu l’on célèbre une fois par mois. J’aimerais tant être présent partout où c’est nécessaire pour chanter la divine liturgie. On ne peut être partout à la fois.

 

Dans l’Evangile de ce dimanche( Luc, 4, 1-13), Jésus est aux prises avec le démon.

A la 1ère tentation de mise à l’épreuve « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne à cette pierre de devenir du pain », Jésus répond « Ce n’est pas seulement de pain que l’homme doit vivre ». Je n’avais jamais remarqué l’importance du mot « seulement ». On oppose souvent la chair et l’esprit. Or Jésus ne dit pas « ce n’est pas de pain que l’homme doit vivre », mais « pas seulement de pain ». Le pain est donc nécessaire. Par contre, il n’y a pas que cela qui compte. Si nous mangeons trop, nous n’avons plus de place pour la parole de Dieu. Manger, c’est en fait consommer : à chacun de voir comment se qu’il consomme est un obstacle à la présence de Jésus en nous.

 

La 2ème tentation, celle de la puissance, « Je te donnerai tout pouvoir…si tu te prosternes devant moi », Jésus répond « Il est écrit : Tu te prosterneras devant le Seigneur ton Dieu, et c’est lui seul que tu adoreras ». Quelles sont nos idoles aujourd’hui ? Depuis 1997, j’ai pour ma part définitivement renoncé à tout ce qui pouvait me relier à des puissances opposées à Dieu. Nos contemporains pataugent aujourd’hui dans des compromissions avec les forces du mal sans même en être conscient. Liste non exhaustive de liens occultes : franc-maçonnerie, spiritisme, occultisme, cartomancie, numérologie, nécromanices, horoscopes, Nouvel-Age, Yoga, etc... les personnes qui s’adonnent à ses pratiques  (médiums…) ne peuvent agir qu’avec la collaboration d’entités peu recommandables. Quant aux adeptes, ils créent eux aussi un lien occulte, par le simple fait d’adhérer à ce qui n’est pas Dieu (par exemple « croire » davantage dans le pouvoir de tel guérisseur qu’en Jésus qui guérit les malades et les pécheurs). Même si certaines pratiques paraissent inoffensives, il vaut mieux ne pas s’y adonner. Je sais de quoi je parle, ayant moi-même déjà été à la fois délivré par un prêtre, et ayant délivré une personne.

 

La 3ème tentation « Jette toi en bas, car il est écrit : Il donnera pour toit à ses anges l’ordre de te garder ». Jésus répond « Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu », mettant le démon à court d’arguments.

Notons que le démon se sert des Ecritures pour tenter Jésus : c’est quand-même un comble, non ? Mais en y réfléchissant, il n’y a rien d’étonnant à cela : les démons sont des anges déchus. Même déchus, ils gardent leur nature d’anges, c’est pourquoi il leur est facile de se travestir en anges de lumières. Purs esprits, leurs capacités sont au service du mal. Anges, ils connaissent parfaitement les Ecritures. Mais ils détournent la Parole pour tenter Jésus, pour essayer de le contraindre à faire lui aussi le mal. Là est toute la malice du démon : il n’agit jamais à notre place, il ne peut que « faire faire ». 

Or, ce détournement de la Parole de Dieu pour tenter de faire pécher Jésus me fait penser à ceux qui utilisent les Ecritures pour accuser les homosexuels des pires péchés. Car l’accusateur, ce n’est jamais Jésus, c’est toujours le démon (cf Saint Paul). C'est bien l'attitude des moralisateurs et autres donneurs de leçons

Celui qui accuse son frère ne peut le faire de la part de Dieu : ne nous laissons donc pas accuser par des faux prophètes. Ne nous laissons pas abuser.

 

Soyons arrimés au Christ comme le Christ s’arrime à Dieu.

 

Cet après-midi, j’étais au spectacle, mais pour ne fois, au lieu d’être sur scène, j’étais côté public. Au programme « La belle Hélène » opéra-bouffe de Jacques Offenbach. J’aime beaucoup cette musique, pétillante et gaie, légère sans être vulgaire. Un livret de caricatures où les anachronismes sont de bon aloi. Sérieux s’abstenir : le rire est au rendez-vous. Je connaissais une bonne partie de plateau, je suis venu les voir par amitié, l’un deux m’avait vraiment donné envie de venir. J’éprouve quelque chose d’indescriptible à voir sur scène des gens que j’estime. Touché par sa dédicace sur mon programme…pourquoi la vie n’est-elle pas plus simple et les gens plus simples plus souvent ?

 

Je laisse le mot de la fin à l’ami chanteur que j’ai reconduit chez lui. Je lui disais que j’étais impossible à vire et vraiment très ch…., il m’a répondu (avec amical respect) « Mais non : TU VIS ! »

00:50 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

22/02/2007

ESCHENWONSDAG

C’est ce mot que j’entendais enfant le mercredi des Cendres, quand ma grand’mère qui revenait de la messe du matin nous faisait un « eschekruusje », c’est-à-dire nous imposait les cendres en faisant une croix. Par contre le mot Carême est inusité en flamand dialectal, si quelqu’un peut m’indiquer comment on le dit en néerlandais ?

 

Mes amis nous nous connaissons trop. J’ai voulu humaniser la froideur virtuelle en rencontrant ceux  de mes lecteurs que je pouvais, mais maintenant, je ne me sens pas toujours libre d’écrire, parce que ce n’est plus assez anonyme. De plus, certains essaient de me faire dévier, même sous couvert de bonnes intentions. Certains voudraient diriger mon blog ou que je sois autrement que je suis. Or, sachez que je suis très gentil, mais que j’ai du caractère. Et tout discours (que ce soit que le blog, sur ma BAL, au téléphone ou en réel) qui tendrait à être moralisateur et/ou donneur de leçons n’aura aucun effet sur moi et ne changera rien à mon blogue.

Par contre, pour ceux qui me traitent d’égale à égal, c’est-à-dire qui me respectent en tant qu’autre, différent, et que je respecte de la même manière,  pas de problème, vous le savez bien !

Il y a même des gens qui, parce que je leur ai demandé simplement de cesser de me traiter comme un subalterne, en fait des gens qui veulent toujours raison, qui ne veulent pas discuter, mais imposer leurs vues et avoir le dernier mot, simplement parce qu’il pensent que leur point de vue est le seul valable, et le mien forcément erroné, ne veulent plus communiquer. Contrairement à ce que certains pensent, je n’ai aucune prétention, je ne suis détenteur d’aucune vérité, car Dieu seul sait tout, en sa Très Sainte Trinité. D’ailleurs, bien que ce blogue appartienne DE FACTO à l’Eglise catholique puisque j’en suis un de ses membres, ce que j’écris est la pensée de Benoît.

 

D’autres utilisent ce que j’écris pour le retourner contre moi. Ainsi, face à ma guérison subite à l’église de Paris, que je me suis pourtant bien gardé de dire miraculeuse, certains me prennent illuminé. Et quand je prie au Mont des Cats, quand je vous fait le cadeau de partager mes expériences spirituelles on veut détruire ma foi en m’accusant de me réfugier dans le mysticisme, utilisant les arguments des psy qui nient toute réalité extérieure (l’Esprit Saint), ne croyant qu’à la subjectivité du ressenti. Or le Seigneur n’est-il pas un refuge ?Pourquoi mépriser ma foi et la tourner en dérision ?  On me dit que c’est l’opium du peuple. Or le psaume continue en disant non seulement refuge, mais aussi rempart et bouclier. Je crois en les psaumes, merveilleuses prières, points de rencontre spirituelle entre Dieu et les hommes.

 

Il en existe même qui, simplement parce que je leur ai demande d’être traité d’égal à égal, m’ont menacé des pires châtiments, allant même jusqu’à refuser récemment encore de lever les anathèmes qu’ils me lancèrent alors. Que va-t-il se passer là-haut ? Ah là là, je n’ai pas la rancune aussi tenace, car pour mon malheur, d’une manière générale j’aime les gens.

 

Devrais-je ouvrir un autre blog anonyme pour m’exprimer plus librement ?

 

 

Ce soir, j’ai vécu malgré moi ma 1ère pénitence en participant à la messe. Comme j’aurais voulu être à l’abbaye ! La liturgie était nulle, les grenouilles de bénitiers s’étranglaient en chantant faux, l’orgue désaccordé (pour moi qui ai l’oreille absolue, c’est insupportable) et l’assemblée nécessairement majoritairement homophobe.

Au moins la perte de la foi en l’homme me permet d’être réaliste, ce qui est un grand progrès. Mon frère accompagnateur dominicain dit qu’effectivement, cet aspect n’est pas négatif, car il me fait découvrir d’autres choses. Les êtres humains, sans complaisance, moi ni pire ni meilleur qu’un autre.

Mais bon, même si la bonne volonté ne suffit pas, je me dis que les pauvre grenouilles font ce qu’elles peuvent, et sans doute de tout leur cœur. Elles ne sont pas responsables de l’ouragan révolutionnaire qui a détruit les pépinières culturelles et religieuses. Qui sait si dans l’assemblée il n’y avait pas au moins un homophile voire homosexuel ?

Bon ! Je ne dirais pas si j’ai vécu une expérience spirituelle au cours de la messe, Je n’ai pas envie qu’on me traite d’illuminé ensuite. Personne ne saura, tant pis.

Chacun doit établir ses efforts de carême en son âme et conscience. C’est de l’ordre du secret comme le rappelle l’Evangile d’entrée en Carême. Néanmoins, plutôt que de souhaiter un « joyeux Carême » comme le curé, je préfère dire une saint Carême. Que soyons tristes ou gais ne contribuera pas à vivre un bon ou un mauvais Carême, mais quelque soit notre état, c’est le coeur à cœur avec le Seigneur qui compte, la façon dont nous pouvons Lui faire plus de place dans nos vies, pour qu’il établisse pleinement chez nous sa demeure. Devenir l’ami de Jésus, pour devenir l’ami de nos frères. Dieu sait si j’en suis loin, et même très loin !

La liturgie de l’Eglise nous propose quelques moyens :

 

l’aumône. « que ta main gauche ignore ce que donne ta main droite ». Agir, ne pas dire, or nous somme faisons l’inverse, comme le pape qui a des mots d’amour plein la bouche mais qui préfèrerait que les homosexuels n’existent pas. L’aumône, ça peut être de l’argent, mais plus généralement c’est donner : de son temps, de ses loisirs, même sur le lieu de travail donner ses compétences. C’est SE donner : à chacun de trouver la manière la plus appropriée. Apprendre à sourire, et surtout à donner gratuitement.

 

La prière. « dans le secret ». Pas besoin d’un marathon, encore moins de tenir une comptabilité du nombre de prières ou des heures passées à l’Eglise. Ce n’est pas un concours. C’est d’abord s’ouvrir à Dieu, Lui qui est le TOUT-AUTRE, pour pouvoir nous ouvrir davantage aux autres, nos frères, à qui nous sommes envoyés. Et accepter qu’eux aussi nous soient envoyés de la part du Seigneur, d’abord comme des frères à aimer, en reconnaissant Jésus présent en chacun d’eux.

 

Le Jeûne. Plus exactement la privation. La maîtrise du corps, ça va loin : la maîtrise du sexe. Mais Dieu ne nous demande pas l’impossible. Ne pas manger de viande, c’est bien. Arrêter la cigarette, c’est bien aussi. Mais plus généralement il doit s’agir d’une privation positive. Ce n’est pas pour nous mortifier, bien qu’il y ait la nécessité d’une certaine maîtrise libératrice de toutes nos dépendances. C’est se priver d’alcool pour utiliser l’économie réalisé en invitant son/sa petite amie au resto, pourquoi pas ? Privation pour partager même l’essentiel de nos vies avec nos frères, pas le superflu. Accepter de se perdre pour autrui.

 

On le voit, ces 3 points se rejoignent en l’unique commandement d’amour du Christ :

on ne peut aimer l’homme qu’en aimant Dieu tout comme on ne peut aimer Dieu sans aimer l’homme.

 

Une possibilité concrète de vivre un temps particulier de carême, même avec peu de temps : la retraite dans la ville, proposée par les Dominicains, à laquelle je me suis inscrit comme l’année dernière.

 

Bon et saint Carême à tous !

 

 

01:06 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

20/02/2007

Moi, simplement

Ce bogue n’est pas un blogue homosexuel, mais le blogue d’un homosexuel. C’est pour cela que les articles sont variés et ne traitent pas tous de l’homosexualité. Je parle de ce qui me fait vibrer, de mes passions, de ce qui fait ma vie, tout simplement.

L’homosexualité, bien sûr, car chaque jour démontre le nécessaire combat pour la dignité des personnes, quelque soit leur orientation sexuelle. Le jour où toutes les discriminations à l’égard des homosexuelles auront disparu, il ne sera plus nécessaire d’en parler de la même manière, mai shélas, ce n’est pas pour demain.

Je parle  aussi de foi, puisque je suis croyant, avec les difficultés d’une Eglise qui nie ou réfute la simple réalité. Je vous partage même mes expériences spirituelles et mes guérisons dans les églises, vous avez de la chance !

Et bien d’autres sujets : tenez, la Laguillier à la TV, toujours égale à elle-même : un torerent de nullité. La lutte des classes , c’est dépassé, et je ne suis pas partisan de monter les gens « citoyens » les une contre les autres. C’est physique, je dois zapper. Les extrêmes de gauche ou de droite sont tous aussi sectaires et je les mets dans le même panier ! Et comme je veux pas voter pour Sarkoléon ni Ségolélène, il ne reste plus grand monde, bien qu’il y ait trop de candidats, ce que je trouve extrêmement dangereux pour le 2nd tour. Quand je vois Arlette, je me dis qu’il n’y a vraiment que les imbéciles que ne changent jamais d’idées.

Mon courant politique n’étant pas représenté, j’aurais envie de voter blanc ou nul, mais l’hypothèse d’un 2ème tour où  tout peut arriver me fait réfléchir. Je risque de me sentir obligé de voter utile dès le 1er tour, donc ni blanc ni nul, mais pas non plus Sarko ou Ségo : ça va être dur, c’est la quadrature du cercle.

 

Et oui, on peut être catho et pas à droite et homo sans être à gauche. Je suis compliqué, mais c’est aussi moi.

 

Pourquoi dans ces moments là il n’y a personne ? Et quand il y a quelqu’un, je fuis. Ah , là, là, j’étais si déprimé. Il fallait que je pleure, loin de tous les regards. Seul, il faut pleurer seul. Mais comme j’aurais aimé simplement qu’une main se pose sur mon épaule. Dans ma faiblesse, comme j’aurais être serré contre celui qui sait consoler, qui sait me consoler. Mais j’ai perdu la foi en l’homme et personne ne peut, car il n’y a pas de réciprocité avec tous, même avec ceux qui éventuellement m’aiment.

Destructions partielle : les séquelles vont se voir. Je vais devoir les réutiliser, indéliniles. Mais ce n’est que du papier. Autodestruction. Ce n’est pas la 1ère fois. L’errance à la FNAC et au Furet n’ont rien fait d’autre : plusieurs têtes connues, des chanteurs, j’ai fui : je ne pouvais pas leur parler. Dans la rue, je me suis arrêté, je ne savais plus ce que je devais faire. Halte et déconnection : que faire ? Je ne savais plus. La force de donner ces coups de fil pro malgré tout. L’amabilité et le sourire sur répondeur, la tristesse dans mon cœur. La cloche de la basilique-cathédrale sonne au loin, mais il est trop tard, et j'ai pas envie d'y aller, pas la force de courrir, pas envie. Messe hier, messe mercredi, mieux vaut rester à l'écart de tout et de tous, pour n'importuner personne. 

