24/12/2007

ADVENIAT REGNVVM TVVM

 

 

Attendre, ce n’est pas ne rien faire. L’attente est active, toute femme enceinte sait cela. Marie aussi. Et j’en ai fait l’expérience avec mon accompagnateur dominicain lors d’une rencontre déconcertante…

Obligée de se mettre en route pour se faire recenser malgré son état, j’imagine Marie arrivant à Bethlehem, avec Joseph. Les hôtels affichent tous complets, quelle angoisse ! Joseph  a beau frapper à toutes les portes, plus une seule place pour les accueillir : où vont-ils dormir ? Et voilà qu’en plus Marie a ses premières contractions : l’enfant doit naître. Elle sait qu’il est précieux entre tous, cet enfant, depuis avant même sa conception ! Elle ne va tout de même pas accoucher dans la rue ! Mais même dans cette angoisse de Marie et Joseph à trouver un lieu, je suis sûr que Marie gardait confiance et qu’elle souriait à Joseph qui commençait à s’affoler. Et puis dans le dénuement les vrais sentiments se déploient davantage. Marie était heureuse de mettre son enfant au monde. La pauvreté permet de discerner l’essentiel (vous savez, la parabole des ronces…).  C’est chez les pauvres que cet enfant va être accueilli ! A eux d’abord sera révélée la vérité ! Douce nuit pour Marie et  Joseph que celle de la naissance de l’enfant Jésus ? A la fois oui et non, serais-je tenté de répondre. Je dirais même non et oui ! 

Alors je vous propose pour cette nuit tout naturellement d’écouter ce chant (en cliquant dessus) que les bergers ont pu fredonner dans leur langue il y a un peu plus de 2000 ans…

Stille Nacht

 Je te souhaite un bon accueil de pauvres hères (lui avec sa femme enceinte, sur les routes, par ce temps, on n'y pense pas ?) qui pourraient frapper à ta porte vers le 24/25 prochains.

 

 

 

00:54 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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