20/03/2008

'n witten dunderdag en 'n goe' vrydag

 

« Le jeudi blanc et le bon vendredi » voilà comment mes parents appellent en vlaemsch le Jeudi Saint et le Vendredi Saint

  

Je me sens déconnecté de l’Eglise, et pas très « carême » cette année : quand ai-je prié, fait l’aumône,  jeuné ?

  

Je sens une telle distance de l’Eglise, sans doute parce que je suis las de me sentir marginalisé, exclu, entre l’homophobie officielle et la latinophobie. Tout cela me fatigue et je préfère rester dans mon coin, comme ce soir, où, arrivé en retard, je prends une chaise et m’assoie derrière tout le monde.

  

Je n’avais pas envie d’y aller, mais comme je ne voudrais pas aller à la vigile pascale sans avoir fait tout le triduum, je me suis un peu forcé.

 

Il y aurait beaucoup à dire sur la liturgie, mais passons. Déjà que dimanche, à ma grande honte, je me suis ennuyé pendant la lecture de la Passion (dire que je n’étais pas là serait plus exact, et bien qu’au début pour la bénédiction des rameaux j’avais bien aimé, c’était bien préparé),  aujourd’hui je n’étais pas trop emballé.

 

Mais à la fin de la messe, le Saint Sacrement est porté en procession jusqu’au reposoir, sans même le « tantum ergo »…. Décidemment la culture est délabrée jusque dans les églises en Occident (heureusement pas dans toutes), comme quoi c’est un tout, ce qui est encore plus inquiétant.

 

Bref : à peine arrivé au reposoir pour l’Adoration eucharistique, comme beaucoup de gens autour de moi et comme le clergé, je tombe à genoux. La moyenne d’âge est beaucoup plus jeune que lors des messes dominicales. L’attitude de prière d’un des ces jeunes, chantre comme moi (et organiste) m’a profondément ému, en même temps que l’Adoration. L’écrit ne peut pas tout traduire, mais l’espace de quelques secondes, j’ai ressenti une ouverture incroyable d’un amour sortant de moi. Une impression très forte que je n’imagine pas, ou trop rarement intense à ce point.

 

J’en ai été bouleversé aux larmes, un peu retenues à cause de la présence des autres personnes. Ma voisine a dû s’apercevoir de quelque chose ou ressentir aussi, je pense que nous étions plusieurs dans cet état indescriptible. Elle ne me connaissait pas, et elle m’a donné un numéro de la revue « Messager de la miséricorde divine ».

 

Ce soir, bouleversé, j’ai dit à Jésus : «  Je ne veux qu’aimer »

 

J’entends déjà les moqueries et les doutes, les soupçons  « après ce qu’il écrit sur son blog etc…. il ose écrire cela ! »

 

Oui, j’ose parce que je suis vrai, parce que je suis un être incarné, parce que je suis comme je suis, avec mes défauts et mes qualités.

 

Très peiné (et le mot est faible) de l’incompréhension dont j’ai fait l’objet, des invectives et autres anathèmes, quand ce n’étaient pas des menaces célestes et des discours de type moralisateurs donneurs de leçons, je ne peux que supplier votre pardon. L’excuse n’est pas un sentiment suffisant pour un chrétien. Seul le pardon compte, et, pour nous, l'aboutissement en est sacramentel.

 

Mais je ne serais pas un tartuffe ! Je ne peux pas dire que je ne hais pas des gens, alors que par ailleurs j’ai écrit que la haine vient du démon et que seul l’amour vient de Dieu.  Je peux le dire parce qu’hier notre jeune blogueur au cœur gros comme ça, Cyril, m’a fait comprendre une chose très importante.

 

Je ne peux pas mentir devant Dieu car il me connaît mieux que moi. Je lui dit que je « hais » Jean-Marc parce qu’il me considère comme objet et non comme sujet, tout comme «miettes de tables » et énormément d’autres personnes dans ma vie de tous le jours.

 

MAIS, Cyril m’a fait avancer que je n’en reviens encore pas en me posant cette question (alors que Jean-Marc pense pourtant par 2 fois à la place de Dieu et fait appel à son jugement sur moi, ce qui est une menace cause de souffrance, mais je ne suis plus à ça près, d'autant sue d'autres encores sont incapables de compatir) :

 

« Si on te demandait : veux que Jean-Marc soit sauvé, que répondrais-tu ? »

 

« Oui », ai-je répondu sans hésiter

Cyril m’a alors dit :

 

« Tu ne hais pas, tu ne hais personne, tu aimes mal, mais tu aimes ».