Et puis tout à l’heure, ce lunatique qui m’a fait tant de bien parce qu’il était dans un bon jour. Pourquoi sont-ce les gens que j’aime le plus qui me font le plus souffrir ?

 

01:35 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

18/02/2007

Vêpres

Vous allez trouver que je radote à toujours parler de l’abbaye du Mont des Cats, mais j’ai une nouvelle fois envie de vous en parler.

 

Hier, alors que mes pérégrinations syndicales m’avaient emmené du côté de Lille à 2 pas de la frontière belge, là  où la frontière naturelle de la Lys et la frontière linguistique jouent à cache-cache. Ja tussen Menen/Menin, Mouscron/Moescroen, Halluin en Boesbeke, ‘t is moeilyk te weten wuffer tale te spreken om verstaen en om verstaen zyn ! ‘t is daer oek vrede nood ! Là aussi, il y a besoin de paix ! Les Flamands et les wallons se détestent, hélas ! Ja de vlamingen en de waels kunnen ze melkan’ers nie’ zien ! Je suis un flamand francophone et je ne déteste personne ! enfin, j’essaie ! En Flandre belge, je fais l’effort de parler avec quelques mots de néerlandais, expliquant que malheureusement de l’autre côté de la « schreeve », « de meisjes zyn in ‘t Fransch geleerd » (les jeunes filles sont instruites en Français) comme le dit un chant traditionnel flamand du côté de Bailleul (Belle), on n’apprend que le Français dans la République « une et indivisible ». Ca me fait penser que j’ai décidé de ne plus chanter la « Marseillaise » que contraint et forcé. Ce chant, et surtout ce qu’il représente de violence et de haine, est trop contraire à mes convictions les plus profondes. Je lui préfère 1000 fois l’hymne européen, bien que les paroles du livret de la 9ème symphonie de Beethoven aient été écrites par un franc-mac’. « Alle Menschen werden brüder » « Tous les hommes deviennent frères », c’est nettement mieux pour le chrétien que je suis. Je me sens parfois davantage flamand européen que français, car je ne me reconnais pas toujours dans cette France, remplie de révolutionnaires revanchards, iconoclastes et laïcards de façon sectaire.

 

Frontière linguistique, frontière dans les coeurs?

Assez de disgressions ! Après ma journée dans l’arrondissement de Lille (Ryssel of Rijseel !), sur la route du retour, étant donné l’heure,

je me suis dit que tant qu’à dire les vêpres, ce serait aussi bien, et même beaucoup mieux, de prier en communauté que seul chez moi.

Me voilà donc à escalader (enfin, ma voiture !) les pentes du Mont des Cats (qui culmine tout de même à 158 mètres !) jusqu’à l’abbaye. Le temps d’un bon café à l’auberge (car j’étais épuisé par ma semaine de travail, levé très tôt ce qui est contre-nature pour un chanteur), et j’arrive dans l’église abbatiale, en avance ! Moi qui suis toujours en retard, j’ai eu le temps, dans l’obscurité naissante, de me « poser » avant que la cloche n’annonce le début de l’office.

Lumière, hymne, c’est parti ! La belle, priante et fervente liturgie se déroule. Contrairement à l’église de Paris (« nous ne sommes pas les bienvenus ici »), ici je n’ai pas cette impression. L’arrivée tranquille des moines avant le début de l’office, je me sens chez moi. Pourquoi l’absence de sensation de rejet dans ce monastère par rapport aux églises paroissiales séculières ?  Je n’ai pas de réponse. Cette liturgie est vraiment édifiante ! Il n’y a presque personne dans l’assemblée, nous sommes 10 tout au plus. A la fin de l’office, les lumières s’éteignent, replongeant l’église dans une obscurité presque totale, à part l’autel et le tabernacle.

 

C’est là qu’au moment de partir, le Seigneur m’attendait encore une fois. Je fais la génuflexion et le signe de croix, mais là, impossible de partir. J’étais irrésistiblement attiré à adorer le Christ au tabernacle, donc sans le voir contrairement à mercredi, mais il fallait que je reste, c’était plus fort que moi. J’ai posé le 2ème genou au sol, et toujours de façon irrésistible, il m’a fallu me prosterner devant Lui, oui, face contre terre. Je suis resté ainsi environ 10 bonnes minutes, sans me rendre compte de la notion du temps, dans la pénombre et le silence, uni à la prière des moines et fidèles restés en oraison dans l’église. Aucun mot ne peut décrire ce que je ressens dans ces moments là. Jésus m’aime et je l’aime, c’est tout.    

00:17 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

14/02/2007

Désert

Désert…

 

« Nous ne sommes pas les bienvenus ici » disais-je ce soir en entrant quelques minutes dans cette église parisienne. L’Eglise, remplie d’homosexuels, est par définition homophobe, sauf si on reste dans le placard. Personne me prend pour le pape cette fois…ça doit se voir que j’ai perdu la foi en l’homme.

 

 

Silence devant Lui, exposé dans l’ostensoir, quelques intentions mais du silence, presque de la quiétude au cœur de mon tourment.

 

Souffrant fortement du genou depuis quelque temps, je n’avais pas remarqué qu’en sortant de cette église, j’avais retrouvé ma vitesse normale de marche. Mais surtout, plus aucune sensation de douleur, alors que j’avais pris toutes les précautions du monde pour parvenir à m’agenouiller devant Lui. Pourvu que ça dure…un signe, indéniablement.

 

Aujourd’hui comme hier pour les foules de Galilée, Jésus guérit. Je ne le remercierai jamais assez.

Autel de la paroisse Saint Paul Saint Louis

 

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10/02/2007

RENCONTRE AVEC LA VIERGE

Souffrance, je ne peux l’écrire. Je n’ai pas le droit. Aucun mot ne saurait la décrire. Mais tous les compartiments de Benoît ne souffrent pas. Souffrance ou indifférence, il faut choisir. Le choix est fait.

 

Jeudi 11 février 1858 : la rencontre
Accompagnée de sa soeur et d'une amie, Bernadette se rend à Massabielle, le long du Gave, pour ramasser des os et du bois mort. Enlevant ses bas pour traverser le ruisseau, elle entend un bruit qui ressemblait à un coup de vent, elle lève la tête vers la Grotte:

 "J'APERÇUS UNE DAME VÊTUE DE BLANC : ELLE PORTAIT UNE ROBE BLANCHE, UN VOILE BLANC ÉGALEMENT, UNE CEINTURE BLEUE ET UNE ROSE JAUNE SUR CHAQUE PIED."

 Elle fait le signe de la Croix et récite le chapelet avec la Dame. La prière terminée, la Dame disparaît brusquement.

 

Ce 11 février 2007 tombant un dimanche, dans l’ordre de préséance des fêtes liturgiques, la célébration de la Résurrection du Seigneur prime sur la mémoire de Notre-Dame de Lourdes. Néanmoins je chante ce dimanche à la chapelle mariale et nous y fêterons Notre-Dame de Lourdes. Par ailleurs, c’est le jour choisi pour la journée mondiale des malades (célébrée cette année à Séoul) : merci de prier pour eux tous. Prions pour tous ceux qui vont à Lourdes, et pour ceux dont la santé ne leur permet pas de s’y rendre. Sur les millions de pèlerins qui vont chaque année à Lourdes, quelques malades seulement ont été déclarés guéris totalement et définitivement de maladies incurables. Ces guérisons scientifiquement inexpliquées font l’objet d’un contrôle rigoureux, et la science en l’état actuelle des connaissances n’a pas d’explications pour ces guérisons là.

Mais combien repartent de Lourdes guéris spirituellement, combien sont délivrés de leurs chaînes et de leur péchés ? Beaucoup plus. Marie accorde généreusement ses grâces à ceux qui lui ouvrent leur cœur dans la confiance qu’elle-même a eu depuis l’Annonciation.

 source.jpg

Oui, Marie n’est pas un obstacle au Christ, mais un des moyens les plus sûrs d’y parvenir. On reconnaît l’arbre à ses fruits. A Lourdes, que voyons-nous ? Un retour à Dieu de beaucoup. Une fraternité qui réconforte tellement les malades, qui parfois en ce lieu seulement, se sentent considérés comme des personnes.

 

Enfin, Dieu se révèle aux petits. Qui était plus petit que Bernadette ?  Dans les apparitions suivantes, la Vierge réclamera « sa chapelle », afin que son fils Jésus puisse y être honoré. Bien sûr, il s’agit de révélations privées qui n’engagent pas la foi de l’Eglise et point n’est besoin d’apparition pour croire. D’ailleurs, Bernadette dira qu’elle a reçu de la Vierge des secrets qui ne concernaient qu’elle seule, et qu’elle n’a jamais révélé. Par contre, elle s’est faite la messagère de l’appel à la conversion et à l’humilité, à la demande de prières pour les pécheurs, de portée universelle. On reconnaît l’arbre à ses fruits.

 

Je me plais à penser parfois que Bernadette Soubirous et Catherine Labouré (qui vit la Vierge 3 fois rue du Bac en 1830) se sont rencontrées. Qu’auraient-elles pu se dire ? Leurs corps mortels miraculeusement conservés respectivement à Nevers et Paris nous rappelle avec émotion que dans leur pauvre chair préservée de la corruption, elles ont vu et entendu la Vierge Marie, elles lui ont parlé et elles l’ont touché.  Dans le 2 cas, le même message par lequel Marie nous ramène à l’essentiel

-          la conversion des pécheurs

-          la pénitence

-          l’amour du Christ

-          la paix

 

Soyons nous aussi réceptifs, même avec notre corps et nos sens, car ils viennent de Dieu, ne l’oublions pas.

 

Dans notre monde déchiré par les guerres et la haine et qui oublie Dieu, ce message est plus que jamais d’actualité.

 

Prions.

 

Marie, tu t’es montrée à Bernadette dans le creux du rocher.
Dans le froid et l’ombre de l’hiver,
Tu apportais la chaleur d’une présence,
La lumière et la beauté.

 

Dans le creux de nos vies souvent obscures,
au creux du monde où le Mal est puissant,
apporte l’espérance,
redonne la confiance !

 

Toi qui es l’Immaculée Conception,
viens en aide aux pécheurs que nous sommes.
Donne-nous l’humilité de la conversion,
le courage de la pénitence.
Apprends-nous à prier pour tous les hommes.

 

Guide-nous vers les sources de la vraie vie.
Fais de nous des pèlerins en marche au sein de ton Eglise.
Aiguise en nous la faim de l’eucharistie,
le pain de la route, le pain de vie.

 

En toi, Marie, l’Esprit Saint accomplit des merveilles :
par sa puissance, il t’a placée auprès du Père,
dans la gloire de ton Fils, à jamais vivant.
Regarde avec tendresse
les misères de nos corps et de nos coeurs.
Brille pour tous, comme une douce lumière,
au passage de la mort.

 

Avec Bernadette, nous te prions, Marie,
dans la simplicité des enfants.
Fais-nous entrer, comme elle, dans l’esprit des Béatitudes.
Alors, nous pourrons, dès ici-bas,
commencer à connaître la joie du Royaume
et chanter, avec toi :
Magnificat !

 

Gloire à toi, Vierge Marie,
heureuse servante du Seigneur,
Mère de Dieu,
demeure de l’Esprit Saint !

 

23:21 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

09/02/2007

HOMOSEXUALITE ET MISERICORDE

Pourquoi tant de haine? Nous dérangeons. Les homosexuels dérangent, certains préféreraient que nous n’existions pas. Tant de gens ne veulent pas que nous soyons heureux. Des responsables religieux, mais aussi des laïcs, des hommes politiques, et jusque dans nos familles, nous haïssent, nous méprisent, et tout simplement ne nous considèrent pas comme des personnes. On préfère l’idéologie à la personne, et la doctrine à l’amour. Comme chrétien homosexuels, nous sommes une minorité dans une minorité.

Pourquoi tous ces gens veulent-ils que nous soyons malheureux? Car je ne suis pas malheureux d’être homosexuel, mais de l’oppression et de l’hostilité quotidienne de ceux qui trouvent normal qu’un homosexuel soit malheureux toute sa vie, lui interdisant d’aimer et d’être aimé, lui interdisant le bonheur familial, lui interdisant même d’aimer un enfant, c’est-à-dire de l’élever. Les homosexuels représentent 10% de l’électorat et avec les gayfriendly cela fait plus de monde. Est-ce chrétien d’interdire d’aimer?  Ils ne savent pas ce qu'ils font, la détresse désespérée qu'ils inculquent aux adolescents et jeunes, sans oublier les prêtres, qui se découvrent homosexuels.

 

 

Je ne peux nommer tout le monde, mais que ceux qui considèrent les homosexuels comme des personnes à part entière soient ici sincèrement remerciés de leur soutien fraternel, humain et chrétien. 

 

Je publie aujourd’hui un article particulièrement intéressant que m’a fait parvenir mon ami et lecteur québécois Olag. Merci Olag de ta contribution constructive à mon blogue et pour les cathogays :

 

Voici un extrait du P. Roger Poudrier, franciscain très populaire actuellement au Québec, dans son dernier volume intitulé «Miséricorde». Ce qui est exceptionnel, c’est qu’il fait découvrir un tout autre visage du «Catéchisme de l’Église Catholique»!

 

La sexualité hétéro ou homosexuelle affecte tous les aspects de la personne humaine, dans l’unité de son corps et de son âme. Elle concerne particulièrement l’affectivité, la capacité d’aimer et de procréer, et d’une manière plus générale, l’aptitude à nouer des liens de communion avec autrui (CÉC, 2332). Il revient à chacun, hétéro ou homo, homme et femme, de reconnaître et d’accepter son identité sexuelle (CÉC, 2333). Tous les baptisés sont appelés à l’usage modéré des facultés sexuelles selon leur état de vie et l’orientation foncière (CÉC, 2348); certains d’entre eux choisissent même la chasteté.

 

L’homosexualité désigne l’attirance exclusive ou prédominante envers les personnes du même sexe. Sa genèse psychique demeure largement inexpliquée (CÉC, 2357). Il existe une véritable structure homosexuée, non choisie volontairement, peut-être innée, mais plus probablement acquise dans la toute petite enfance (X. Thévenot, Repères éthiques, p.89). Ni les homosexuels ni les hétérosexuels ne sont personnellement responsables de leur orientation. Personne ne la choisit; chacun la constate en soi (CÉC, 2358).

 

Quant à la Bible, elle parle toujours d’actes homosexuels pratiqués par des personnes hétérosexuelles. Pour les auteurs sacrés, toute l’humanité est hétérosexuelle. Ainsi, pour agir selon la nature, il faut un comportement hétérosexuel. Or, nous savons maintenant que nos sociétés développées comptent environ 90% d’hétéros et quelques 10% d’homosexuels.

 

Toute forme de discrimination touchant les droits fondamentaux de la personne, qu’elle soit fondée sur le sexe, la race, la couleur, la condition sociale, la langue, la religion, ajoutons l’orientation sexuelle, doit être considérée comme contraire au dessein de Dieu (CÉC, 1935). Il faut donc respecter les droits inaliénables de chaque personne, hétéro ou  homosexuelle, sans manquer au devoir de promouvoir et de protéger l’union matrimoniale et l’union civile. D’ailleurs l’union civile ne dévalorise en rien le mariage hétéro; elle en souligne plutôt toute la spécificité.

