28/10/2010

Persécutions anti-chrétiennes

Le christianisme est devenu, de loin, la religion la plus persécutée. Mais l'Occident fait l'autruche.

Je relaie un appel lancé par Jacques Julliard dans un hebdo bien de gôche qu'on ne peut pas vraiment taxer d'être supporter d'un réflexe identitaire de type extrême-droite. On peut dire qu'il souligne clairement l'urgence de la situation et la lâcheté morale et intellectuelle de nos professionnels des droits de l'homme......où sont nos Kouchner, nos BHL passés ? Encore planqué derrière un laïcisme d'excuse ? Pas motivés par une religion qui n'a pas le romantisme iconographique des keffieh ? Nous faudra t'il créer un Che pour qu'on nous défende ?

http://hebdo.nouvelobs.com/sommaire/edito-et-chroniques/1...

Le Proche-Orient était presque exclusivement chrétien jusqu’au VIIe siècle, avant l’islamisation de l’Egypte et du Levant de 632 à 642 et la conquête turque de l’Asie Mineure entre le Xe et le XVe siècle. Au Liban, en 1932, 800 000 chrétiens représentaient 55 % de la population. Après la guerre civile (1975-1990), ils n’en représentent plus que 27 % soit 1,5 million sur 4,5 millions, pour la plupart des réfugiés de l’intérieur installés dans les derniers bastions chrétiens comme la banlieue est de Beyrouth. Une diaspora libanaise de 6 millions de fidèles est installée en Europe, aux Etats-Unis (2 millions), en Amérique du Sud, en Afrique subsaharienne, en Australie. Le pouvoir au Liban est entre les mains des musulmans même si, par tradition (datant de 1943), le président de la République est chrétien.

En Israël, seul Etat non arabe et non musulman du Proche-Orient, on compte 350 000 chrétiens sur 6,5 millions d’habitants. Ils étaient 30 000 sur 1,5 million en 1951 et sont donc passés de 3 à 6 %. Après une forte émigration des chrétiens israéliens de culture arabe de 1948 à 1968, après l’indépendance, on assiste à une immigration de Palestiniens chrétiens de Cisjordanie vers Israël. Les chrétiens venus de l’Est dans les années 90 ont par ailleurs renforcé les communautés catholique et orthodoxe. Le Vatican a signé un concordat avec Israël en 1998 et vient de créer un évêché catholique de langue hébraïque.

L’Irak compte 3 % de chrétiens aujourd’hui (1 million sur 24 millions d’habitants) contre 10 % en 1920 (300 000 sur 3 millions). Le nationalisme irakien s’est fondé sur le massacre de milliers d’Assyriens chrétiens du Nord, de langue araméenne, qui réclamaient un Etat autonome (en 1932), et l’expulsion de milliers de survivants. 50 % des autres chrétiens (chaldéens catholiques…) ont émigré, les autres sont soumis au pouvoir musulman. Saddam Hussein avait un ministre des Affaires étrangères catholique, Tarek Aziz, et le fondateur du parti nationaliste arabe Baas, dont se réclamait Saddam, le chrétien Michel Aflak, a dû se convertir à l’islam dans les années 70 quand il s’est réfugié en Irak.

En Egypte, les coptes se sont ralliés au conquérant arabe en 642 en réaction contre les Byzantins orthodoxes. Après une renaissance au XIXe siècle et début du XXe, où cette communauté représentait entre 15 et 20 % de la population et prônait une civilisation pharaonique différente de la culture arabe, elle fut exclue de la classe politique par la révolution nassérienne à partir de 1952, sauf quelques rares personnalités comme Boutros Boutros-Ghali. Elle ne compterait plus que 5 millions d’adeptes en Egypte, soit 6 ou 7 % d’une population évaluée à 65 millions.

00:23 Écrit par Beno | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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