 

Oui, c’est vrai, je n’ai pas de vraie haine en moi, j’aime mal et ça me fait réfléchir par rapport à ceux qui me haïssent.

 

Georges Quoudous qui a le don de dire des choses très denses en peu de mots a bien compris certaines nécessités impérieuses du pardon.

 

C’est facile de demander pardon, va-t-on dire ! Je dirais »peut-être, mais c’est moins facile de pardonner, d’être pardonné, de recevoir aussi une demande de pardon d’un frère (car il ne saurait exister entre humains un pardon qui ne soit pas réciproque)

  

Ce soir, j’ai conscience d’avoir reçu une grâce incroyable en adorant notre Seigneur en sa présence réelle (et matérielle, n’est-ce pas Mr Quoudouss !), une grâce collective, et c’est aussi cela l’Eglise. Heureusement que le Seigneur est là pour réparer toutes nos bêtises !

  

Si certains le souhaitent, ils peuvent me rejoindre à mon abbaye préférée samedi.

 

Demain la Passion de notre Seigneur sera célébrée dans le monde entier en nos nombreux chemins de croix, jour particulièrement propice à l’union avec les frères protestants, puisque la liturgie de ce jour ne nécessite pas de ministères ordonnés.

Je vous laisse avec le

 TANTUM ERGO 

 

23:55 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

objet ? Si je te considérais comme un objet, je suppose que je ne perdais pas mon temps à "donner mes leçons".

Nul n'a à juger ta volonté d'aimer mais personnellement je l'aurais préférée sans nouvelles égratignures au passage...

Bonne fête de Pâques

Écrit par : jean | 22/03/2008

Jean, ne t'inquiète pas Jean, tu sais bien, comme tu ceux qui m'ont rencontré qu'il y a ce que j'écris et ce que je suis. Il ne s'agit pas de contradictions, mais de différences dues au mode de communication. Je te remercie de ta sollicitude. Dis toi bien que je ne réagis pas sans raison: je te demande pardon pour les égratignures, qui doivent te renvoyer au secret de ta propre conscience. Je n'ai pas voulu être hypocrite et mon "parler vrai" était nécessaire. Je pense que notre fraternité en sortira renforcé.
Bonnes fêtes de Pâques à toi également.

Écrit par : Benoît | 22/03/2008

Deux mois que j'évite ton blog, pour éviter de me prendre dans la tronche ton émotivité et tes cris de victime perpétuelle..

J'y passe pour Pâques, au gré d'un lien chez un autre blogueur que j'estime, avec l'intention de te laisser un petit mot gentil et je tombe sur cette tribune...

Que dois-je faire ?
Jouer l'air du fils prodigue ? Crier alléluia et te pardonner ?
Désolé, mais je n'en ai pas envie, ni la force.

Tu reproche à d'autre de t'objetiser ?
Tu fais la même chose en n'acceptant que ce qui t'arrange de l'amitié des autres...à la première contradiction, même mineure, même délicate..dès qu'on ne pense pas comme toi c'est direct l'agression, les grands chevaux et l'air habituel de la diva outragée...

Je suis passé outre une fois cette attitude, l'année dernière, on s'était expliqué, il me semblait que tu avais compris...vu cette seconde crise j'en déduis que non.

Alors, qu'est-ce que j'en fais ?
Ben, tout simplement je reconnais que je suis incapable d'avoir une relation humaine normale avec toi sans en ressortir blessé et en colère.

Tes complexes, tes tabous, tes hypocrisies, tes peurs, tes hontes, ta moralité castratrice, ta culpabilité joyeuse et perverse...je me bat avec moi même depuis des années et je m'en suis un peu extirpé, j'ai accepté ma bisexualité, j'ai fait mon C.O., j'arrive à peu prêt à trouver un modus vivendi avec... ça n'est pas pour que tu me balance tout ca à la gueule et me les enfonce dans la gorge dès que tu as peur.
C'est invivable.

Tu es un petit garçon apeuré, au mieux un ado porc-épic et à ton age ça n'est plus excusable....et cesse aussi de justifier tout par ta "sensibilité d'artiste"...t'es pas le seul à être sensible et çà n'excuse rien...

Donc, consulte ! Je veux dire, consulte vraiment, n'y vas pas en ayant déjà les réponse.
Accepte de te faire aider ! Oui, de faire confiance à quelqu'un.
Accepte de te remettre en cause et de ne plus te complaire dans ton malheur.

Et cesse de croire que tu ne peux qu'avoir raison, que tu as déjà tout essayé, qu'avec toi c'est un cas à part...le narcissisme est rarement de bon conseil et empêche souvent de devenir adulte.