 

Un certain nombre d’hommes et de femmes présentent des tendances homosexuelles foncières – et les Corrigenda au CÉC (1997) rappellent aux traducteurs que l’adjectif foncier n’est pas équivalent de inné. Or, à cause de l’homophobie et d’une discrimination injuste à leur égard, leur orientation sexuelle constitue pour plusieurs une épreuve. Mais les mentalités évoluent et passent progressivement de l’intolérance à l’acceptation. En arriverons-nous au point où il sera indifférent, dans la vie sociale, qu’une personne soit hétéro ou homosexuelle? Rappelons seulement que le 28 juillet 2002, 800,000 personnes participaient à la messe célébrée par Jean-Paul II aux JMJ de Toronto, et que le dimanche suivant, 4 août 2002, une foule tout aussi nombreuse assistait au défilé de la Fierté gaie dans les rues de Montréal…

 

La Bible condamne les relations homosexuelles entre personnes hétérosexuelles… mais elle ne dit rien des personnes homosexuelles qui ont des relations en conformité avec leur orientation. Que dire alors? Ne faut-il pas demander la même chose à tout le monde? Si une personne hétéro veut vivre dans le célibat, elle peut faire ce choix en toute liberté. Si elle désire un compagnon ou une compagne de vie, elle peut se marier et vivre dans l’amour et la fidélité. De même, une personne homosexuelle, qui veut vivre dans le célibat, peut en toute liberté prendre cette voie. Ne se sent-elle pas appeler au célibat, elle peut s’orienter vers l’union civile et vivre dans l’amour et la fidélité. Il est déconseillé aux uns comme aux autres de papillonner. L’amour, la fidélité, le respect, le partage, le dévouement, le don de soi, l’engagement à l’égard d’un compagnon ou d’une compagne humanisent et enrichissent toute relation.

 

Il est vrai que la relation homosexuelle ne conduira pas à la procréation, mais il ne faut pas oublier que les relations hétérosexuelles ne sont fécondes qu’à moins de 1% et qu’elles sont toujours, du moins en principe, source de plaisir. (En effet, si des conjoints ont une relation par semaine et qu’ils donnent naissance à un enfant durant l’année, leurs relations conjugales ont été fécondes à 2%. S’ils n’ont pas d’enfant l’année suivante, leur taux de fécondité retombe à 1%. S’ils ont cinq enfants en dix ans, leur fécondité n’est qu’à 1% et va descendre sous la barre du 1% jusqu’à la fin de leur vie conjugale). La fécondité des personnes homosexuelles ressemblera à celle des époux auquels Dieu le Père n’a pas donné d’avoir d’enfants. Ils peuvent, eux aussi, avoir une vie pleine de sens, humainement et chrétiennement,  et rayonner d’une fécondité de charité, d’accueil, de dévouement, de créativité et de bienveillance (CÉC, 1654). J’applique au couple de même sexe ce qui est dit des époux sans enfants. Tant les époux sans enfants que les personnes engagées dans l’union civile peuvent remplir des services exigeants à l’égard d’autrui (CÉC, 2379). J’applique encore au couple de même sexe ce qui est dit des époux sans enfants.

 

Certains, hétéro ou homosexuels, ne se marient pas en vue de prendre soin de leurs parents ou de leurs frères et sœurs, de s’adonner plus exclusivement à une profession ou pour d’autres motifs honorables, comme la vie consacrée ou le ministère sacerdotal au service de la communauté. Ils peuvent contribuer grandement, même sans enfants, au bien de la famille humaine (CÉC, 2231).

 

Que dire à une personne homosexuelle qui veut vire en couple? Si elle est vraiment homosexuelle par une sorte d’instinct inné, avec une attirance exclusive ou prédominante pour son sexe, et si elle désire se rapprocher graduellement de la perfection chrétienne sans se sentir appelé au célibat, il faut lui déconseiller le mariage hétérosexuel et l’inviter plutôt à continuer cette relation faite d’amour, de fidélité et de don de soi. Agissant ainsi, elle ne dénie nullement à la personne humaine sa nature transcendante et sa vocation surnaturelle. Elle ne vise en aucune façon à mettre en danger les droits de la famille, mais estime que tout être humain – hétéro ou homosexuel – a la même identité fondamentale en tant que créature; il est enfant de Dieu et héritier de la vie éternelle. Si l’amour est la vocation fondamentale et innée de tout être humain (CÉC, 2392), peut-on interdire à une personne homosexuelle d’aimer dans le sens de son orientation? Peut-on concevoir un amour fidèle et durable entre deux amis comme entre deux époux?

La sexualité parfaite n’existe pas. Chacun est affecté dans sa vie sexuée – même la plus «conforme» – de carences plus ou moins importantes (X. Thévenot, op.cit. p.88). L’Église peut avoir une attitude respect, de compassion et de délicatesse, assortie d’une grande bienveillance, à l’égard de tous les «amis» qui ne se sentent pas appeler au célibat et qui désirent vivre avec un compagnon dans l’amour mutuel et la fidélité. Un  tel engagement vaut d’être soutenu.

 

Que conclure au plan pastoral? Vivement l’union civile! Oui, pour les personnes qui présentent des tendances homosexuelles foncières et exclusives, désirent cheminer dans l’amour et la fidélité, choisissent de s’aimer au mieux et se sentent incapables de supporter une vie solitaire. Proposons-leur de tendre à la stabilité, à la générosité et au don de soi, en tenant compte de leur orientation, et souhaitons-leur d’être heureuses. Laissons le jugement sur les personnes à la justice et à la miséricorde de Dieu. Et nenni au papillonnage sexuel! «Vu la fragilité de la nature humaine, il n’est pas vrai que, pour les âmes, le chemin le plus étroit soit toujours le plus sûr» (S. Alphonse). »

 

Je publie par ailleurs ci-après 2 reproductions de magnifiques enluminures que m’a envoyé le Père Bernard, et qui figureront également en permanence dans la bande de droite du blogue. Il s’agit de la Nativité et de la Fuite en Egypte. Merci Père Bernard, de ton soutien permanent aux cathogays discriminés. Tu es un peu l’aumônier de cette paroisse virtuelle!

enluminure Nativité
enluminure Fuite en Egypte

00:52 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

06/02/2007

mon frère

L’Eglise catholique a honte de moi comme de tous les homosexuels, mais je n’ai pas honte d’elle. Ici, pas de « canada dry », la référence catholique est claire, il s’agit bien d’un blogue catholique, que l’Eglise le veuille ou non. Pas de marchand de temple.

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Samedi, c’était l’anniversaire du cadet de mon aîné, de ce frère aîné pour moi, le puîné. Je ne l’ai jamais connu, car c’était avant ma naissance. Sur le livret de famille son nom (notre patronyme), et à la place du prénom la mention « mort-né ». C’est froid, l’état civil. Je ne savais même pas que j’avais un frère entre mon frère et moi. Mais son prénom était prévu. Pour moi, comme pour toute la famille, il s’appelle P.

Je l’ai su comme ça, c’est plein de non-dit, les familles. Ma pauvre maman n’a même pas vu son enfant…il paraît qu’il ressemblait beaucoup à son aîné, en plus beau même. Il devait avoir 7 ou 8 mois. A-t-il été baptisé ? Quelles funérailles a-t-il eu ? Il serait enterré au cimetière, mais je n’y suis jamais allé. Mes parents ne nous y ont jamais emmené. Qu’est-ce qu’on ne m’a pas encore dit ? Et ma pauvre Maman qui a tout supporté, même l’injuste accusation que c’était de sa faute ! Elle qui lui avait tricoté sa petite brassière jaune et les petites chaussettes, qui son toujours là, dans une boîte...

 

 

P. restait abstrait pour moi. Pourtant, je suis passé après lui dans le ventre de ma mère. Maman a pu avoir une heureuse maternité et redonner la vie. Mon frère s’est-il sacrifié pour que je vive ? Drôle d’idée, n’est-ce pas ? Pourtant, je me sens des devoirs envers lui. Pour P., j’ai le devoir de vivre, d’aimer, de prier, de chanter.

 

Tout a basculé en une nuit de 1996 ou 1997. Cette nuit là, j’ai fait un « rêve ». Bien sûr, je revenais des Pyrénées et cela a dû influencer les images du décor du « rêve », mais certainement pas les personnages.

Il faisait soleil, du moins c’était très lumineux, presque blanc, et pourtant ça ressemblait à un soleil du matin, c’est une luminosité que je ne connais pas à l’état de « veille ». L’herbe était très verte. Elle semblait normale, mais en même temps c’était différent. C’était bien de l’herbe, mais « plus verte ». Je ne sais pas le décrire. C’était familier mais différent, autre tout en étant pareil.

Nous étions 4. Je suis sûr de nous 3, mais pas de la 4ème personne. En fait, notre fratrie était réunie, mon frère aîné, P. et moi. Dans le « rêve », la 4ème personne m’apparaissait comme une « demie sœur », que j’identifiais plus tard après mon réveil comme ma « belle-sœur », en fait la compagne de mon frère vivant. En fait, dans le « rêve », je ne distinguais pas vraiment les traits de son visage, car elle était trop loin.

Mais le plus extraordinaire dans ce « rêve », c’était le bonheur total que nous vivions ensemble. Nous ne parlions pas, mais nous savions que nous nous aimions. Un amour total, complet, d’une joie parfaite et très douce. Je me souviens que nous avions tous le même âge (environ 24 ans, ce qui n’était l’âge d’aucun de nous à l’époque) et que nous étions très beaux. Nous nous ressemblions beaucoup, avec de beaux cheveux dorés mi-longs dans lesquels le soleil reflétait sa lumière si intense et douce à la fois, sauf ma « demie sœur » qui était très brune.

Nous nous aimions très fort, et je l’ai ressenti dans les 2 positions où nous étions, sur cette belle « prairie » « ensoleillée ». La température était très douce, tempérée, comme la fraîcheur d’un matin d’été, nous n’avions pas froid, c’était très agréable.

Dans la 1ère position nous étions accroupis et en cercle fermé, nous tenant par les épaules. Dans la 2ème position, on se tenait toujours par les épaules, mais en ligne. Quel bonheur que cet amour fraternel, nous étions dans une telle joie sans dire un seul mot !

 

J’ai tout de suite pensé que le Seigneur m’avait accordé le privilège d’une vision du Paradis, et que mon frère P. s’y trouvait. Lorsque j’en ai parlé à différentes personnes, on m’a dit qu’il était possible, voire probable, qu’il s’agisse d’une projection de ce que je souhaitais au plus profond de moi. D’autres ont cru comme moi à une grâce exceptionnelle. Certains enfin ne se sont pas prononcés, car ils ne savent pas.

 

Quoiqu’il en soit, depuis cette nuit là, quelque chose a complètement changé en moi. Ce frère, qui m’était étranger est devenu depuis MON frère. D’une « chose », il est maintenant pour moi une PERSONNE que j’aime et qui m’aime. Comment dire ? Je « ressens » qu’il existe. J’ai pleuré beaucoup quand j’ai pu enfin faire ce deuil là. J’ai fait dire une messe pour lui. Et je suis convaincu que de là haut, il veille sur moi et toute ma famille, SA famille, NOTRE famille. Je « sens» son  amour et le fait qu’il soit heureux quand je chante. Je ressens la continuité de l’amour que nous avons vécu ensemble dans le « rêve » avec maintenant. C’est le même amour qui continue de vivre. Je demande son intercession après avoir sollicité la permission au Seigneur pour toute notre famille. Je ne l’oublie jamais et il a toute sa place dans notre famille et dans mon cœur.

02:05 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

03/02/2007

Présentation de Jésus au Temple

Si vous le voulez bien, participez aux commentaires de mon article du 26 janvier sur « Abbé Pierre (2) »

 

Le Seigneur et la Sainte Vierge m’ont protégé ! J’ai eu si peur ! C’est pas croyable.

Nous lui chantons si souvent ce cantique :

 

« Notre-Dame des Dunes, daigne nous protéger. Soutiens-nous dans les infortunes, veille sur nous au moment du danger ! »

 

Je sais que Notre Dame veille. Sa médaille miraculeuse, donnée en signe à Sainte Catherine Labouré, ne me quitte jamais. Portons ces signes bénis.

 

Merci mon Dieu ! Merci Marie !

 

Tout ça en allant répéter pour un autre spectacle. Hier j’ai auditionné, c’était positif, mais il reste beaucoup à faire et espérer.

Avant cela, ce n’était pas du tout prévu, je savais que je pourrais assister à la messe à la chapelle mariale en raison de l’horaire de ma répétition. Or ce soir, voilà que je fais un détour pour m’acheter un sandwich. J’étais à peine dans l’auto :

 « c’est la direction du monts des Cats, ça va être l’heure des Vêpres, tu as juste le temps d’y aller ».

 

Je n’étais pas sûr de devoir y aller, malgré cet appel intérieur presque impérieux, à cause du timing. Mais je me suis laissé guider jusqu’à l’abbaye. Cependant, c’était déjà commencé, car c’est une fête spéciale. J’ai manqué la procession et la bénédiction des cierges. Heureusement après j’ai pu suivre l’office normalement : vêpres avec messe intégrée. Le Père Abbé présidait. Je le dis à chaque fois : quelle douceur dans sa voix, quelle quiétude ! Ces gens là sont « imprégnés ».  Assemblée un peu réduite, alors que la messe était dite pour tous les religieux et religieuses du diocèse. Aurais-je le courage d’y faire une retraite un fois, ne serait-ce que le temps d’un week-end, quand déjà en 1 heure de silence et de prières, je suis assailli de 1000 pensées bien plus difficile encore que dans la vie courante ? Il faut que je m’astreigne à l’office divin, où que je sois, notamment seul chez moi.

 

La messe, la communion, je dois me présenter au Seigneur tel que je suis, sans hypocrisie. Cela m’en coûte mais plaît au Seigneur.

 

Nous marchons dans les ténèbres, le monde est dans les ténèbres. Mais Jésus est la lumière dont l’Eglise est le phare (j’aime beaucoup cette image du phare qui balaye jusqu’à l’horizon de tous les côtés, comme le Seigneur qui fait briller son soleil sur les bons comme sur les méchants). Et nous, sommes appelés à être des reflets de cette lumière pour témoigner auprès de nos frères de l’amour universel de Dieu par le Christ pour toute l’humanité.

 

A peine le temps de voir les chats que me voilà parti à la répétition du spectacle. Après les dangers, la scène m’est encore plus agréable que d’habitude. Pendant que ce n’est pas à nous, nous pouvons aller dans la salle pour mieux voir le spectacle. Là je fus attendri par deux garçons qui se tenaient la main. On n’imagine pas toujours facilement toute la tendresse qui peut exister entre deux garçons qui s’aiment. C’est beau, c’est touchant…

 

Seigneur ouvre nos cœurs à ton amour et notre intelligence à ton Esprit Saint, comme Syméon qui s’est ouvert à toi :

 

Maintenant, Ô Maître Souverain,

tu peux laisser ton serviteur s’en aller

en paix, selon ta parole.

 

Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples :

 

lumière qui se révèle aux nations

et donne gloire à ton peuple Israël.

03:05 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

31/01/2007

Le Pape et la presse au chevet du Liban

crèche santons

 

Que penser ? Je suis vraiment différent pour que personne ne comprenne ni ne compatisse. Je me suis rendu compte que je n’avais jamais rendu grâce au Seigneur pour ma sensibilité.  Merci, Seigneur, pour ma sensibilité.

