19/06/2009

Comment partager ce qu'on reçoit?

 

Dimanche à la messe, la liturgie étant dignement célébrée, il n’y avait aucun « frein » ni obstacle à vivre cette rencontre avec le Seigneur, en cette solennité du Saint-Sacrement. Je ne vais pas être long ici, car justement ce que j’ai « ressenti » n’est pas de l’ordre des mots. Je ne sais  pas l’expliquer. Je ne voulais pendant la messe rien verbaliser, ni intellectualise (je ne dis pas que ce soit nécessaire, mais il y a un temps pour tout). Je me suis laissé « porter » par le lieu (tout en participant), la musique, tout, une sorte de « conscience » c’est indéfinissable. C’était…oui, indéfinissable, vraiment très bien, il n’y a pas de question à se poser ni d’explications à chercher. Dieu est présent et c’est une « évidence ».

Je me dis « pourquoi est-ce que moi je ressens toutes ces choses et il y en a tant qui ne « ressentent » rien, tant qui ne viennent pas à l’Eglise, tant qui lui sont hostiles, tant qui n’ont jamais entendu parler de Jésus, et tant qui ne connaissent pas Dieu. Pourquoi moi ? Et pas tous les habitants de cette ville (de ce pays, de ce monde) qui ont abandonné la foi et ne la transmettent plus, plus tous les non-chrétiens qui ne (re)connaissent pas le Christ, plus tous les non-croyants qui n’éprouvent pas les mystères de Dieu. Je suis si triste pour tous ces gens. Je culpabilise aussi car je ne sais pas moi non plus transmettre la foi alors que je voudrais tant que ce que je « ressens » (il faudrait d’autres mots pour exprimer ce que je « vis » mais aucun ne convient pour décrie cet état de « relation à Dieu dans la conscience globale et particulière). Comment leur partager que rien n’est mieux que Dieu ? Ils sont tant à s’égarer ou à créer des liens occultes avec des entités peu recommandables, à se perdre dans des chakras, chez les « voyants » etc…. En ce qui me concerne, étant très sensible, j’ai déjà « vu » et « senti » des choses. Mais justement, je ne veux pas trop y prêter attention, car Dieu nous veut libres. En même temps une chose me console : les choses qu’on voit (du moins que je « vois ») n’arrivent pas forcément (même si elle arrivent quelquefois).

Mais revenons à dimanche, ce qui était pour moi « évidence » , comment peut-il en être de même pour ceux à qui l’Eglise et la foi sont totalement étrangers ?

Dimanche, en raison de la solennité célébrée, nous avons pu communier sous les 2 espèces : c’est bien. Avec le respects dû aux Saintes Espèces, nous avons à la fin de la messe vécu l'Adoration et chanté le Tantum ergo.

 

 

00:32 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Imagine-toi que ans ma toute première paroisse personne ne communiait, personne ne croyait à la présence réelle, et même le curé - prêtre pourtant - avait embrassé le figurisme zwinglien. Pourtant je communiais tous les dimanches...

Peut-on communier seul? Eh ben, je crois que dans de telles circonstances exceptionnelles, nous eucharistions, de manière invisible, avec l'Église dans sa catholicité, même si l'on est seul dans une église quelconque, à une célébration quelconque.

Écrit par : Georges | 29/06/2009

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