Merci d'être de ceux qui m'ont gâché ce début d'année, d'avoir fait partie de mes problèmes insolubles qui m'ont pourri Carême sans parler de Pâques, qui me font me sentir très mal et qui me pousse à me sentir très mauvais chrétien...en agissant en mauvais chrétien.

(Jean nous a très justement rappelé sur son blog "Romains 14 :1 – 15 : 7", çà s'applique aussi à notre relation et à l'échec qu'elle est de ce point de vue, je suis loin de pouvoir t'accueillir, alors...Nous sommes très très loins de Luc 17 verset 3-5 et de Colossiens 3 verset 13)

Merci de réveiller la colère, le dégout, la frustration...je suis vraiment trop con d'être passé ici...et encore plus de poster ça, mais il me semble qu'il est bon de percer l'abcès qui suppure depuis des mois...plutôt que de nous pardonner et de nous embrasser en hypocrites...

Je te laisse le choix :
- effacer ce commentaire, nier la situation...je le re posterai chez moi, en expliquant le contexte en plus...
- laisser ce commentaire, affronter la situation...j'essayerai de lire ta réponse et de modérer ma réponse.

Écrit par : Furyo | 25/03/2008

Une réponse modérée, à une non-réponse que tu as voulu rendre toi-même publique... Première partie, dans un autre mail, jusque là c'était acceptable.
Les ">" ou "chevrons" indiquent tes phrases, j'y réponds ensuite.

> il n'y aura pas de réponse et je laisse ton commentaire.
> cet article ne te concernait pas, contrairement à celui intitulé "vas te
> faire enculé" du 10 février était pour toi.

j'avais cru remarquer...tiens, bizarre, il a disparu...c'est petit, petit, petit...on se met au révisionnisme ?

> J'ai peur de toi. J'ai peur de ta violence et de ta haine. J'ai peur que tu
> me fasses du mal physiquement si l'occasion se présente.

arrêtes, t'es ridicule là...je ne vais pas traverser toute la France pour mettre une fessée à un sale gamin et visiblement tu ne sais pas quelle est la vraie valeur du mot "haine"...tu le galvaude, c'est limite indécent.



> From: b-----.s------@free.fr
> To: furyo_1@hotmail.com
> CC: m----.t----@gmail.com
> Subject: Re: Pour ne pas te prendre en traître
> Date: Tue, 25 Mar 2008 02:11:04 +0100
>
> ...et je sui très triste de ton attitude et de ton incroyable méchanceté
> (même si tu t'en fous)

Tu vois, tu ne le réalises même pas, mais tu utilise toujours le même procédé :

1) prêter à l'autre des sentiments et une attitude négative en préambule...

>En plus tu retournes des choses personnelles que je
> t'ai dites en confiance contre moi (notamment dans l'article incriminé) et
> c'est à ce critère que je reconnais mes vrais amis, qui jamais n'utilisent
> ce que je leur ai confié dans l'abandon.

2) se poser en victime d'une trahison...
Bruno, je n'ai jamais parlé des choses véritablement importantes qui pourraient te mettre mal à l'aise, même en privé avec d'autres amis, pas parlé de tes tentations, de ta chute, de tes remords...tu vas finir par comprendre que c'est l'attitude et l'illogisme que je condamne, pas la personne.
>
> Nous sommes tous mêlés de bon grain et d'ivraie, et il n'appartient qu'à
> Dieu de faire le tri, lors de notre propre "passage", notre propre Pâques.

3) une touche d'appel à Dieu.
Dieu seul juge, certes, au final...mais ça ne veut pas dire que nous sommes absout de tout ce que nous faisons sur terre.

>
> Je suis désolé que tu penses tout cela de moi, mis je répondrais pas pour
> qqch qui ne changera rien.

4) première "justification" d'un raidissement de sa position, du refus de se remettre en cause. Argument rationnel accompagné...

>Je regrette seulement de t'avoir fait confiance.
> Elle était mal placée.

...d'un arguent irrationnel qui s'appuie sur les points 1 et 2.

>
> Je n'ai pas d'animosité contre toi.

Heureusement, vu tes démonstrations d'amitié...

>Le reste je ne te le confierai plus
> désormais, puisque tu mérpises les artistes: je confirme en effet que nous
> sommes des êtres à part, (ni meilleurs ni moins bons, mais seulement
> différents) qui ne peuvent pas être compris semble t il par la population
> générale, comme j'en ai eu la preuve lors de mon dernier spectacle (je ne me
> sens jamais en décalage avec eux, et ils raisonnent comme moi).

Retour au début, points 1) puis enchainement sur les autres...