 

 Ce soir je savais que l’Eglise saint Martin était ouverte, un peu de temps avant la messe. J’avais envie d’entrer pour prier, mais « Seigneur j’ai envie de te voir Toi, mais pas eux, pas ceux qui mépriseraient s’ils savaient ». « Entre »Je suis entré. Resté dans le fond de l’Eglise, apercevant au loin les personnes présentes pour la messe, je vis un spectacle attendrissant. Près de la statue de la Vierge, un père apprenait son petit enfant à prier. Il le faisait mettre à genoux, lui faisait joindre les mains, et lui expliquait plein de choses. Je ne serai jamais papa, jamais la chair de ma chair n’existera.

 

L’article du 26 janvier a suscité différents commentaires. N’hésitez pas l’enrichir de votre point de vue.

 

Je lance un appel à mon ami lecteur libanais habitant en France et qui m’a écrit : j’ai effacé malencontreusement ton message, merci de m’écrire de nouveau pour que je puisse te répondre.

 

 

Le pape Benoît XVI a lancé dimanche un appel "à un véritable dialogue entre les communautés" dans un Liban "ensanglanté" par le "retour de la violence" et a souhaité que "cessent au plus vite les violences dans la bande de Gaza", à l'issue de la prière de l'angelus.

"Ces derniers jours, la violence a de nouveau ensanglanté le Liban. Il est inacceptable que cette voie persiste pour soutenir des raisons politiques. J'éprouve une peine immense pour cette chère population", a déclaré le souverain pontife devant des milliers de fidèles rassemblés place Saint-Pierre.

"Aux chrétiens du Liban, je répète l'exhortation à être les promoteurs d'un authentique dialogue entre les différentes communautés", a-t-il ajouté, au lendemain de la levée d'un couvre-feu imposé en raison de combats de rue entre partisans du gouvernement et de l'opposition, qui ont fait quatre morts.

"Je sais que beaucoup de Libanais sont tentés d'abandonner toute espérance et se sentent désorientés par ce qui se passe. Je fais miennes les paroles fortes du cardinal Nasrallah Sfeir (chef de l'église maronite) qui a dénoncé les affrontements fratricides", a souligné Benoît XVI.

"En compagnie des autres responsables religieux, j'invoque l'aide de Dieu pour que tous les Libanais sans distinction puissent et veuillent travailler ensemble pour faire de leur patrie une vraie maison commune, en dépassant les attitudes égoïstes qui empêchent de vraiment prendre soin de leur pays", a-t-il ajouté.

"Je souhaite également que cessent au plus vite les violences dans la bande de Gaza", a poursuivi Benoît XVI, alors que les affrontements entre le Hamas et le Fatah dans la bande de Gaza qui ont causé la mort de 24 Palestiniens en moins de trois jours.

"Je souhaite dire à la population dans son ensemble que je lui suis proche par l'esprit et que je l'assure de mes prières, pour que prévale chez tous la volonté de travailler ensemble pour le bien commun, et pour que soient empruntées des voies pacifiques pour composer avec les différences et les tensions".

  

La presse libanaise a tiré vendredi la sonnette d'alarme contre une nouvelle guerre civile, au lendemain des violences confessionnelles meurtrières entre chiites et sunnites à Beyrouth, appelant toutes les parties à déployer des efforts intenses pour éviter un tel scénario.

"Que Dieu maudisse celui qui l'a réveillée!" titre en Une le journal As-Safir, en référence à la sédition interconfessionnelle.

"Le Liban en proie à la sédition. Peu importe qui en est responsable. Peu importe qui a commencé les affrontements. Ce qu'il faut c'est une solution politique rapide et un gouvernement d'union nationale", estime de son côté le quotidien de l'oppostion, Ad-Diyar.

Cette dernière, menée par le Hezbollah chiite, demande un remaniement ministériel pour lui donner un droit de veto au sein du gouvernement de Fouad Siniora, duquel les cinq ministres chiites ont démissionné en novembre 2006, de même qu'un autre ministre pro-syrien.

Depuis, le pays est plongé dans une crise politique et économique aiguë, qui a dégénéré cette semaine en affrontements sanglants, qui ont fait au total 5 morts et près de 300 blessés. Mardi, des heurts entre partisans du gouvernement et ceux de l'opposition ont fait deux morts, lors d'une journée de grève générale organisée par cette opposition.

"Criminelle, l'obstination des chrétiens, sunnites, chiites et druzes à vouloir s'entretuer pour leurs perceptions du Liban, alors qu'il n'y a tout simplement plus de Liban", écrit le quotidien francophone L'Orient-le Jour.

"Criminelle, la réapparition de ces tireurs d'élite, prêts à assassiner de sang-froid comme jadis", ajoute-t-il, en référence aux "snipers" dont la photo était publiée par tous les quotidiens.

Pour le journal pro-gouvernemental An-Nahar, maintenant que la situation a explosé, "l'important est de ne pas sacrifier le Liban sur l'autel des conflits pour un ministre de plus ou de moins, ou des intérêts et victoires personnels, mais de déployer tous les efforts pour lui éviter l'épreuve de la guerre confessionnelle".

  

Prions plus que jamais le Seigneur Jésus pour qu’il étende son règne de paix et d’amour  en Terre Sainte, au Liban dans l'épreuve et à toute la terre.

 

Selon, la tradition, ma crèche (en fait mes crèches) est toujours là  jusqu’au 2 février au matin. En signe de cette paix qui vient de Dieu par le Christ sur la terre, voici une photo de ma petite crèche de Bethléem, en bois d’olivier, achetée à un adolescent palestinien à la sortie de la messe il y a quelques années.

crèche Bethléem

 

00:10 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

28/01/2007

cyberéglise

Je suis toujours impressionné et agréablement surpris par le nombre de personnes qui passent sur mon blogue et par leur diversité.

J’ai beaucoup de lecteurs Français, notamment de Paris et d’Ile de France, mais aussi d’autres régions. Il y a beaucoup de nordistes (salut jseb !!!), et également pas mal de nordistes « expatriés » dans le reste de la France qui sont heureux de retrouver un contact avec leur région d’origine par mon blogue. Naturellement, je reçois la visite de nombreux belges une fois ! ou même plusieurs fois ! parce que je suis chez skynetblogs.be.

Mais on me lit de plus loin : USA (Hello Richard), Canada (ou Québec selon Ségolène !!!) (salut Olag !!!), et même au Liban.

 

Le Liban connaît de nouveau une période sombre. La liberté de ses habitants est menacée. Il n’est pas bon que des communautés sunnites et chiites s’affrontent sur le sol libanais, faisant des victimes. Cela ne peut que faire tragiquement penser à ce que se passe en Irak. Jamais le Liban ne doit connaître cela.

 

Port de Tyr

Prions, frères et sœurs, pour la paix au Liban, demandons à Dieu de protéger ses enfants. Le Liban est l’un des rares pays d’Orient où les chrétiens sont libres. L’un des seuls pays de cette région où les gens de différentes religions vivent en démocratie et en paix au lieu de se haïr et de se faire la guerre.

 

Seigneur mon Dieu, Toi le Dieu unique des croyants, remplis de paix tous tes enfants libanais, que les 17 communautés vivent entre elles de ton amour et de ta paix.

 

O Jésus, toi que nous, chrétiens de toutes confessions, reconnaissons comme le Messie, le Fils du Dieu vivant, renforce notre unité au-delà des différences, renforce la charité sincère entre les chrétiens du Liban de toutes confessions.

 

Notre-Dame du Liban, donne à l’Eglise du Liban, dont tu es la sainte mère, de briller continuellement comme un phare sur tout l’Orient. Que ta lumière soit l’espérance non seulement des chrétiens du Liban mais de tous les chrétiens d’Orient. Que ta lumière brille jusqu’en Occident, pour que les occidentaux n’oublient pas le berceau de leur civilisation et de leur foi.

 

Temple de Jupiter

 

Oui, je suis aussi très touché par le nombre impressionnant de visiteursde mon blogue qui ont quitté l’Eglise parce qu’ils n’y ont pas été accueillis ou compris, parce qu’on en les a pas aimé, parce qu’on les a exclu ou rejeté, en raison de leur homosexualité.

Il y en a tellement parmi vous, frères chrétiens homosexuels, qui avaient gardé la foi dans un coin de leur cœur, mais qui ne pouvaient plus la vivre dans la sainte Eglise catholique notre Mère. Grâce non pas à moi, parce que j’en serais bien indigne, mais grâce au Seigneur, des liens se tissent par nos blogues cathogays et nous formons vraiment une cyberparoisse.

Je suis très ému que certains parmi vous se soient « raccrochés » à l’Eglise ou y soient restés grâce à cette fraternité chrétienne qui existe entre nous. Je suis sûr que c’est l’Esprit Saint qui est à l’œuvre. Les temps sont très durs actuellement pour les homosexuels chrétiens qui veulent vivre dans l’Eglise, mais le Seigneur ne nous abandonne pas. Jésus sauve la prostituée sur le point d'être lapidée par les pharisiens et les docteurs de la loi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je vous propose le très beau psaume 70, dont des extraits sont chantés dans la liturgie de ce dimanche, ici dans son intégralité. Il reprend bien le respect de la vie et de la dignité de tout homme, il montre l’espoir qui vient de Dieu seul.

 

 

Sans fin, je proclamerai ta victoire et ton salut.

 

En toi, Seigneur, j’ai mon refuge :

Garde-moi d’être humilié pour toujours.

Dans ta justice, défends-moi, libère-moi,

Tends l’oreille vers moi, et sauve-moi

 

Mon Dieu, libère-moi des mains de l’impie,

Des prises du fourbe et du violent.

Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance,

Mon appui dès ma jeunesse.

 

Toi, mon soutien dès avant ma naissance,

Tu m’as choisi dès le ventre de ma mère ;

Tu seras ma louange toujours !

 

Pour beaucoup, je fus un prodige ;

Tu as été mon secours et ma force.

Je n’avais que ta louange à ma bouche,

Tout le jour, ta splendeur.

 

Ne me rejette pas maintenant que j’ai vieilli;

Alors que décline ma vigueur, ne m’abandonne pas.

 

Et moi qui ne cesse d’espérer,

J’ajoute encore à ta louange.

Ma bouche annonce tout le jour

Tes actes de justice et de salut.

 

Mon Dieu, tu m’as instruit dès ma jeunesse,

Jusqu’à présent, j’ai proclamé tes merveilles.

 

Si haute est ta justice, mon Dieu,

Toi qui as fait de grandes choses :

Dieu, qui donc est comme toi ?

01:33 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

26/01/2007

abbé Pierre (2)

 

La semaine de prière pour l’unité des chrétiens devait se terminer au centre Emmaüs. Le programme œcuménique a été bouleversé par la mort de l’abbé Pierre. Nous nous sommes retrouvés à l’Eglise Saint-Martin pour une veillée ce soir, avant les funérailles de l’abbé demain. Saint Martin, soldat romain qui partagea son manteau pour le donner à un pauvre, avant d’être plébiscité pour être consacré évêque de Tours, a sans doute été l’un des modèles de l’abbé Pierre.

 

L’Eglise est pleine, plus que je l’aurais imaginé. Auparavant, une marche silencieuse avait été organiséedepuis la stèle des droits de l’homme jusqu’à l’église. Sur le parvis, les compagnons se sont déplacés avec leurs tentes et ont déjà servi la soupe quand j’arrive. A l’intérieur, des gens de tous horizons et de différentes religions sont présents : l’abbé Pierre avait dépassé les clivages. L’église est dans la pénombre, c’est d’abord une veillée funèbre. Puis elle s’éclaire. Chants et témoignages, y compris de prêtres, se succèdent.

Ces gens-là ne mentent pas. Dans l’assemblée, plusieurs prêtres en civil sont là, discrètement : ils n’oublient pas que l’abbé Pierre était l’un des leurs. Pas de liturgie (et des chants d’une valeur musicale très faible hélas), mais des gestes humains : dépôt de fleurs et de veilleuses au pied d’un petit mémorial improvisé près de l’autel. Beaucoup de dignité, de sobriété. Etre là. Ca m’a rappelé un peu la veillée après la mort du pape Jean-Paul II. Des pensées bizarres me traversent la tête. Je suis là en me considérant comme exclu, puisque l’Eglise refuse la réalité homosexuelle en son sein. Drôle d’idée d’aller dans un lieu d’où les gens vous excluent. Mais l’abbé Pierre accueillait les homosexuels. C’est l’une des raisons qui m’ont fait assister à cette veillée. Et même si dans cette assemblée, la plupart des gens sont homophobes (mais qu’en sais-je ?), je vois au loin le tabernacle avec la petite lumière signe de la Présence réelle. Il suffit de lire le blogue de l’abbé Covens http://pere-walter-covens.skynetblogs.be/  (et les commentaires)

qui consacre ce jour un article bien pensant qui traite de l’homosexualité pour être conscient que bien souvent Jésus est notre seul véritable ami dans l’Eglise, et que notre combat pour le respect de la dignité de chaque être humain dans toutes ses dimensions nécessite une attention sans relâche.  Dans cette église, une pensée me vient « tu es le représentant des homosexuels, c’est ta responsabilité ». Que cela veut-il dure ?

 

Puisse le Seigneur nous envoyer beaucoup « d’abbé Pierre » et, comme le disait une personne ce soir « soyons tous des abbés Pierre ».

 

Nous avons chanté le Notre Père main dans la main. Dans la prière le Seigneur parfait notre unité et notre fraternités humaines imparfaites.

 

Ce soir, émission sur l’abbé Pierre sur France 2. La Boutin est là, mais elle fait attention à ne pas dire trop de conneries. Le séduisant Lambert Wilson survole le plateau par sa sensibilité et la sincérité de son témoignage. Tout en gardant le secret,  il con fie sa transformation spirituelle au contact de l’abbé Pierre, rencontré pour le tournage du film où il jouait son rôle. Bernard Kouchner est pas mal non plus.

 

Les consciences seront-elles enfin réveillés en France, selon le vœu de l’abbé Pierre. Il me semblait ce soir à l’église que déjà il intercèdait pour nous auprès du Seigneur pour que le combat de sa vie contre la pauvreté et les exclusions se poursuive.

 

Je rêve d’une Eglise qui retrouverait son vrai visage, qui aurait le souci des pauvres, des exclus de toute nature en actes autant qu’en paroles.

Je rêve de voir toutes nos églises ouvertes, au propre et au figuré, accueillant tous ceux qui s’y présentent. Nos églises sont des lieux public, on l’oublie parfois, qui ne sont pas réservés à une caste ou aux seuls chrétiens, mais ouverts à tous ceux qui le souhaitent.

Je rêve d’un accueil permanent des pauvres, des délaissés, et de tous ceux dont le Christ est si proche.  

 

Demain, funérailles « nationales » à Notre-Dame de Paris, en présence de hiérarques catholiques qui avaient traité notre bon abbé de gâteux et de vieillard sénile, en raison de sa liberté de parole dans son bouquin. Il en avait été si particulièrement affecté. Comme je travaille, je vais enregistrer la messe.

00:38 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (44) |  Facebook |

22/01/2007

abbé Pierre

Père, pourquoi personne ne veut mon amour ?

 

 

L’abbé Pierre (de son nom de code dans la Résistance pendant la seconde guerre mondiale) est mort ce matin.

On ne parle que de lui partout, je ne vais pas m’étendre, mais simplement rendre hommage à l’homme de Dieu, donné tout entier au Christ présent dans le prochain.

Un témoignage au moins est sincère : celui de sœur Emmanuelle.

 

 

« J’avais faim, et toi, abbé Pierre, tu m’as donné à manger

J’avais soif et tu m’as fait connaître Celui qui déjà demeurait en moi

J’étais un étranger, et tu m’as accueilli

Je n’avais pas de toit, et tu m’as logé

J’étais nu et tu m’as revêtu de la dignité des enfants de Dieu,

J’étais malade et tu m’as visité

J’étais prisonnier de la haine et de l'égoïsme des hommes, et tu es venu me voir

J’étais homosexuel, et tu m’as souri »

 

 

Merci Seigneur pour ton fils l’abbé Pierre que tu avais envoyé en mission auprès des exclus dont nous faisons partie.

Merci pour tout l’amour que tu nous as donné par lui.

Accueille le près de toi, Seigneur, dans ta lumière, nous t’en prions.  

Lux aeterna luceat eis, Domine :

Cum Sanctis tuis in aeternum : quia pius es.

Requiem aeternam dona eis, Domine :

Et lux perpetua luceat eis.

 

21:54 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

21/01/2007

entre 2 représentations

1ère répresentation aujourd'hui: tout s'est bien passé, les artistes sont contents, le public aussi! Dimanche, on remet ça, puis encore 6 fois étalées jusqu'en avril.

 

Ecorché vif. De plus en plus écorché vif. Elle m’a aidé à comprendre pourquoi, car elle est comme moi, cette amie chanteuse. Simplement, je ne supporte plus la moindre agression. Et de moins en moins depuis que j’essaie de m’accepter tel que je suis. La progression de l’acceptation de moi entraîne une meilleure acceptation de l’autre, et tout ce qui manque de considération envers le prochain comme frère aimé de Dieu me devient insupportable.

C’est difficile d’être écorché vif.

 

Le 21 janvier 1793, Louis XVI, roi de France, mourrait guillotiné sous la Révolution française. Quelque puissent être nos convictions, c’était un homme animé d’une authentique foi catholique, comme le montre son testament, écrit le jour de Noël 1792, que voici, dont la lecture, à mon sens, vaut la peine :

 

« Au nom de la très Sainte Trinité, du Père, du fils et du Saint Esprit. Aujourd’hui vingt-cinquième de décembre mil sept cent quatre vingt douze. Moi, Louis, XVIème du nom, Roi de France, étant depuis plus de quatre mois enfermé avec ma famille dans la Tour du Temple à Paris, par ceux qui étaient mes sujets, et privé de toute communication quelconque, même depuis le onze du courant avec ma famille. De plus impliqué dans un Procès dont il est impossible de prévoir l’issue à cause des passions des hommes, et dont on ne trouve aucun prétexte ni moyen dans aucune loi existante, n’ayant que Dieu pour témoin de mes pensées, et auquel je puisse m’adresser. Je déclare ici en sa présence, mes dernières volontés et mes sentiments.

 

Je laisse mon âme à Dieu mon créateur, et je le prie de la recevoir dans sa miséricorde, de ne pas la juger d’après ses mérites, mais par ceux de Notre Seigneur Jésus Christ qui s’est offert en sacrifice à Dieu son Père, pour nous autres hommes, quelque indignes que nous en fussions, et moi le premier.

 

Je meurs dans l’union de notre sainte Mère l’Église Catholique, Apostolique et Romaine, qui tient ses pouvoirs par une succession non interrompue de Saint Pierre auquel Jésus-Christ les avait confiés. Je crois fermement et je confesse tout ce qui est contenu dans le Symbole et les commandements de Dieu et de l’Église, les Sacrements et les Mystères tels que l’Église Catholique les enseigne et les a toujours enseignés. Je n’ai jamais prétendu me rendre juge dans les différentes manières d’expliquer les dogmes qui déchirent l’Église de Jésus-Christ, mais je m’en suis rapporté et rapporterai toujours, si Dieu m’accorde vie, aux décisions que les supérieurs Ecclésiastiques unis à la Sainte Église Catholique, donnent et donneront conformément à la discipline de l’Église suivie depuis Jésus-Christ. Je plains de tout mon coeur nos frères qui peuvent être dans l’erreur, mais je ne prétends pas les juger, et je ne les aime pas moins tous en Jésus-Christ suivant ce que la charité Chrétienne nous l’enseigne.

 

Je prie Dieu de me pardonner tous mes péchés, j’ai cherché à les connaître scrupuleusement, à les détester et à m’humilier en sa présence, ne pouvant me servir du Ministère d’un Prêtre Catholique. Je prie Dieu de recevoir la confession que je lui en ai faite, et surtout le repentir profond que j’ai d’avoir mis mon nom, (quoique cela fut contre ma volonté) à des actes qui peuvent être contraires à la discipline et à la croyance de l’Église Catholique à laquelle je suis toujours resté sincèrement uni de coeur. Je prie Dieu de recevoir la ferme résolution où je suis, s’il m’accorde vie, de me servir aussitôt que je le pourrai du Ministère d’un Prêtre Catholique, pour m’accuser de tous mes péchés, et recevoir le Sacrement de Pénitence.

 

Je prie tous ceux que je pourrais avoir offensés par inadvertance (car je ne me rappelle pas d’avoir fait sciemment aucune offense à personne), ou à ceux à qui j’aurais pu avoir donné de mauvais exemples ou des scandales, de me pardonner le mal qu’ils croient que je peux leur avoir fait.

 

Je prie tous ceux qui ont de la Charité d’unir leurs prières aux miennes, pour obtenir de Dieu le pardon de mes péchés.

Je pardonne de tout mon coeur à ceux qui se sont fait mes ennemis sans que je leur en aie donné aucun sujet, et je prie Dieu de leur pardonner, de même que ceux qui par un faux zèle, ou par un zèle mal entendu, m’ont fait beaucoup de mal.

Je recommande à Dieu, ma femme, mes enfants, ma Soeur, mes Tantes, mes Frères, et tous ceux qui me sont attachés par les liens du sang, ou par quelque autre manière que ce puisse être. Je prie Dieu particulièrement de jeter des yeux de miséricorde sur ma femme, mes enfants et ma soeur qui souffrent depuis longtemps avec moi, de les soutenir par sa grâce s’ils viennent à me perdre, et tant qu’ils resteront dans ce monde périssable.

 

Je recommande mes enfants à ma femme, je n’ai jamais douté de sa tendresse maternelle pour eux ; je lui recommande surtout d’en faire de bons Chrétiens et d’honnêtes hommes, de leur faire regarder les grandeurs de ce monde ci (s’ils sont condamnés à les éprouver) que comme des biens dangereux et périssables, et de tourner leurs regards vers la seule gloire solide et durable de l’Éternité. Je prie ma soeur de vouloir bien continuer sa tendresse à mes enfants, et de leur tenir lieu de mère, s’ils avaient le malheur de perdre la leur.

 

Je prie ma femme de me pardonner tous les maux qu’elle souffre pour moi, et les chagrins que je pourrais lui avoir donnés dans le cours de notre union, comme elle peut être sûre que je ne garde rien contre elle si elle croyait avoir quelque chose à se reprocher.

Je recommande bien vivement à mes enfants, après ce qu’ils doivent à Dieu qui doit marcher avant tout, de rester toujours unis entre eux, soumis et obéissants à leur mère, et reconnaissants de tous les soins et les peines qu’elle se donne pour eux, et en mémoire de moi. Je les prie de regarder ma soeur comme une seconde mère.

 

Je recommande à mon fils, s’il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, qu’il doit oublier toute haine et tout ressentiment, et nommément tout ce qui a rapport aux malheurs et aux chagrins que j’éprouve. Qu’il ne peut faire le bonheur des Peuples qu’en régnant suivant les Lois, mais en même temps qu’un Roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son coeur, qu’autant qu’il a l’autorité nécessaire, et qu’autrement, étant lié dans ses opérations et n’inspirant point de respect, il est plus nuisible qu’utile.

 

Je recommande à mon fils d’avoir soin de toutes les personnes qui m’étaient attachées, autant que les circonstances où il se trouvera lui en donneront les facultés, de songer que c’est une dette sacrée que j’ai contractée envers les enfants ou les parents de ceux qui ont péri pour moi, et ensuite de ceux qui sont malheureux pour moi. Je sais qu’il y a plusieurs personnes de celles qui m’étaient attachées, qui ne se sont pas conduites envers moi comme elles le devaient, et qui ont même montré de l’ingratitude, mais je leur pardonne, (souvent, dans les moment de troubles et d’effervescence, on n’est pas le maître de soi) et je prie mon fils, s’il en trouve l’occasion, de ne songer qu’à leur malheur.

 

Je voudrais pouvoir témoigner ici ma reconnaissance à ceux qui m’ont montré un véritable attachement et désintéressé. D’un côté si j’étais sensiblement touché de l’ingratitude et de la déloyauté de gens à qui je n’avais jamais témoigné que des bontés, à eux et à leurs parents ou amis, de l’autre, j’ai eu de la consolation à voir l’attachement et l’intérêt gratuit que beaucoup de personnes m’ont montrés. Je les prie d’en recevoir tous mes remerciements ; dans la situation où sont encore les choses, je craindrais de les compromettre si je parlais plus explicitement, mais je recommande spécialement à mon fils de chercher les occasions de pouvoir les reconnaître.

 

Je croirais calomnier cependant les sentiments de la Nation, si je ne recommandais ouvertement à mon fils MM de Chamilly et Hue, que leur véritable attachement pour moi avait portés à s’enfermer avec moi dans ce triste séjour, et qui ont pensé en être les malheureuses victimes. Je lui recommande aussi Cléry des soins duquel j’ai eu tout lieu de me louer depuis qu’il est avec moi. Comme c’est lui qui est resté avec moi jusqu’à la fin, je prie MM de la Commune de lui remettre mes hardes, mes livres, ma montre, ma bourse, et les autres petits effets qui ont été déposés au Conseil de la Commune.

 

Je pardonne encore très volontiers à ceux qui me gardaient, les mauvais traitements et les gênes dont ils ont cru devoir user envers moi. J’ai trouvé quelques âmes sensibles et compatissantes, que celles-là jouissent dans leur coeur de la tranquillité que doit leur donner leur façon de penser.

 

Je prie MM de Malesherbes, Tronchet et de Sèze, de recevoir ici tous mes remerciements et l’expression de ma sensibilité pour tous les soins et les peines qu’ils se sont donnés pour moi.

 

Je finis en déclarant devant Dieu et prêt à paraître devant Lui, que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancés contre moi. »

 

Des messes célébrées à sa mémoire, à la basilique de Saint Denis ou à la chapelle expiatoire,  je retiens celle-ci, célébrée à l’endroit exact ou le roi fut guillotiné :

 

place de la Concorde

Statue Rouen Brest, face à l'hôtel de Crillon

dimanche 21 janvier 2007 à 15 heures 15

Messe célébrée par l'abbé Néri avec le concours de la chorale de l'abbé Michel.

 

Lux aeterna luceat eis, Domine :

Cum Sanctis tuis in aeternum : quia pius es.

Requiem aeternam dona eis, Domine :

Et lux perpetua luceat eis.

 

02:14 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

18/01/2007

ENTRE DEUX REPETITIONS

 

Brèves nouvelles entre 2 répétitions, car je suis submergé, en déficit de sommeil et n’ai pas le temps de rédiger d’article avant samedi ou dimanche « entre 2 représentations ».

 

Très énervé par de multiples choses, je passe par un panel de sentiments contrastés ces jours-ci.

 

 

Au chapître homophobie :

 

-          J’ai écrit à Monsieur Christian VANNESTE, député UMP,

-          http://vanneste.over-blog.org:80/

-          Encore un chrétien plein de bonnes intentions persuadé de son bon droit. Ses réponses sont courtoises, pondérées et polies, mais la déontologie m’interdit de les reproduire ici. Ecrivez lui pour vous faire votre propre opinion.

-          A consulter pour les commentaires que j’y ai laissé et pour ses réponses :

-          http://pere-walter-covens.skynetblogs.be

-          la facade est jolie, l’intérieur de la pensée de monsieur Covens nettement moins. Allez y, ça vaut la peine.

 

N'oublions pas jusqu'ou peut aller l'homophobie:

 

http://www.triangles-roses.org/

 

 

http://www.xiii.net/matthew/texte.htm

 

Et pourtant, aujourd’hui débute la semaine de prière pour l’unité des chrétiens :

 

affiche 2007

 

UT UNUM SINT

 

Comment y croire alors que tant de haine, d’incompréhension et d’intolérance circulent dans l’Eglise catholique jusque chez ceux qui ont pour mission d’annoncer la Bonne Nouvelle, l’amour de Dieu pour tout l’humanité…nous en sommes très loin, tellement loin que je réfléchis de nouveau depuis quelques jours à quitter l’Eglise catholique romaine pour rejoindre une autre confession chrétienne où l’air est respirable, où l’on nous offre autre chose qu’un strapontin, quand ce n’est pas la rue comme cela vient d’arriver en Italie où un évêque a interdit des réunions de prières d’une groupe d’homosexuels dans une paroisse. Quelle hypocrisie, encouragée par l’Eglise : tant que vous n’êtes pas visibles, ça va ! Mais pour Dieu, ça ne change pas. Il voit tout ! N’ayons pas honte d’être simplement ce que la nature a fait de nous ! Nous n’en sommes en aucun cas responsables et je réaffirme ici que nous devons être vigilants face aux fausses doctrines qui prétendent qu’on peut changer d’orientation sexuelle. C’est extrêmement dangereux pour la personne qui tenterait une telle expérience.

 

02:11 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

14/01/2007

4h17

La nuit dernière, la cap des 20.000 visiteurs sur ce blogues a été franchie, discrètement...merci à vous tous! Puissions-nous continuer à échanger fraternellement!

 

Il est 4h17, et je ne dors toujours pas.

Pourquoi cette heure ? Ordinateur éteint hier à 4h17, aujourd’hui ouvert à la même heure pour cet article.

Rire public et larmes sans public. Emmerder le moins possible les autres : pas toujours facile.

La fierté aura tout gâché. Est-il écrit que je doive souffrir en écorché vif tant que je suis sur terre ?

Trop mal pour ne pas téléphoner à l’homme de Dieu : ouf ! il est au bout du fil ! Sa conversation me fait du bien, mais devant l’ampleur de la tâche, il ne peut cette fois répondre complètement par téléphone. Il va réfléchir et m’écrire.

« Tu ne m’embêtes pas » m’a dit le frère après que j’ai eu le temps de m’exposer entre la répétition et le resto. « merci de m’avoir écouté ».

Les larmes ruisselaient : comment résister ? Sur le plateau, d’une humeur massacrante, il fallait tenir coûte que coûte : ils n’y étaient pour rien et ne pouvaient comprendre que ma sensibilité exacerbée comme jamais ils n’avaient vu était proportionnelle à ma douleur pour eux inconnue. Pas envie d’aller à cette soirée d’après répétition. Mais le frère était là et dans tous les cas, il fallait être présent. 2 Leffe plus tard et après quelques conversations avec ce qui étaient près de moi à table, j’étais beaucoup mieux.

Mémoire défaillante car manque de sommeil et trop de choses à retenir, mémoire encombrée : comment faire le ménage et le rangement dans ma tête ?

Trop dure la vie.