Ce sentiment de faire partie d'un peuple à part, victime de l'incompréhension, voir de la méchanceté des autres (réelle ou pas), toujours victime du monde entier qui conspire à sa perte me rappelle la mauvaise littérature des pires sionistes actuels, d'ailleurs ils suent de l'exacte même rhétorique...Nos frères juifs, eux, ont au moins de vraies raisons d'être tentés par ce replis identitaire basé sur la victimisation.
Non, je n'aime par Sarko et sa pensée puante, mais non, ca n'est pas un attentat contre l'art (avec un grand A chez toi et les tiens), contre ta culture...ce con là n'a rien contre vous, vous ne faites juste pas partie de son monde méta rationnel et comptable.

Pour te renforcer dans ta victimisation, je vais être franc, même si je reconnais que le Lyrique est un art, qui demande talent et technique, ca m'emmerde, ca m'ennuie autant que le rap français...
Ton art est élitiste, ne touche qu'un ou deux pour cent de privilégiés qui ont les moyens de se payer une place...allez, je vais dire, les quelques qui ont eu le privilège d'être élevé par l'éducation à une partielle compréhension de ton art, qui leur permet d'applaudir vos performances, certains pour ne pas faire comme tout le monde et par snobisme, car ils ont été réellement capables d'apprécier.
Franchement, chanter comme on le faisait au XVII, au XXI eme siècle, c'est d'un kitsch...mais bon, contrairement à Sarko, je considère que ca fait partie de notre patrimoine, de notre culture que donc ca a une importance, que donc ca vaut qu'on dépense de l'argent public là dedans...après tout, on en dépense bien pour les tailleurs de sabots...mais bon, à t'on un musée du sabot dans chaque ville ?

> Il n'y plus de dialogue possible entre nous, tu sembles oublier certains
> moments où j'ai tout fait pour te soutenir, du mieux que je pouvais à
> distance, et ça bien sûr je ne le regrette pas.

Il y a t'il eu jamais dialogue ?
A la réflexion je constate que tu n'as jamais entendu que ce qui te plaisait, niant la réalité du reste.
>
> Le monstre malade mental,
Il me semble que dire que tu souffres d'anxiétés et de blessures émotionellesdues à ton décalage (culturel, sexuel etc) n'est pas une affirmation fausse, je crois pouvoir aussi dire aisément sans avancer de bêtise, que ton incapacité à changer la situation et à en rester la victime est à la fois une peine, mais aussi un soulagement (car elle renforce ton décalage sur lequel tu base ton identité).

>immature narcissique,
Chez Tonio Anatrecon c'est une insulte déguisée en terme psychiatrique, aies l'amabilité de me passer l'insulte et n'en retenir que l'aspect technique du mot, il veut bien dire ce qu'il veut dire. "Le narcissisme désigne communément l'amour qu'une personne vit pour elle-même. Une telle sollicitude envers soi-même est le fondement d'une bonne santé. Toutefois, lorsque l'investissement de soi devient fermé et figé, il génère chez l'individu une tendance à interpréter la réalité en fonction de sa propre personne. En psychologie, il est courant de définir le narcissisme comme une fixation affective sur soi-même."

Il est très clair, à travers ton blog, tes conflits avec de nombreuses personnes dès qu'on touche à ce qui fonde pour toi ton identité : TA vision du monde, TA sensibilité, TON art, TA Foi à toi qu'elle est bien, TA pratique religieuse si exemplaire, j'en rajoute plus, tu es plus que fermé et figé.

Qu'on défende tout ca, certes, il n'y a rien de mal à ca, quand on ne fait que ca, ca devient problématique, quand on se sert en permanence d'auto-référencement pour, de norme, pour enfoncer dans la gorge des autres SA définition du bien, du beau etc...ca devient tragique.

Tragique et limite comique, car c'est ce que nous reprochons tous deux à nos frères intégristes.

Néanmoins, ne considérons pas cela comme un avis éclairé et définitif, il ne s'agit que du point de vue psychologique...ne nions pas l'aspect émotionnel par exemple.

>et manipuateur (je vois que
> tu donnes finalement raison à ce cher Tony),

5) Et là j'ai droit au fameux point Godwin, sauf qu'entre entre cathogay on ne se traite pas de "nazi" mais d'Anatrella...

>et accoisseur emmerdeur te
> salue et t'informe qu'il a prié pour toi depuis toutes ces insultes,
> notammet lors des laudes quotidiennes, et qu'il continuera de le faire.

Comme on est un bon chrétien victime d'un méchant, on monte sur ses chevaux moraux et on lui rappelle qu'on a été, nous, assez chrétien pour prier pour lui. La petite pointe de culpabilisation morale, c'est tellement XIXeme, tellement pré-Vatican II...