Détour pour le déposer afin qu’il puisse dormir chez lui, avec sa famille. Face à mes doutes sur ma voix, il me dit :

« L’essentiel c’est ce que toi tu penses, car c’est vrai »

 

Je laisse le mot de la fin au ténor français Roberto ALAGNA, que j’ai écouté à la télévision en rentrant de la répétition hier soir :

 

«  Etre chanteur d’Opéra, ce n’est pas une profession, mais une vocation, car il y a quelque chose de divin. C’est pour cela qu’on appelle les chanteur divo ou diva ».

 

04:52 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

11/01/2007

ténèbres et lumières

La place blanche devint noire en même que le jour devint nuit.

Plus de dorures, plus d’enluminures.

Est-ce que j’existe sans ?

Je ne vois plus ni les gens ni rien d’autre.

La veille, je t’avais priée dans la confiance, et en ce jourje me suis agenouillé dans les lieux mêmes !

Je dois te faire confiance et lui faire confiance dans la nuit, à la lueur des pauvres veilleuses que je te dépose à chaque fois que je viens te prier dans cette église.

La valise est remplie d’inutile, si précieux pourtant l’heure d’avant.

Au retour de ce voyage, je savais qu’une lumière serait là. Oh ! si éphémère ce soir et malgré tout la plus importante de toutes.

Or ce n’est pas un grand luminaire, ni même un soleil.

Juste un rayon. Mais je me suis pris des coups…de soleil. Même cette lumière si petite de ma grande espérance me blesse de coups brûlants.

J’ai besoin de ce rayon de soleil.

Il est 4h17, et je ne dors toujours pas.

 

Dimanche, avec ce fâcheux décalage entre le calendrier romain et le calendrier francophone, nous fêtions donc l’Epiphanie. Mais à Rome, on fêtait le baptême du SEIGNEUR.

A la messe de l’Epiphanie, le baptême d’un adulte était célébré ! Il s’agissait d’un étudiant chinois, qui doit retourner bientôt dans son pays après ses études en France. En quelques mois, il est devenu chrétien. Sa maman s’est convertie il y a quelques années, et à son tour, il voudrait faire connaître le Christ à sa fiancée, restée à Singapour.

La messe avait une dimension particulière car cet étudiant est également en lien avec la paroisse de Saint Germain des Prés à Paris, dont le curé s’était spécialement déplacé pour concélébrer ici. C’est le vicaire épiscopal du lieu qui a procédé au baptême.

C’est la 3ème fois en quelques années que qu’un non baptisé est touché en rentrant dans cette église et en ressort croyant, ou du moins en recherche. Rien n’est trop beau pour Dieu et cette beauté a donc été pour la 3ème fois (le 2ème  en 2 ans) chemin de conversion, voie d’accès à la foi catholique.

 

Rendons en grâce à Dieu et prions pour les convertis comme pour ceux qui ont besoin de conversion.

 

La liturgie était à la hauteur de l’évènement : beauté en accord avec celle de l’édifice, pour permettre à nos prières de s’élever comme l’encens, bien évidemment présent en cette fêtes des mages !

 

Petite anecdote : au début la messe, on avait fort logiquement prévu le rite pénitentiel N°4 prévu par le missel romain : l’aspersion.

M’inclinant au passage du prêtre, je fus copieusement arrosé sur mes cheveux, et j’ai éprouvé un réel réconfort de recevoir cette eau baptismale pour demander pardon de mes péchés.

 

01:50 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

06/01/2007

EPIPHANIE

Un Petit mot avant mon départ pour la répétition.

Aujourd’hui, nous fêtons la solennité de l’EPIPHANIE, sauf dans les pays francophones où c’est le 1er ou 2ème dimanche de janvier, sans doute en raison du caractère non férié du 6 janvier. C’est un peu dommage de perdre cette unité de date, alors qu’à Rome ou en Pologne et dans la plupart des pays, c’est bien le 6 janvier, 12ème jour symboliquement retenu pour la visite des mages venus d’Orient. On ne sait presque rien sur eux, ni combien ils étaient.

La Tradition en a retenu 3, et on le représente sous les traits d’un mage de type européen, un de type africain, et un de type asiatique, afin de montrer que c’est bien toute l’humanité, sans exception, sans exclusion d’aucune sorte, qui est appelé à venir adorer le Seigneur Dieu en son Fils Jésus, venu pour sauver tous les hommes.

Je viens de mettre nos trois rois dans la crèche, j’aime les crèches, c’est un lieu de recueillement paisible et joyeux dans nos maisons et nos églises.

Personne n’est exclu du Royaume car tous sont appelés à accueillir le Seigneur comme on accueille un petit enfant qui vient de naître.

 

Avec les mages, partons joyeusement à la rencontre du Seigneur.

Comme eux, nous marchons dans la nuit.

Mais avec eux, laissons-nous guider par la lumière qui nous mène à celui qui est la lumière :

 

DEUM DE DEO

LUMEN DE LUMINE

DEUM VERUM DE DEO VERO

 

Avec eux, disons :

 

« Nous avons vu se lever son étoile, et nous sommes venus adorer le Seigneur »

 

Bonne et sainte fête de l’Epiphanie à toutes et à tous !

17:36 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

05/01/2007

résolutions!

 

Pas de trêve des confiseurs pour les catholibans, homolibans, intégristes et autres totalitaristes de tout poil. Même en cette période de vœux, rien ne les arrête !

Je commence à en avoir assez de devoir toujours réexpliquer l’objet et la déontologie des blogs. C’est donc la dernière fois. Dorénavant, je ne répondrais plus à aucun commentaire qui ne correspond pas à l’esprit de ce blogue, et, en tant que propriétaire du blogue, je me réserve le droit de supprimer tout commentaire désormais sans aucune explication, à la manière de Cathogay (voir mes liens), que je rejoins tout à fait dans sa manière de procéder car je n’ai pas à me justifier

 

-          ce blogue est celui d’un homosexuel catholique : il fait partie de facto de l’Eglise catholique (que celle-ci le veuille ou non). La foi catholique y est proposée sans esprit de conquête (ce qui n’est pas le cas d’intervenants d’autres religions dans leur commentaires, où seul l’esprit de conquête par la négation de l’autre dans sa différence compte). C’est un lieu d’Eglise.

-          J’y exprime à la fois mes propres convictions et les dogmes officiels de l’Eglise.

-          C’est avant tout mon journal. J’y partage ce que je vis dans la confiance la plus totale dans mes lecteurs. Je m’aperçois hélas que cette confiance est parfois mal placée.

-          Mon blogue n’est donc pas destiné à être un forum de discussion. J’ai rappelé déjà par le passé qu’il est d’abord un lieu d’accueil et de partage pour tous les chrétiens homosexuels, mais aussi un lieu d’écoute et de soutien pour tout homosexuel. Ce blogue fait partie de la communion invisible de l’Eglise et constitue un maillon de ce que je me plais à appeler un « cyber synode cathogay permanent », qui permet aux chrétiens homosexuels d’avancer, de réfléchir et de vivre notre orientation sexuelle là où l’Eglise nie notre réalité. Ce blogue est « gayfriendly »

-          Au sujet des commentaires : afin d’assumer vos commentaires, tout commentaire devra comporter au minimum un nom et une adresse email. Dans le cas contraire, même digne d’intérêt, il sera supprimé. Les commentaires non conformes  à la déontologie des blogues en général et à l’esprit du mien en particulier seront détruits sans autre formalité, dans l’attente de la modération des commentaires que skynet devrait rendre possible en 2007. Il est évident que je laisse la possibilité de commenter, car 83% d’entre vous juge mon blogue bon ou excellent, et il y a la même proportion de commentaires constructifs.

-          Je tiens à remercier tous ceux qui interviennent positivement sur ce blogue, qui ouvrent parfois un débat intéressant, où nous pouvons avancer sans a priori, dans un esprit d’ouverture fraternel. Je remercie du fond du cœur ceux qui m’ont écrit personnellement pour m’apporter soutien et réconfort.

 

Ce 1er janvier, joie de la 1ère messe de l’année à la chapelle mariale. Beauté des chants et de la liturgie. La chapelle est pleine et tout le monde chante de bon cœur et prie avec ferveur. Quand je vois tous ces gens venus à cette messe, leur ferveur, vraiment, je vois que Marie attire à elle tous ses enfants pour les conduire à son fils Jésus. Oui, Sainte Marie, mère de Dieu, que nous avons fêtée solennellement en ce jour, est bien la

 

THEOTOKOS

Θεοτόκος

 

J’ai décidé de lui consacrer désormais mon blogue sous ce vocable. L’icône que j’ai mise pour les vœux et que je remets ici aujourd'hui figure maintenant de façon permanente ici à droite.

A la fin de la messe, où j’étais chantre, ça recommence : cette ancienne directrice d’une école privée m’avait pris pour un séminariste !!! Mais une des mes collègues de travail à la retraite avait vendu la mèche… Même sans aube et sans col romain !!!

 

Je le fais rarement, mais pour une fois, je voudrais me fixer des « bonnes résolutions » pour 2007 !

-          arriver à l’heure, moi qui suis presque toujours en retard toujours et partout

-          faire les choses au fur et à mesure au lieu de les accumuler

-          dormir et me reposer !!!

 

C’est déjà pas mal !

 

Le 2 janvier, 1ère répétition de l’année, pour un opéra qui sera représenté une dizaine de fois entre janvier et avril. A ce sujet, comme nous répétons presque tous les jours, et en plus de mon travail et d’autres activités musicales, il y aura moins souvent des articles en janvier ; n’en soyez pas étonnés (voir résolution 3 !). Pour l’anecdote, les 1ères répétitions sont assez amusantes, car les filles nous ont rejoint pour ce choeur, mais elles ne comprennent pas toute la subtilité de nos fous rires !!! et pour cause !!!

15:12 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

04/01/2007

oecumenisme

Face à l'agressivité de plusieurs intégristes ou sectaires qui interviennent actuellement sur mon blog (voir ci contre les comentaires), sans aucun rapport avec les sujets, traités, je reppelle que l'oecuménisme concerne les Eglises reconnues qui figurent d'ailleurs toutes dans mes liens:

- Eglise catholique

- Eglise anglicane

- Eglise orthodoxe

- Fédération protestante

 

On ne peut s'affirmer chrétien et promouvoir le dialogue oecuménique que si on fait partie d'une Eglise, et non d'une secte chrétienne non reconnue.

 

La différence est très claire: avec les chrétiens de différentes, le dialogue est constructif et porte du fruit. Chez les chrétienliban et homolibans, il n'existe que la volonté totalitaire de nier la réalité homosexuelle et d'imposer ses vues, sans respect ni des personnes, ni de leur foi.

 

Créez des blogues intolérents ailleurs, ici, pas de place pour la méchanceté d'aucune espèce, toute la place est occupée par notre Seigneur, car ce blogue est catholique.  

 

Dans l'attente de la modération des commentaires par skynet, nous sommes malheureusement à la merci de ces personnes mal intentionnées.

15:37 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

31/12/2006

meilleurs voeux

Impossible de tout écrire : tout s’enchaîne trop vite. Lever vers 11h, je suis en progrès, mais je suis à deux doigts de l’arrêt de travail pour surmenage. Ma voix est surmenée mais demain il me faudrait chanter.

Après la Sainte Famille, nous fêtons ce 1er janvier Sainte Marie, mère de Dieu, appelée par l’unique Eglise d’alors THEOTOKOS, depuis le 4ème siècle. J’aime à chaque 1er janvier me mettre avec tous mes proches sous la protection de Marie. Ce matin, je chanterai la messe de cette solennité dans la chapelle de Notre-Dame.

 

Je voulais faire une rétrospective mais il faudrait plus de temps.

-          Moi qui ne vais jamais au cinéma, je retiens le séisme du film Brokeback Mountain. Dans ce film, il y TOUT. A revoir, à digérer…

-          Mon blogue et l’interactivité grâce à internet. Dieu se sert d’internet !

-          J’ai peur d’oublier quelqu’un, donc je ne nomme personne, mais je voudrais dire la joie que j’ai eu de vous rencontrer, soit réellement, soit par courriel ou au téléphone, soit par nos blogues. Mais sachez que vous comptez chacun individuellement et que je ne vous oublie pas dans mes prières quotidiennes, même si nos contacts ne sont pas fréquents.

 

MEILLEURS VŒUX A TOUTES ET A TOUS, DANS L’AMOUR, LA PAIX ET LA JOIE DU CHRIST SAUVEUR

 

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30/12/2006

SAINTE FAMILLE

Epuisé je me suis levé à près de 14 heures…Je n’avais pas dormi depuis le jour où le rose devint gris en 2 minutes….pas de nouvelles, hélas ! Pourquoi ? Pourtant…Suis-je condamné à souffrir ? Je m’étais blindé inconsciemment pour ne pas souffrir. Maintenant que j’ai le cœur livré, puis-je aimer sans souffrir ? Est-ce la fin d’année ? Tant de choses dans ma tête qui me désespèrent et m’effraient tant il me faut retrousser mes manches pour m’en sortir. Impossible : il me faudrait des journées de 48h. Vais-je retrouver un rythme où je pourrais respirer en 2007 ?

 

Bon, j’arrête de vous casser les pieds avec mes problèmes…Ce dimanche, nous célébrons la SAINTE FAMILLE.

A cette occasion, je vous propose une réflexion du frère Philippe LEFEBVRE, dominicain (celui-là même qui a écrit des propos très intéressants sur l’homosexualité).

 

Le discours chrétien ambiant a-t-il rapport avec la Bible qui est supposée être sa fondation et sa source ? Beaucoup de choses se disent dans les milieux croyants, sans que cela soit toujours confronté à la Parole biblique, vérifié et vivifié par elle. Il n’y a rien là que de très normal ; quand un groupe se recommande d’un texte fondateur, le commentaire issu de ce texte tend à acquérir sa propre force et à s’imposer au détriment de la parole originelle. il convient alors de retourner au livre ; le mouvement est difficile, voire douloureux, il est aussi passionnant et vital. Inaugurons cette série avec cette première question :

 

LA SAINTE FAMILLE : UN EXEMPLE ?

Une des premières prédications que j’ai dû assurer devant un large public eut lieu le jour de la Sainte Famille (le dimanche qui suit Noël). L’oraison de cette fête propose la Sainte Famille comme exemple et invite à pratiquer comme elle les vertus familiales. Si l’on tient compte des textes évangéliques présentant la Sainte Famille, comment faire pour la donner comme modèle ?

La jeune femme y est enceinte avant le mariage, le fiancé n’est pas le père de l’enfant à naître, la fécondité est réduite au minimum : un seul fils, le couple n’aura d’ailleurs pas d’autres enfants puisqu’il vit dans la chasteté. Pour achever de brouiller les pistes, cette famille, donnée comme idéal pour des couples chrétiens, est juive.

Bien entendu, nous connaissons le déroulement des événements selon lesquels Marie est devenue mère de Jésus. Mais pour qui commence à entrer dans l’Évangile, il est étrange d’entendre parler d’exemple. Marie et Joseph ont assumé avec Dieu une situation qui les mettait apparemment en porte-à-faux avec la loi de Moïse qu’ils étaient si soucieux de suivre. Les textes évangéliques nous placent donc aux antipodes de toute « application » simple (« il n’y aurait qu’à » vivre comme la Sainte Famille). Ils empêchent toute parole conquérante : on ne peut exhiber en archétype familiale une famille atypique.

Est-ce à dire qu’il faut renoncer à croire ce que les Évangiles nous disent de la Sainte Famille ? Ou bien en conclura-t-on qu’une certaine latitude est finalement donnée pour les familles ?

En quoi Marie et Joseph sont-ils imitables ? En leurs capacités à prendre des chemins inattendus qui n’appartiennent qu’à Dieu et à eux. Un couple qui vit à l’exemple de la Sainte Famille ne « s’obtient » pas par la mise en œuvre de recettes répertoriées, qui auraient été illustrées en haut lieu. Il serait plutôt la rencontre sans pareil d’un homme et d’une femme prêts à assumer, avec Dieu seul comme lumière, les situations qui se présentent, même si elles paraissent différentes de ce qu’on imagine être la forme du bien.

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29/12/2006

SAINTS INNOCENTS

 

J’avais oublié que c’était l’octave de Noël.

Toujours pas de sommeil depuis le jour oèu le rose est devenu gris. Pourtant, ça va…ne pas penser, mais aimer et se laisser aimer. Prier dans la confiance et rendre grâce comme Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.

 

Petit flah-back du jour de Noël. La messe, tellement centrale. Je n’imagine pas Noël sans messe ! Ah ! je crois bien que la messe est pour moi une nécessité vitale !Je ne paux décrire quelle différence ça fait ! Le prêtre « animophobe célébrait cette messe, 12 heures après l’autre.

Après :

 

« Aujourd’hui un sauveur nous est né, c’est le Christ, le Seigneur »

 

nous chantons à présent :

 

« La terre entière a vu le sauveur que Dieu nous donne »

 

Belle liturgie, malgré le manque de ministres. J’attends l’aube, blanche, mais il est midi.

La famille est réunie au grand complet, ce qui fait une petite table. L’enfant ne m’a pas demandé aujourd’hui « pourquoi t’as pas de femme ? »

Et ne pas être soi, mais toujours un autre pour les autres que celui qu’on est.

 

 

Ce jeudi, nous fêtions les Saints Innocents, massacrés par Hérode qui avait tout simplement peur que Jésus prenne sa place. Cet appel, parfois si fort que je dois demander pardon au Seigneur de ne pas pouvoir y répondre, m’a fait assister aux vêpres et à la messe au Mont des Cats. Ornements liturgiques couleur sang, celui des martyrs. Les enfants nés ou à naître, dès notre conception, nous sommes enfants de Dieu : Marie la 1ère l’a compris en elle. Elle a compris que la plus petite vie était la plus précieuse de toute, parce qu’elle vient de Dieu.

 

J’ai ici une « anecdote ». Un ami m’appris que j’avais rédigé mon article sur la dignité de toute vie dès sa conception le jour de la fête de Santa Maria de Guadalupe, au Mexique. Je ne connaissais pas bien son histoire. En fait, Marie est bien la 1ère défenseur de la vie, car elle est apparue spécialement pour faire cesser les sacrifices humains de la civilisation amérindienne, tellement insatiables qu’à cette époque la démographie était en danger. Aujourd’hui, les sacrifices humains existent toujours, mais ce que l’œil ne voit pas laisse indifférent et il est facile de ne pas vouloir voir.

 

Prions inlassablement Marie, protectrice de la vie, pour toutes celles dont la mission est de porter la vie Priosn pour celles qui ont détruit la vie au lieu de l’accueillir. Prions les Saints Innocents pour tous les plus petits, dont la voie silencieuse crie vers le Père.

 

Le père abbé n’est pas là, c’est un grand voyageur. Par contre, le monde est très petit, car il y avait le prêtre de Noël dans les stalles ! Plus deux femmes (un peu bigottes, Dieu me pardonne) de ma ville, dont l’une au moins a dû avoir vent de mon homosexualité via la communauté charismatique où j’ai eu la mauvaise idée de me confier un jour avec prières pour sortir de l’homosexualité. Le malaise avait été extrême, la « séance » avait dû être arrêtée.

Le silence…quel silence ! On peut « respirer Dieu  », troublé à la sortie dans les couloirs. Ca m’énervait  ce bruit. Quand je vais là, il ma faut un peu de temps pour atterrir après (en général, le trajet suffit). L’église abbatiale était remplie. Personnellement, je me sens plus à l’aise pour prier avec une communauté religieuse qu’en paroisse. Au moins, là, on peut prier. Parfois, dans certaines paroisses, je n’ose pas vivre ma foi à cause du regard des autres. C’est pour ça qu’on me prend pour un séminariste ou un dominicain. Aujourd’hui, je suis sûr que des gens de l’assemblée on pensé cela, car je me suis laissé aller à prier entièrement.

 

La communion…je suis toujours impressionné que le Seigneur fasse à chaque fois de nous des tabernacles vivants, de chair et de sang. Jésus, si fragile en nous, encore plus fragiles.

 

En ce moment, je réfléchis à la question de la culpabilité. Ah ! Si je pouvais me laisser aimer, si je me « lâchais » au lieu d’être encore trop coincé, avec le risque d’implosion.

 

En écho à ma colère désespérée, lors de la communion du jour de Noël, et malgré la difficulté que j’ai eu à dire à minuit dans un soupir « je crois en l’Eglise, une sainte, catholique et apostolique »je Lui ai dit à midi malgré moi :

 

« Je crois que je t’aime »

 

Et ce soir dans l’abbaye, Jésus a essayé de ma parler, mais je n’ai pas bien compris. J’ai compris qu’il voulait que je sois dans la joie. J’ai cru comprendre que c’était un péché de ne pas être dans la joie, que c’était pécher que de penser au péché au lieu d’aimer. Mais je n’ai pas bien compris de quoi je devais ou non me sentir coupable.  C’est difficile de recevoir le Seigneur 5/5 ! je l’ai reçu là 3 ou 4/5, ce qui n’est déjà pas si mal ! Rassurez-vous, je n’ai pas de vision, c’est un cheminement intérieur.

 

00:49 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

25/12/2006

pas de paix dans mon coeur

 

Envie d’écrire au retour de la messe de minuit, malgré celle du jour tout à l’heure où je chante aussi. Alors que je suis hyper stressé en raison de mon surmenage et du fait que je n’arrive plus à faire tout ce que j’ai à faire, j’avais éprouvé une paix joyeuse dimanche matin à la messe du 4ème dimanche de l’Avent. Messe simple.

Cette nuit, tout avait bien commencé.

De nouveau une grande paix qui m’envahit en voyant la beauté de la célébration, au moment de l’encensement des dons.

Tout était très beau, des chants aux ornements, en passant à la musique. Mais à l’intérieur…après la messe, j’explique à ce prêtre que je dois me lever pour soigner mon chat puis me recoucher pour me reposer (nous nous revoyons dans la même église pour la messe du jour). Il me répond « il n’y a qu’à le laisser mourir ». Je suis encore sous le choc. « qui n’aime pas les bêtes n’aime pas les gens » dit le proverbe. Je lui ai dit que l’Eglise enterrait bien les gens comme des bêtes (voir mon article précédent). Je veux bien comprendre qu’il soit choqué que l’on dépense de l’argent pour les animaux alors que lui, qui est médecin, en manque sans doute pour ses recherches et soins de personnes très gravement malades. Mais qu’est-ce que c’est que cette Eglise ? Est-ce mal d’avoir de l’amour pour les animaux ? Tout à l’heure, je vais lui demander s’il veut supprimer les vétérinaires. Ce n’est pas de l’acharnement thérapeutique, puisqu’on peut soigner le chat pendant des années. Cette petite bête est venue mettre bas dans mon jardin il y a quelques années et s’est installée chez moi. Je me demande parfois sur quelle planète je vis et ce que je fais dans une Eglise qui prône l’amour mais n’aime pas. Je suis loin d’être parfait et je ne juge même pas ce prêtre. Simplement, ça me rend triste. Ma joie de Noël en est ternie. Je vais finir par croire qu’il n’y a que chez les homos qu’on peut trouver un peu d’humanité, parce qu’il faut bien se rendre à l’évidence, sans tomber dans les clichés ou les caricatures, que nous sommes majoritairement plus sensibles que l’ensemble de la population, c’est du moins ce que je constate.

Décidément, je suis bien étranger à cette Eglise là.

 

Il me reste ma crèche, mes crèches que j’ai installées à la dernière minute et mon 1er sapin. La petite crèche de Bethléem en bois d’olivier et ma toute nouvelle crèche à laquelle j’ai ajouté 4 santons. Elle est très belle. J’essaierai de vous montrer des photos, mais ce n’est pas pour tout de suite. Il y a aussi ma crèche vitrail, visible de l’extérieur. Celle-là, la voici : 

 

crèche-vitrail

 

Malgré tout, à vous et à tous vos proches,  de nouveau

 

JOYEUX NOEL

 

Ouvrez sans cesse votre cœur au Seigneur et épanchez-vous sur Lui, car  Il est le seul capable de recevoir tout ce que nous sommes.

Ayons confiance dans notre meilleur ami venu pour nous sauver. Quand nous nous sentons seuls, rappelons-nous que notre meilleur ami, Jésus le Christ, nous aime. Il est venu pour le salut de tous et de chacun particulièrement. Il s'est fait le plus petit d'entre nous et il aime les petits.

02:48 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

24/12/2006

JOYEUX NOEL!

Consterné. Je suis consterné par la décision de l’Eglise de refus de funérailles religieuses pour Pierre WELBY en Italie, au motif qu’il a demandé à être euthanasié. Sans ouvrir le débat qui demande des développements conséquents, je suis choqué. Moi aussi je suis défenseur de la vie de la conception jusqu’à la mort, mais pourquoi refuser des funérailles religieuses à cet homme qui les avait expressément demandé dans ses dernières volontés ?

Je ne veux pas juger mon Eglise, mais tant de froideur et d’exclusion m’attristent profondément.

 

Heureusement, Il est venu, Celui qui est plus grand que tout amour.

Le Verbe s’est fait chair et Il a habité parmi nous.

 

JOYEUX NOEL A TOUTES ET A TOUS !

 

Que l’amour, la joie et la paix de l’Emmanuel règne dans nos cœurs !

 

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23/12/2006

VENEZ DIVIN MESSIE

 

 

Pas assez de jours pour tout raconter. Le calendrier liturgique se bouscule. Comme le faisait remarquer justement Crocki, le 4ème dimanche de l’Avent est tout proche de Noël. A peine finies les dernières messe de ce dimanche que commenceront les 1ères célébrations de la Nativité. Ce dernier dimanche de l’Avent, la prière d’ouverture (ou collecte) est pratiquement celle qui conclut l’Angelus.

Jeudi, répétition de la messe de Minuit. Pour la 3ème fois depuis le jour où le rose est devenu gris, je suis entré dans une Eglise. Un peu apaisé, oubliant ma tristesse pour « ne pas penser ». Est-ce que j’aime le Seigneur ? Ma façon de l’aimer, c’est de le laisser m’aimer, autant qu’il le souhaite. Ce n’est déjà pas facile, je voudrais l’aimer plus et mieux, ayant la grâce de parler si familièrement avec Jésus. Penser à préparer la venue du Seigneur. Une bien belle liturgie en préparation qui devrait permettre la participation du plus grand nombre. Il faut tenir compte de l’assemblée de Noël, très composite, sans rien dénaturer. En fait, je ferai le lien entre la chorale et l’assemblée, que j’aiderais à chanter. De minuit à midi : je serai de nouveau à l’église pour la messe du jour cette fois ! Les lectures et le psaume sont différents. Il faut assurer pour  l’une des solennités majeures de la liturgie chrétienne. J’attache beaucoup d’importance à la messe du

 jour de Noël.

 

Ce matin, j’ai « pensé » tout de même…

-          à ma grand-mère, qui nous a quitté il y a déjà si longtemps, c’était l’anniversaire de sa naissance. Elle me manque toujours.

-          A l’agression à main armée dont j’ai été victime avec mes collègues sur mon lieu de travail il y a aujourd’hui 3 ans (j’en ai parlé l’année dernière sur mon autre blogue). En route pour mon cours de chant, quelques larmes. Nous avons unanimement pardonné  à nos agresseurs, pour lesquels nous éprouvions presque de la pitié, c’est difficile à expliquer. Nous aurions seulement voulu qu’ils soient retrouver pour voir qui ils étaient (puisqu’ils étaient cagoulés). Il m’a fallu 2 ans et demi de suivi psychologique au Centre hospitalier régional pour m’en sortir. Que Dieu nous protège des agressions ! Il y a un « avant » et un « après ». Curieusement, je crois que ça m’a été positif. Je ne suis plus le même. Je ne supporte plus les agressions et je me dis que quand j’agresse quelqu’un, même verbalement ou même en pensée (par exemple au volant de ma voiture !), je suis complice du mal. Je veux bien faire la distinction entre péché véniel et péché mortel, mais tout mal, même « petit » est déjà du mal. Je dois encore apprendre à mieux profiter de la vie.

 

-          A mon désespoir qui fait que je n’ai presque pas dormi depuis lundi. Mon professeur, grâce à ce qu’il est, à ses compétences, et parce qu’il me connaît a changé le gris en rose, ou en blanc. Pourquoi un tel écart entre ce qu’il dit, qui est vrai, ce qu’ils m’ont dit, qui est « n’importe quoi » (dixit mon prof) et ce que je fais ? Nouvelle réponse le 8 janvier. Nerfs d’aciers, parce que

 

« Quand on chante, on ne donne pas ce que l’on a, mais ce que l’on est »

 

« Que ta grâce, Seigneur notre Père, se répande en nos cœurs : par le message de l’ange, tu nous a fait connaître l’incarnation de ton Fils bien-aimé, conduis-nous par sa passion et par sa croix jusqu’à la gloire de la résurrection, par Jésus-Christ, ton Fils, notre Seigneur, qui règne avec Toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles. Amen »

 

23:58 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

21/12/2006

Seigneur, augmente en nous l'espérance

 

 

Le rose devint gris. 2 minutes 30 secondes suffirent. Plus triste encore que dimanche, je survis ou je sous-vis, comme vous voulez. Je leur ai dit que j’étais désespéré, et même à lui. Tellement désespéré qu’en entrant dans cette église, j’ai eu envie de renverser la croix et le bans de communion. Comme l’autre fois, insensé que je suis, j’ai dit « Seigneur, tu ne m’aimes pas ». Alors même qu’avec son aide j’avais réussi à reformuler mon propre combat intérieur « Cette partie de moi implacable, impitoyable et despotique qui veut m’empêcher d’être heureux par tous les moyens, cette partie qui veut que je ne réussisse rien dans quelque domaine que ce soit », voilà que j’ai eu cette pensée dite au Seigneur « tu ne veux pas que je sois heureux ici bas » et d’autres choses encore. A genoux devant la présence réelle, je lui ai dit mon incapacité à prier, priant plus facilement les saints, me sentant indigne de le prier. Tentation de ne pas le prier, mais je lui ai dit seulement « je suis là ». Hier, un peu apaisée dans cette église des vrais artistes (donc pas de moi), j’ai lui ai demandé pardon de lui avoir dit qu’il ne m’aimait pas. Mais en les entendant chanter en répétition de leur concert de Noël, j’étais triste de nouveau. Je l’ai dit à cet ami. Je l’avais demandé seulement à lui et à un autre, si précieux. Je savais que je risquais de ne pas avoir la force de téléphoner, entièrement seul dans tous ces voyages. Extérieurement, rien ne paraissait. D’ailleurs, dans le bar de ce TGV, un charmant jeune homme m’a tenu la conversation durant le repas, bcbg, très aimable. Malgré les coupures du réseau, ils ont tenu parole. Merci à vous. Même celui qui me la façonne n’est pas encore au courant du désastre.

 

Que faire ? Pitié, pas de moralisateur donneur de leçon, mais l’écoute aimante.