> C'est plus facile de juger que de comprendre et d'aimer.

Une pointe de paraphrase de St Paul ou St Augustin, souvent sans le savoir...ou le réaliser.


>Mais comme je le
> disais à Cyril qui en souffre autant que moi " on ne peut pas obliger les
> autres à nous aimer, même si on les aime"

6) l'ouverture à la généralité, l'annonce qu'on a un témoin-ami qui lui aussi comprend votre position et compatit...jusqu'à qu'on se fâche avec. On appelle ca un argument de proximité...c'est en général le signe très clair d'une absence d'arguments réels...



Pour conclure :

Mon cher B.

Heureusement que j'aie la chance d'avoir quelques outils d'analyse à ma disposition pour me protéger d'une telle non-réponse.
Ta dialectique est primaire, ta rhétorique amateur...on dirait du Sarkozy. Tu me diras, çà marche bien en ce moment ce genre de discours...

Je n'ai pas réussi à dormir plus de quelques heures après avoir vidé mon sac par commentaire et mail...j'en suis venu à le regretter...espérant que tu ne l'aies pas lu j'ai ouvert une cession hotmail pour t'envoyer un mail t'enjoignant de ne pas lire ce que j'ai écrit et de l'effacer...et je suis tombé sur tes deux mails de réponse auxquels je réponds ici, posté quelque minutes après le mien. Je les ai d'abord évité, me sentent pas capable de faire face aux conséquences de mon vidage de sac, puis j'ai pris le taureau par les cornes, pour m'apercevoir que ta non-réponse, je l'avais déjà lue et relue, à chacune de tes diatribes, en mail, en blog, en commentaire chez moi ou chez les autres...toujours la même approche, toujours la même méthode, toujours la même absence d'arguments.

Plutôt que de remuer le couteau dans la plaie et de revenir sur les raisons réelles de notre engueulade qui sont à l'origine de ma réaction à ton billet, j'ai préféré en rester là sur ce point et, pour sortir du conflit, essayer de te montrer pourquoi nous avions un dialogue de sourds et pourquoi tu reproduisais cette situations avec d'autres. Je réalise que ça va t'être désagréable et que très probablement tu vas me vouer aux gémonies et entrer dans ton stade habituel du dénis, mais j'ai un petit espoir que tu me relise après ta première réaction et que tu comprennes enfin, un des mécanismes qui t'emprisonne.

Au fait, j'ai trouvé particulièrement gamin et irrespectueux de mettre ma marraine en copie te tes réponses, alors qu'elle ne l'était pas dans mon mail original qui ne s'adressait qu'à toi. Nous ne sommes pas dans la cours de récré et M. n'est pas la maitresse d'école. Je lui disais justement dans mon dernier mail combien cette situation entre nous me chagrinais, je lui avais évité les détails, peu intéressants pour une tierce partie, m'attardant sur ce que ca signifiait profondément pour moi.

Néanmoins, vu que tu insistes pour que notre échange privé devienne public, je vais faire à ta guise.

Merci tout de même, tu m'as aidé, en non-répondant, à comprendre mieux ce qui me mettait profondément en colère dans tes textes, c'est bien cette dialectique de la victime (très tendance) qui m'horripile chez Sarkozy et dans quelques communautés minoritaires...ce courant de pensée qui met en concurrence les émotions indignées en les habillant de foi ou de "bon sens"...ce populisme sournois et décliné dont on nourrit notre civilisation depuis de trop longues années, cette pensée TF1 qui est si facile à imposer...

Désolé, mais, non, çà sera sans moi. Je ne vais pas me fâcher avec quelqu'un victime malgré lui de cette pensée light, ou, qui s'en contente...

Tu as finalement raison : "Il n'y plus de dialogue possible entre nous, tu sembles oublier certains moments où j'ai tout fait pour te soutenir, du mieux que je pouvais à distance, et ça bien sûr je ne le regrette pas."

Tu vois, nous sommes tombés d'accord.


Seb

>
> ----- Original Message -----
> From: "Furyo Sakamoto"
> To: b-----.s------@free.fr
> Sent: Tuesday, March 25, 2008 1:43 AM
> Subject: Pour ne pas te prendre en traître
>
>
>
>
> Je te signale que je viens de poster un commentaire sur ton billet du 20/03
> "'n witten dunderdag en 'n goe' vrydag".
> Le débat est désormais publique, réfléchis bien avant d'agir.
> Seb
> _________________________________________________________________
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>

Écrit par : Furyo | 25/03/2008

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