 

 

Pas envie de faire les décorations de Noël. A quoi bon, quand on est seul. En plus, surmené, pas le termps de laver les carreaux ni de faire le ménage. J'ai préparé, mais rien mis encore. Au minimum, la crèche de Bethleem, en bois d'olivier, toute petite.

Il faut parfois espérer contre toute espérance. Noël est notre espérance, qui rejoint celle de Marie, de l’Eglise et de tout le peuple de Dieu. En ce temps de l’attente active, continuons de préparer les chemins du Seigneur, et laisser nous guider par Marie. 

 

Star of Bethlehem

 

Pour agir concrètement en ces derniers jours de l’Avent, les occasions ne manquent, par le don aux autres, dans les associations, les paroisses (à condition qu’on n’y mette pas les homos au pilori), et aux proches qui ont besoin de nous.

 

Notre ami Jean-Marc Gay Anglican connaît actuellement de sérieuses difficultés  financières liées à la perte de son emploi. Malgré les aides et secours, d’autres dons sont nécessaires pour qu’il puisse faire face à tous ses créanciers . Que chacun se sente libre d’y contribuer selon son cœur et ses ressources. Allez sur son site, une autre occasion de partager en Avent.

 

Merci de porter Jean-marc dans votre prière afin qu’il retrouve du travail et que sa situation s’arrange.

 

01:02 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

17/12/2006

GAUDETE

J’assume pas…

Comme catholique, alors que je devrais témoigner pour évangéliser mon prochain : j’assume pas

Comme homosexuel, vis-à-vis de moi, des autres, de Dieu : j’assume pas.

Maison achetée pour prouver que je pouvais m’assumer, mais voisins incompatibles, même si j’y habite, je n’y vis pas : j’assume pas.

Pour le sacrement du pardon, rendez-vous manqué avec mon accompagnateur dominicain,avec cette journée du pardon, et avec le Christ : j’assume pas.

 

Même le véto me fait comprendre que j’assume pas.

Sur scène lundi pour ce concours, je dois assumer.

 

Ce 3ème dimanche de l’Avent est dit du « GAUDETE » « REJOUISSEZ-VOUS ».

Voici l’homélie que j’ai entendue ce soir. Plutôt triste de me sentir si loin de Dieu à cause de mes péchés, je l’ai écoutée  :

 

Homélie du 3ème dimanche de l’Avent 2006

 

Même si la formule générale : « bonnes fêtes de fin d’année » a tendance à supplanter  l’invitation à un joyeux Noël, nous allons certainement prononcer plus d’une fois cette formule traditionnelle chargée de message chrétien. La joie de Noël s’exprime sans aucun doute dans les regards des enfants comblés d’attentions et de cadeaux, comme dans les retrouvailles familiales. Plus profondément, elle est la joie d’une humanité visitée par Dieu, rejointe dans la simplicité et l’humilité. La joie de Noël, c’est la joie d’une promesse accomplie, l’annonce d’un salut tout proche. Cette joie continue de nous être offerte, à nous, qui désirons de toutes nos forces que vienne le Règne de Dieu.

 

Prenons le temps d’accueillir cet appel à la joie ! Il sonne juste, car il habite le cœur du croyant qui s’en remet à Dieu et vit dans l’esprit des béatitudes. Il n’est en aucune sorte une méthode Coué, une sorte de méthode infaillible pour tout voir positivement. La joie nous est offerte comme un don de Dieu, un sentiment lié à la paix et à la sérénité, dont parle Paul aux Philippiens. Elle est émerveillement devant le mystère de notre salut. Elle conduit à l’action de grâce et renforce la relation d’amour entre le croyant et Dieu. La joie, c’est ce bonheur accueilli et partagé, cette circulation de grâce qui confère paix et légèreté à qui s’y prête. Fragile et insaisissable, la joie possède en germe la puissance des commencements. Elle ouvre un avenir, elle nous fait entrer dans la vie de Dieu, dans l’incessant échange d’amour entre le Père, le Fils et le Saint Esprit, la merveilleuse aventure d’alliance entre Dieu et les hommes. C’est la joie des noces entre Dieu et l’humanité, la joie d’une création restaurée dans sa visée première, la joie de l’accomplissement du projet de Dieu et d’une humanité réconciliée dans sa vocation initiale.

 

En ce troisième dimanche de l’avent, Dieu nous propose sa joie. Allons-nous rester sourds à cette invitation ? Allons-nous nous retrancher dans la froideur d’une analyse raisonnable pour juger que rien ne va et succomber au pessimisme désabusé sur les temps qui courent ? Cette attitude est bien répandue. Croyants, nous ne sommes pas à l’abri d’une telle position. Nous pouvons même l’argumenter au nom de valeurs perdues ou menacées. Notre espérance peut être mise à mal par l’ampleur du mal et des violences qui chaque jour méprisent l’homme et en particulier les plus faibles. Nous pouvons douter de la proximité du Règne de Dieu tant sont nombreuses les situations d’injustice et de détresse. Il ne resterait plus alors qu’à nous lamenter et à vivre dans la tristesse, à moins que, renonçant à toute ambition collective pour notre humanité, nous options pour un bonheur immédiat dans la consommation et les plaisirs sans lendemain, position adoptée par nombre de nos concitoyens.

 

La joie de Dieu est un cadeau à accueillir, une invitation à entrer dans la danse des temps nouveaux. Elle est au cœur de la prière de Jésus qui monte vers son Père en disant :

 « Je parle ainsi pour qu’ils aient en eux ma joie et qu’ils en soient comblés. » (Jn17,13) Accueillir cette joie de Dieu, c’est changer de perspective, c’est se prêter à une véritable conversion. A l’image des foules venues écouter Jean-Baptiste, nous pouvons alors demander : «  Que devons-nous faire ? », et nous entendrons les invitations à la justice et au partage, à la simplicité et à la non-violence. Nous pourrons alors nous ouvrir à l’avenir que Dieu nous propose et ajuster notre monde au Règne de Dieu tout proche. Nous vivrons la joie des fils de Dieu, de ceux qui ont été « baptisés dans l’Esprit Saint et dans le feu » et notre joie, « nul ne pourra nous la ravir » (Jn16,22) ! Cette joie est en effet fruit de l’Esprit Saint. Elle vient de ce que nos noms sont inscrits dans les cieux et pas de nos actions si remarquables soient-elles. (cf Lc10,20)

 

« Frères, soyez toujours dans la joie, laissez-moi vous le redire, soyez dans la joie ! »

 

Laissons cet appel retentir dans notre prière. Goûtons-y la paix de Dieu, « cette paix qui dépasse tout ce qu’on peut imaginer » (Phil4,7). Rendons-lui grâce et présentons-lui nos demandes avec ferveur, pour que vienne son Règne ! « Le Seigneur nous renouvellera par son amour » comme l’annonçait le prophète Sophonie, « il dansera pour nous avec des cris de joie, comme aux jours de fête ». Alors, oui, vraiment Dieu habitera au milieu de nous, nous serons son peuple et il sera notre Dieu, l’Emmanuel parmi nous ! Amen.

 

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13/12/2006

PAS DE PAIX SANS AMOUR

J’ai tant de crainte…pitié Seigneur, je ne peux que tout te remettre !

 

Un tract syndical circulant sur mon lieu de travail fait allusion aux groupes pro-vie qui ont prié publiquement pour manifester leur opposition à l’avortement. Certes, il existe des manipulations et des extrémismes stériles et haineux partout. Je me méfie par exemple de ces groupes, tout en ne remettant pas en doute la sincérité d’un bon nombre de ses membres.

 

 

Mais ce que j’ai lu sur ce tract public n’est pas digne d’un syndicat qui se respecte. Extraits choisis à propos du « droit des femmes à disposer de leurs corps » :

«  sous le fallacieux prétexte qu’à 8 semaines, le fœtus est un être humain complet les anti-avorteurs ont trop souvent utilisé des croisades violentes…mais ces gens là sont généralement pour la peine de mort » balle au centre, Hitler n’est pas loin

 slogan des contres manifestants « Ah si Marie avait connu l’avortement, on aurait pas tous ces emmerdements ».

 

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Je vous laisse apprécier le fond et la forme. Lors du décès du pape, un électron libre de ce syndicat, par ailleurs supérieur hiérarchique avait écrit dans un courriel adressé aux organisations syndicales (se croyant intelligent) en réaction à l’obligation qu’il avait de mettre en berne le drapeau de la République:

« Disposition incompatible avec la séparation de l’Eglise et de l’Etat, dont nous fêtons cette année le centenaire. » Et il ajoutait, en rouge, « A bas la calotte, le turban et la kippa ! »

Là aussi je vous laisse apprécier le style…j’ai informé les plus hauts échelons de ma hiérachie pour cet appel à la haine discriminatoire ; que croyez-vous qu’il se passât ? Rien ! Rien ! Rien ! Malgré mon rendez-vous avec une personnalité de 1er plan de la région. Pas de vague.

J’en ai les bras qui tombent et je me dis que quand-même, les chrétiens sont certes loin d’être parfaits (moi le premier), mais j’ose croire que nous somme appelés à lutter de toutes nos forces contre la haine si forte du cœur de l’homme, avec pour seule arme l’amour et la prière.

 

Voici un court extrait du discours que le pape prononcera le 1er janvier 2007 à l’occasion de la journée mondiale de prière paix:

 

« En ce qui concerne le droit à la vie, on doit dénoncer toutes les terribles violations qui lui sont faites dans notre société: outre les victimes des conflits armés, du terrorisme et des multiples formes de violence, il y a les morts silencieuses provoquées par la faim, par l'avortement, par l'expérimentation sur les embryons et par l'euthanasie. Comment ne pas voir en tout cela un attentat à la paix? L'avortement et l'expérimentation sur les embryons constituent la négation directe de l'attitude d'accueil envers l'autre, qui est indispensable pour instaurer des relations de paix durables »

 

Pour le discours complet, si vous souhaitez le méditer d’ici le 1er janvier, cliquez :

 

LA PERSONNE HUMAINE, CŒUR DE LA PAIX

 

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11/12/2006

DEBOUT, JERUSALEM!

Et regarde vers l’orient !

 

Homophobie= peur de l’homosexualité. Je comprends que ça fasse peur pour quelqu’un qui n’est pas concerné. Je comprends que ça fasse peur aux catholiques bien sous tous rapports. Mais je sais que Jésus n’a pas peur de moi…

Merci Seigneur pour ton amour, qui surpasse tout amour humain.

Dommage que les homophobes n’abordent l’homosexualité « active » que sous une forme de déviance opposée à l’Ecriture. Pire, l’amour authentique entre deux personnes n’est jamais mentionné. Les homophobes ne voient dans les relations homosexuelles que la recherche du plaisir, réservant aux relations hétérosexuelles l’amour très beau, etc…

Je veux témoigner ici que la beauté de l’amour n’est pas liée à l’orientation sexuelle entre deux personnes, mais à la nature même de cet amour. Un amour entre 2 hommes est aussi pur et beau qu’un amour entre un homme et une femme. 

J’ai décidé de mettre en lien une nouvelle catégorie de blogues sous le titre « homophobie ». Outre le fait que leurs auteurs ne nous acceptent pas tels que nous sommes, je me dis qu’il n’y a pas de petite ou de grande homophobie, surtout pour raisons religieuses. Quand je vois qu’aujourd’hui, on tue et massacre des homosexuels au nom de Dieu dans tant de pays, je me dis que toute homophobie est potentiellement dangereuse. Je rappelle qu’en France la moitié des adolescents qui se suicident sont homosexuels. Ca devrait être suffisant pour faire réfléchir. Dîtes-moi ce que vous pensez de cette idée, soit en commentaire, soit en privé en cliquant sur « écrivez-moi ».

 

 

J’ai failli regretter de l’avoir achetée cette part de gâteau, à la sortie de la messe ce midi pour financer le voyage à Rome des servants d’autel. Les cathos, c’est toujours pareil : sourire devant, mais pas derrière. La maman avec j’ai discuté gentiment m’a pratiquement jeté, sans que je sache pourquoi. A mon avis, elle doit se dire « il n’a pas d’enfant, il ne sait pas le boulot que ça représente ». Que chacun assume. Décidément, là mon seul ami c’est Jésus. Ou presque, car il y a ces « petits » qui sont bien plus humains que les « gens biens ». Ce petit enfant qui m’a finalement vendu le gâteau, je suis si heureux qu’il aille à Rome ! Cette petite dame qui m’a salué si respectueusement que j’en étais gêné. Elle est peu instruite, mais bien plus chrétiennes que tous les « gens biens ». Je dois dire que finalement je suis heureux de n’être pas quelqu’un de bien, mais rejeté comme homosexuel, par exemple. Cela m’enlève tout orgueil et me rend disponible à la simplicité évangélique.

 

Chapelle mariale pleine pour la solennité de l’Immaculée Conception vendredi ! Il y a encore des gens pour qui c’est important : les « vrais ».

 

L’antienne de l’Evangile de ce dimanche (Luc 3, 1-6) est un excellent résumé de notre préparation à la solennité de la Nativité :

 

« PREPAREZ LE CHEMIN DU SEIGNEUR »

 

C’est Le chemin qui permettra au Seigneur de venir jusqu’à nous, mais n’est-ce pas aussi à nous de le parcourir pour aller à sa rencontre ?

Préparer le chemin, oui, mais comment ?

 

« APLANISSEZ LA ROUTE »

 

Le baptême de conversion proclamé par Jean est très clair. Allons-nous construire une autoroute jusque Jérusalem ? Ce serait pratique, mais ce n’est pas cela ! Il s’agit bien sûr d’ôter les obstacles qui nous empêchent d’accueillir Dieu. Mais ce n’est possible que par sa grâce et l’ouverture de notre cœur. Il nous est demandé d’abattre les murailles derrière lesquels nous sommes barricadés : haine et mépris de l’autre, Dieu relégué dans un coin de nos multiples activités, et mille autre choses. En un mot, le péché. Comme la semaine dernière, nous pouvons demander à Marie d’intercéder pour nous, car elle a su se libérer de tout ce qui barrait la route du Seigneur pour accéder jusqu’à elle.

L’Avent, c’est cela, c’est être actif, Dieu a besoin de notre collaboration ou du moins, Il ne veut rien nous imposer sans notre participation active.

 

Seigneur,

 

Aide-nous à préparer ton chemin jusqu’à nous,

 

Aide-nous à désirer ta venue,

 

Guéris nous du péché qui te barre la route de nos cœurs,

 

Comble nos ravins creusés par le mal que nous avons commis,

 

Abaisse toutes nos montagnes et collines d’orgueil,

 

Redresse nos chemins quand ils s’éloignent de Toi,

 

Aplanis les routes déformées pour que chacun Te connaisse en vérité,

 

Alors :

 

« TOUT HOMME VERRA LE SALUT DE DIEU »

 

Le mot « tout » est essentiel. Jean le Baptiste ne dit pas « certains hommes », mais « tout homme ». Le salut n’est pas réservé à une élite, mais au monde entier, racheté par Jésus définitivement !

Le salut est offert à tous : il n’y a ni exception ni exclusion.

 

MERCI SEIGNEUR POUR TANT D’AMOUR

 

MERCI DE NOUS AIMER TOUS D’UN MEME ET SI GRAND AMOUR

 

APPRENDS-NOUS SEIGNEUR A AIMER ET FAIS GRANDIR EN NOUS ET AUTOUR DE NOUS L’AMOUR

02:24 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |