16/05/2007

HOMOPHOBIE CATHOLIQUE

Ce matin comme ce soir dans le train, je ne supporte pas les bruits. Les conversations m’agacent, les rires m’irritent. Pas envie de parler, pas envie de communiquer. A le réunion que j’avais aujourd’hui à Paris, mes collègues qui ne m’avaient pas vu depuis le mois de février me trouvent pâle, fatigué, me demandent si je suis malade. Ce regard extérieur m’inquiète. Je voudrais dormir pour tout oublier. Mais que m’arrive-t-il ?

 

ROME, 12 mai 2007

 

Plusieurs centaines de milliers de catholiques italiens ont manifesté samedi après-midi à Rome lors d'un rassemblement sans précédent pour défendre la famille traditionnelle et s'opposer au projet de loi du gouvernement Prodi qui reconnaîtrait les unions civiles.

Selon les organisateurs, un million de personnes se sont réunies sur la Place "San Giovanni", là où s'élève la basilique Saint-Jean de Latran, lors d'une kermesse "pour la famille" et contre les "Dico", le projet de loi du centre-gauche qui souffre déjà des divisions dans la majorité entre laïcs et catholiques.

Les mouvements catholiques et les paroisses de toute l'Italie s'étaient massivement mobilisés pour cette manifestation, avec quelque 3.000 autobus et une dizaine de trains affrétés pour les familles, jeunes couples ou personnes âgées venus dans la capitale.

"Nous sommes là pour défendre la famille basée sur un mari, une épouse et des enfants, et non celle des mari-mari ou épouse-épouse", a déclaré à l'AFP Lucia Basile, une femme au foyer de 54 ans, mère de trois enfants à Raguse (Sicile) et membre du Chemin néocatéchuménal, un mouvement spirituel conservateur présent en force à la manifestation.

"Je ne veux pas condamner les homosexuels, mais ils ne peuvent pas être représentés comme la normalité. Je ne veux pas que mon fils pense normal de ramener un garçon plutôt qu'une fille à la maison", a expliqué Fabio Giaracuni, un agent immobilier de 30 ans venu de Taranto, dans les Pouilles (sud-est).

Don Michele Morandi, prêtre trentenaire d'une paroisse de Ravenne (centre-nord), était plutôt venu pour réclamer de "meilleures politiques de soutien à la famille, car aujourd'hui, un couple qui a deux enfants a beaucoup de mal à finir le mois".

A environ trois kilomètres de là, sur la Place Navone, quelques milliers de personnes s'étaient réunies à l'appel des laïcs du Parti radical pour une contre-manifestation, avec trois ministres et des responsables des mouvements les plus à gauche de la majorité.

Signe des divisions du gouvernement, deux autres ministres de l'aile catholique de la majorité se trouvaient devant la basilique Saint-Jean de Latran, aux côtés de nombreux responsables des partis de droite, dont le chef de l'opposition Silvio Berlusconi.

"Je ne suis absolument pas opposé à la protection des droits des couples de fait (...) Mais je ne pense pas qu'il faille instituer (...) un mariage de seconde classe qui n'est pas nécessaire", a notamment déclaré le leader de Forza Italia.

Pour ne pas prêter le flanc aux accusations d'ingérence dans la vie politique dont elle fait souvent l'objet en Italie, la hiérarchie catholique avait demandé aux évêques de s'abstenir de manifester samedi, tout en appelant les paroisses à se mobiliser.

La manifesation était également soutenue par le Vatican. Actuellement en voyage au Brésil, le pape Benoît XVI, qui est déjà intervenu à de nombreuses reprises pour condamner les projets d'unions civiles, a appelé vendredi les catholiques à "dire non aux médias qui tournent en ridicule la sainteté du mariage et la virginité avant le mariage".

 

Pris entre deux feux, celui des catholiques et celui du monde laïc très représenté dans la gauche radicale, le chef du gouvernement Romano Prodi, lui-même catholique pratiquant, n'a semblé prendre parti pour aucun camp ces derniers jours.

Samedi matin, il est s'est borné à réclamer la fin "des luttes entre guelfes et gibelins, qui ont ruiné l'Italie pendant des siècles", en référence aux guerres du Moyen âge entre les factions soutenant la papauté et leurs opposants.

Plusieurs milliers de catholiques étaient réunis devant la basilique Saint-Jean-de-Latran, le 12 mai à Rome, pour protester contre un projet de loi gouvernemental visant à reconnaître les unions civiles. | AFP/ANDREAS SOLARO

 

 

Personnellement, je ne tourne pas en ridicule la sainteté du mariage et la virginité avant le mariage.

Quand monsieur Ratzinger comprendra-t-il que je ne suis pas son ennemi? (bien que par ses discours il fasse tout pour que je le devienne)

Pour le reste, pas de commentaire: j'en ai dit assez dans mon précédent article.

01:54 Écrit par Beno dans Général | Lien permanent | Commentaires (16) |  Facebook |

Commentaires

Bonjour Benoît,je viens parfois visiter ton blog que j'aime bcp et G pu voir les nombreuses discutions que tu as eu avec Christian né de nouveau...G aussi visité son blog et étant moi-même homosexuel chrétien il y'a certaines de vos idées que j'approuve et d'autres que j'approuve pas...en gros je suis neutre disons.

Personnellement après avoir cherché à comprendre pourquoi Dieu condamnait l'acte homosexuel j'ai lu dans bcp de sites psychothérapies les conséquences néfastes que pouvaient avoir l'acte sexuel entre même sexe je t'invite à visiter le site "amitié Aelred" et le blog "choisir d'être gay?".

Il faut savoir que la seule chose que Dieu condamne dans l'homosexualité est l'acte et non l'amour,bcp font l'erreur de ne voir que le sexe dans l'homosexualité alors qu'elle englobe bcp de choses qu'à ma connaissance Dieu n'a jamais condamné.
Je vis depuis un an avec un ami(et non un petit ami) avec qui j'ai une relation amoureuse/amicale spirituelle où seul l'affection physique,qques caresses et qques baisers sur le front par exemple sont permis et aucunement la sexualité,je pense personnellement que c une d meilleures manières de vivre un amour entre homme contrairement à ce que font bcp de gays qui finalement foncent droit au mûr!!!
J'ajoute aussi que le fait de vivre l'amour homosexuel d'une telle manière permet de combler le manque affectif dont ns homosexuel souffrons et en même-temps il permet d'arriver au bout de qques années à une maturation qui nous procure une identité hétérosexuelle...

Je crois que l'homophobie diminuerait si les gens pouaient comprendre cela,qu'en penses-tu?

Écrit par : Raph | 16/05/2007

L'homosexualité, une nouvelle éthique chrétienne

Résumé du livre de Docteur Elisabeth MOBERLY



« L ’HOMOSEXUALITE : UNE NOUVELLE ETHIQUE CHRETIENNE »



Homosexuality, a new Christian age, Cambridge England, J.Clarke, 1983





1- QU’EST-CE QUE L’HOMOSEXUALITE ?



Dans ce débat qui divise l’opinion, nous discutons souvent de la légitimité ou de la normalité de l’acte homosexuel et nous sommes constamment confrontés à une fausse dichotomie.



En effet, en nous concentrant exclusivement sur l’expression sexuelle de l’homosexualité, nous avons réduit à la fois la question et les réponses possibles au problème. Le débat n’est pas allé assez loin : nous devons explorer la condition homosexuelle en elle-même.



Mon interprétation présuppose que l’homosexualité ne dépend pas d’une prédisposition génétique ou d’un déséquilibre hormonal, mais des difficultés dans la relation parent-enfant.



Au sein de détails très complexes, un principe constant sous-entend le phénomène de l’homosexualité : qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme, l’homosexuel(le) a souffert d’un déficit dans sa relation avec le parent du même sexe : il existe par conséquent une pulsion pour compenser ce déficit, par l’intermédiaire du même sexe, c'est-à-dire par des pulsions homosexuelles.



Les causes de l’homosexualité sont d’une très grande complexité et je ne veux pas dire qu’il y a nécessairement eu mauvais traitement ou abus ou sévices du parent du même sexe. Mais d’une manière ou d’une autre, il y a eu interruption dans l’attachement avec le parent du même sexe, souvent au travers d’un éventail d’incidents.



Quels qu’aient été les incidents, l’enfant a ressenti quelque chose de douloureux dans sa relation avec la parent du même sexe, et c’est cette souffrance qui le pousse à ne plus vouloir être en relation avec une source d’affection qu’il ressent comme pénible.



Le comportement avec ce parent n’a donc plus de signification, puisque l’enfant ne peut plus communiquer normalement avec lui (elle).



Ajoutons que les enfants de mêmes parents ne seront pas tous affectés de la même manière. Il n’existe donc pas de similitudes d’environnement, mais plutôt des difficultés spécifiques personnelles dans des relations individuelles. L’homosexualité n’est pas causée par des difficultés dans la relation parent-enfant ; elle est elle-même (intrinsèquement) un déficit dans la capacité de l’enfant à communiquer avec le parent du même sexe ; et cette carence se projette sur les personnes du même sexe.



C’est l’attachement avec le parent du même sexe qui comble chez l’enfant le besoin d’être aimé par ce parent et de s’identifier à lui (elle). Si cet attachement est interrompu, il y a non seulement rupture de l’attachement, mais surtout détachement défensif. C’est cette résistance à l’attachement qui marque la cassure permanente dans la capacité relationnelle de l’enfant. La pulsion homosexuelle a pour moteur principal le besoin de compenser des déficits dans la relation parent-enfant.



Le détachement défensif et la pulsion correspondante de compenser (de renouer avec) ce détachement implique une ambivalence par rapport au même sexe. La condition homosexuelle présente donc un double aspect, à la fois négatif (éviter) et positif (renouer). Ce ne sont pas deux types de déficits différents, mais deux aspects du même déficit affectif. C’est précisément cette ambivalence qui est l’essence de la condition homosexuelle, à la fois chez l’homme et chez la femme.



Cette structure globale d’ambivalence implique des composantes variées. Cela peut sembler surprenant, mais le détachement défensif peut être marqué par de l’hostilité, qu’elle soit latente ou déclarée. L’animosité non résolue qui a été la réaction première (de l’enfant) au comportement blessant du parent du même sexe peut se généraliser et être activée dans toute interaction avec les représentants du même sexe.



L’aspect négatif de l’ambivalence peut devenir apparent dans la vie adulte, bien qu’il ne s’agisse pas d’une manœuvre adulte en tant que telle. Il s’agit plutôt de la ré-émergence de la réaction défensive refoulée de l’enfant.



Un détachement défensif envers le parent du même sexe peut aussi entraver le processus normal d’identification avec la même sexe. La rupture d’attachement avec le parent du même sexe peut conduire non pas à une identification avec le sexe opposé, mais plutôt à une désidentification avec le même sexe.

La fixation de l’homosexuel mâle vis-à-vis de la mère semble donc être plutôt un effet qu’une cause.



Etre attaché à sa mère est tout à fait normal. Toutefois, s’il y a eu détachement défensif vis-à-vis du père, le seul canal d’attachement qui reste est celui de la mère. Cette fameuse fixation sur la mère de la part de l’homosexuel mâle est en fait non pas un attachement anormal au sexe opposé mais un détachement anormal vis-à-vis du même sexe.



En conclusion, la barrière défensive principale de l’homosexuel, et sa difficulté à communiquer, est envers le même sexe et non vers le sexe opposé.



Le détachement implique que les besoins qui sont normalement comblés par un sain attachement demeurent insatisfaits. Il y a donc une pulsion réparatrice censée restaurer l’attachement et combler les besoins d’amour de dépendance et d’identification.



Chez la femme, il s’agit de la quête d’un substitut maternel destiné à combler le déficit d’amour maternel, que cette quête soit consciente ou inconsciente.



De même, chez l’homosexuel masculin, il y a une quête similaire pour combler des besoins insatisfaits. Cette recherche est plus évidente lorsque l’homme recherche des partenaires virils, cherchant ainsi à obtenir une injection de masculinité au travers d’une identification avec le partenaire.



Ce que l’homosexuel recherche, c’est combler son besoin normal d’attachement qui a été anormalement négligé dans le processus de croissance.



Les besoins psychologiques de l’homosexuel sont souvent exprimés sexuellement, mais ils existent indépendamment de toute expression sexuelle. Une saine et bonne relation non sexuelle avec une personne du même sexe est un autre moyen de combler ses besoins.



L’ambivalence envers le même sexe est la condition homosexuelle. Et chaque aspect, le positif ou le négatif, peut être prédominant. L’aspect efféminé de certains homosexuels et la quasi masculinité de certaines lesbiennes peuvent être une représentation concrète du détachement défensif.



Egalement, une préférence marquée pour la compagnie de l’un ou l’autre sexe peut indiquer la domination soit de l’aspect positif soit de l’aspect négatif de l’ambivalence.



Lorsque le déficit relationnel avec le même sexe est très profond, le processus de détachement défensif peut être radical et conduire à une totale désidentification, qui explique de nombreux cas de transsexualisme. Le transsexualisme peut être considéré comme une dislocation au niveau du genre. Il diffère de l’homosexualité en degré d’intensité, en non en genre, il doit être considéré comme un problème d’identité.



Tout incident qui interrompt l’attachement de l’enfant au parent du même sexe peut aboutir à la condition homosexuelle, et cela peut être clairement illustré dans le cas de séparations très précoces. De telles séparations, même si elles sont relativement brèves conduisent à un processus typique de deuil (chagrin) : Protestation face à l’absence du parent aimé, suivi de désespoir, ce qui nous conduit finalement au détachement.



Lorsqu’il retrouve son parent, l’enfant peut osciller entre le rétablissement complet de la relation, l’indifférence, l’hostilité (détachement) et un comportement possessif (attachement). Mais si le processus de deuil n’a pas été bien géré, l’enfant peut continuer à refouler ses reproches contre la source d’affection et persister dans un détachement défensif. Ses besoins affectifs cesseront donc d’être satisfaits. C’est l’absence du parent, et une défense contre l’attachement à ce parent, qui fait d’un enfant un « orphelin psychologique ».



Nous parlons donc ici d’une blessure intra-psychique , refoulée dans la personnalité depuis la petite enfance, et qui a enrayé le processus normal de croissance psychologique depuis cette époque.



Le processus de deuil non résolu chez un jeune enfant persiste dans les années adultes. Comme dans tout cas de décès (deuil), notre réaction ne doit être ni la peur, ni l’hostilité mais la compassion.



2- UN NOUVEAU REGARD



Il importe de considérer le phénomène de l’homosexualité comme un tout, afin d’évaluer ce qu’elle est et ce qu’elle n’est pas.



La condition homosexuelle est une ambivalence envers le même sexe, et pas seulement une affection envers le même sexe. Elle implique en effet un problème dans la capacité d’une personne à être en relation avec les représentants de son propre sexe. Il y a donc déficit relationnel envers le même sexe plutôt qu’envers le sexe opposé.



Ainsi des tentatives de relations hétérosexuelles ne sont pas la solution à l’homosexualité, puisque le sexe opposé ne peut rien faire pour combler des déficits affectifs, émotionnels et relationnels avec le même sexe.



L’aptitude à entretenir des relations d’affection avec le même sexe est le processus naturel de guérison.



Souvenons-nous en effet que la condition homosexuelle n’implique pas des désirs anormaux, mais des désirs normaux qui n’ont jamais été comblés (et ont donc été plus tard érotisés). Ils ont été anormalement délaissés. Les besoins en tant que tels sont normaux ; c’est le fait qu’ils n’aient pu être normalement satisfaits ou que leur réalisation ait été entravée qui doit être taxée d’anormal.



La double réponse doit donc prendre en compte le désamorçage du détachement défensif et la réalisation des besoins non comblés (sans avoir recours à une activité sexuelle).



Dans la condition homosexuelle, des besoins affectifs et psychologiques qui sont essentiellement pré-adultes persistent dans une personne devenue adulte.



L’activité homosexuelle implique l’érotisation de carences dans le développement de la personne et il s’agit, fondamentalement, d’une confusion des besoins émotionnels du non-adulte avec les désirs physiologiques de l’adulte.



Un attachement avec une personne du même sexe n’est donc pas mauvaise en elle-même. C’est l’érotisation de l’amitié qui est fausse. En fait, la question de savoir si l’acte sexuel est acceptable ou non au sein de l’homosexualité est une fausse question, car la condition homosexuelle n’est pas sexuelle dans son essence.



Le problème principal est de savoir ce qui est nécessaire à la croissance et au développement qui mène à la maturité psychologique et ce qu’il faut faire pour compenser les déficits.



La solution n’est donc pas l’activité sexuelle. Malheureusement, la pure abstinence a été longtemps considérée comme une solution. Il ne faut ni ignorer les besoins réels de l’homosexuel(le) (point de vue du conservateur), ni les érotiser (point de vue libéral).



L’homosexualité est à la fois un état d’incomplétude et une pulsion vers la complétude. Cette tentative réparatrice est la solution et non le problème. Le processus normal de croissance a été interrompu et le désir d’affection avec le même sexe est en soi un essai de restaurer l’attachement interrompu. C’est ce à quoi tend l’homosexuel(le).



Le résultat final du processus de croissance est l’hétérosexualité, que l’on définit comme la capacité d’une personne de communiquer avec les autres en tant que personne psychologiquement intègre de son propre sexe.



La véritable hétérosexualité est fondée sur une structure de personnalité hétéropsychologique.



L’hétérosexualité a été souvent définie uniquement par rapport au sexe opposé. En fait, elle peut être définie comme la capacité à communiquer avec les personnes des deux sexes, elle n’est pas une simple question de sexualité mais d’identité de genre.



Ce n’est pas le comportement hétérosexuel en tant que tel qui fait de quelqu’un un hétérosexuel, mais la réalisation de ses besoins par rapport au même sexe.



Les homosexuel(le)s communiquent avec les personnes du même sexe et du sexe opposé en tant que personnes incomplètes de leur propre sexe. La solution consiste donc pour eux à devenir des personnes complètes de leur propre sexe. C’est seulement ainsi que l’on devient véritablement « hétéro », vraiment autre (complémentaire) que le sexe opposé.



L’homosexualité (incomplétude par rapport au même sexe) tend vers un but au-delà d’elle-même et ce but est l’hétérosexualité (complétude par rapport au même sexe). A l’inverse, l’hétérosexualité n’a aucun but au-delà d’elle-même.



On peut donc comprendre pourquoi l’immaturité, tellement souvent citée comme marque de l’homosexuel(le) a en fait une double implication. L’immaturité, ou croissance incomplète, implique que l’homosexualité n’est pas normative. Elle n’est pas le but du développement humain. Tant que les besoins homosexuels n’ont pas été comblés il n’existe aucune base pour une réaction vraiment hétérosexuelle.



Réprimer ou refouler la pulsion réparatrice de l’homosexuel, c’est avoir l’assurance que la condition homosexuelle ne sera pas résolue. Car le désir (et besoin) d’affection avec des personnes du même sexe fait partie de toute croissance normale et il doit absolument être satisfait.



La capacité d’affection pour le même sexe est donc en elle-même le processus naturel de guérison pour ces déficits vis-à-vis du même sexe, et il est vital de coopérer avec ce processus. Il est tragique de voir que le problème a été si souvent confondu avec la solution. Seule une vraie compréhension du problème peut conduire à sa solution.



3- UNE REEVALUATION DE LA POSITION CHRETIENNE



Les références bibliques concernant l’homosexualité les plus fréquemment citées sont Genèse 19 :1-2 ; Lévitique 18 :22, 20 :13 ; Juges 19 :22 -25 ; Romains 1 :26-27 ; 1 Corinthiens 6 :9 ; 1 Timothée 1 : 9-11 .



Quelle que soit la manière dont on les interprète, il me semble inévitable d’arriver à la conclusion que l’acte homosexuel est toujours condamné et jamais approuvé dans la Bible.



Il est toutefois nécessaire de réévaluer le problème et de ne plus se concentrer sur l’acte homo-sexuel, mais sur l’état psychologique d’incomplétude et sur la recherche de complétude qui caractérisent la condition homosexuelle.



Dans la question de la condition homosexuelle, les chrétiens ont notoirement et malheureusement négligé les considérations sur le développement pré-adulte, et sur la relation parent-enfant.



Les auteurs chrétiens les plus connus se sont penchés sur la question et tous concluent que l’union de l’homme et de la femme fait partie du plan originel de Dieu. L’homme et la femme sont complémentaires, selon le plan de Dieu, mais ils le sont en tant qu’adultes. Le péché sexuel est certes contraire à l’intention de Dieu, mais l’homosexualité, bien que souvent occasion de tomber dans l’immoralité sexuelle, est essentiellement un état de développement incomplet. C’est cette incomplétude qui est contraire à l’intention de Dieu. Ainsi, l’acte homosexuel est prohibé, non pas parce qu’il occulte la relation homme-femme, mais parce que l’activité sexuelle ne convient pas à des relations pré-adultes.



Certes, l’accession à la complémentarité homme-femme est le plan de Dieu, mais cette complémentarité est le but du développement humain et non quelque chose que l’on reçoit tout fait dès le départ.



Nous n’avons pas d’un côté une humanité homosexuelle, et de l’autre une humanité hétérosexuelle, mais plutôt des gens qui ont une identité complète par rapport au même sexe et d’autres gens qui ont une identité incomplète par rapport au même sexe. Le but consiste donc à avoir une identité complète par rapport à son propre sexe.



Ainsi, la pulsion réparatrice, celle qui nous pousse à rechercher l’affection du même sexe, fait partie de la solution, et non du problème. Premièrement, le simple fait que l’affection pour le même sexe est en elle-même la recherche de la complétude psychologique implique que Dieu n’a jamais voulu créer des homosexuels. Deuxièmement, la pulsion réparatrice montre aussi que la guérison passe par la satisfaction de besoins non comblés.



Dieu ne guérit pas les gens de besoins légitimes.



Entraver le désir homosexuel (je parle ici du désir distinct de son expression sexuelle), c’est entraver le processus même de guérison. Ainsi, un homosexuel qui ne s’adonne plus à des activités sexuelles avec des personnes du même sexe peut être considéré comme un « ex-homosexuel pratiquant ». Mais on ne peut être qualifié d’ex-homosexuel tant que les besoins affectifs vis-à-vis des personnes du même sexe n’ont pas été comblés. Le but n’est donc pas le changement, mais la satisfaction de besoins légitimes qui en retour impliquent un changement.



Les besoins légitimes doivent être comblés de manières légitimes, c'est-à-dire non sexuellement. La Bible n’interdit pas les amitiés entre personnes du même sexe. Ces amitiés profondes jouent un rôle central, en fait essentiel dans la solution au problème de l’homosexualité.



Ceux qui affirment que l’homosexualité est totalement contre nature ont à la fois raison et tort. Ils ont raison en affirmant le caractère inapproprié de l’activité homosexuelle, qui est l’érotisation de besoins psychologiques pré-adultes. Mais ils ont tort en laissant entendre qu’il n’y a pas de besoins légitimes dans la condition homosexuelle.



Condamner l’amour homosexuel, en dehors de toute érotisation, c’est condamner le besoin d’amour de l’enfant pour le parent du même sexe. Les besoins sont normaux ; c’est le fait qu’ils n’ont pas été comblés dans le processus de croissance qui est anormal.



Dieu avait voulu la relation parent-enfant ; celle-ci n’est pas illicite.

On dit aussi parfois que l’homosexualité est anti-famille. En fait, l’homosexualité n’est pas anti-famille ; elle confirme plutôt le besoin de la famille chez l’enfant et combien il est important que celui-ci reçoive la sollicitude de ses parents.



L’homosexuel a un plus grand besoin de relations qu’un hétérosexuel célibataire ; en effet, la condition homosexuelle indique la quête d’amour parental d’un enfant tandis que le célibataire hétérosexuel illustre le besoin qu’un adulte a de la sollicitude d’un autre adulte. Etre un adulte célibataire est une chose, être un enfant sans parent en est une autre.



Lorsque qu’il y a déficit affectif dans la vie d’une personne, Dieu a prévu, dans son plan rédempteur, des relations de substitution. Je fais ici allusion à la nécessité de prendre soin des orphelins, comme nous y exhorte à maintes reprises la Bible. La Parole de Dieu ne fournit pas seulement des règles négatives, mais donne aussi des instructions positives quand il s’agit d’offrir une compensation à des carences d’amour parental, par exemple, en nous exhortant à prendre soin des orphelins. Il est certain que la volonté parfaite de Dieu est transgressée lorsqu’un enfant devient orphelin.



Toutefois, bien que le fait d’être orphelin soit dans un certain sens contre la volonté de Dieu, on ne cherche pas à punir un orphelin de ce qu’il est orphelin.



Pour reprendre le même parallèle, on peut dire que les besoins légitimes doivent être comblés, mais sans érotisation. C’est l’expression sexuelle de besoins psychologiques pré-adultes qui est inacceptable, et dans ce sens on peut affirmer que Dieu ne voulait pas l’homosexualité.



L’amour est important, mais l’amour n’est pas toujours destiné à être sexuel. Il est bien plus grand que ses expressions sexuelles. Je ne mets pas en question la beauté de la sexualité humaine, mais j’affirme simplement que l’homosexualité, appelée ainsi à tort, n’est pas essentiellement une condition sexuelle.



Le chrétien a un idéal de permanence dans les relations sexuelles ; cet idéal est une raison supplémentaire qui nous pousse à taxer la relation homosexuelle d’inappropriée. Si l’ambivalence d’une personne envers le même sexe était résolue et ses besoins comblés, le relation homosexuelle n’aurait plus de raison d’être, tout comme la relation de dépendance des enfants envers les parents n’a un jour plus de raison d’être. Je veux dire par là que la nature de la pulsion réparatrice homosexuelle fait que la relation homosexuelle est, de manière inhérente, quelque chose de limité. La durée de la condition homosexuelle ne fait qu’indiquer le manque permanent de solution dans les déficits affectifs envers le même sexe.



Le mariage ne peut pas non plus être considéré comme une cure pour l’homosexualité, étant donné qu’une relation avec le sexe opposé ne peut pas répondre aux déficits relationnels envers le même sexe.



L’ignorance a conduit bien des gens à penser que la pulsion réparatrice était le problème, plutôt que la solution. L’homosexualité est un déficit relationnel à l’égard du même sexe, et non du sexe opposé. La barrière principale chez l’homosexuel est le détachement défensif vis-à-vis du même sexe. C’est cet obstacle, avec les besoins légitimes non comblés qui s’y rattachent qu’il faut affronter.



4. PRIERE ET GUERISON



Cesser d’être un homosexuel, c’est cesser d’être une personne avec des carences psychologiques envers le même sexe. Un homosexuel non pratiquant demeure un homosexuel. L’activité sexuelle est certes inappropriée dans la recherche d’une solution, mais l’abstinence sexuelle en soi ne touche en aucun cas le problème des déficits affectifs. Seule la gratification non sexuelle de besoins légitimes envers le même sexe répond correctement au problème.



L’homosexuel ne peut pas être subitement transformé en hétérosexuel en contournant le chemin normal qui mène à l’hétérosexualité. Il est donc important de ne pas prier directement pour l’hétérosexualité, mais plutôt pour que les besoins homosexuels (non érotisés) soient comblés.



On doit le répéter : on ne doit pas essayer de guérir, ou demander à Dieu de guérir quelque chose qui ne demande pas de guérison. Dieu ne guérit pas les gens de besoins légitimes. Certains homosexuels ont plongé dans le désespoir après leur conversion, car on leur avait dit que la conversion les « guérirait ». Mais la guérison exige une saine compréhension du problème. Elle les situe à deux niveaux. En fait, le but de tout ministère chrétien auprès des homosexuels doit être double :



1) le détachement défensif vis-à-vis du même sexe doit être désamorcé.

2) Les besoins non comblés doivent être satisfaits.



Dans ce processus, les relations et la prière sont les canaux principaux qui mènent au but.

Les carences relationnelles impliquent la nécessité d’expériences interpersonnelles qui corrigent les fausses perceptions. Il importe que l’homosexuel(le) ait plusieurs relations non sexuelles avec des personnes du même sexe. La relation doit être spécifique au niveau du genre. L’homosexuel masculin a besoin d’un compagnon masculin pour le soutenir ; l’homosexuelle a besoin d’une amie.



Il faut ajouter qu’une relation avec des ami(e)s hétérosexuel(le)s offrira plus de stabilité. L’homosexuel(le) ne doit pas cesser d’aimer des personnes du même sexe, mais plutôt chercher à combler des besoins psychologiques sans activité sexuelle. En fait, la croissance psychologique est transmise au travers de relations qui ont souvent un caractère « réparateur ». La relation avec une personne du même sexe doit être satisfaisante au point où la carence affective vis-à-vis du même sexe cesse.



Prier pour la guérison psychologique est aussi d’une grande importance. Nous devons offrir à Dieu notre vie consciente et inconsciente. C’est notre personnalité toute entière qui doit être rachetée et guérie, et pas seulement un domaine particulier.



C’est Dieu qui guérit et il est donc vital que nous dépendions totalement de lui. L’écoute joue un rôle vital dans le ministère de guérison. Ecouter l’autre personne et écouter Dieu. C’est le Saint-Esprit qui fait surgir les points de stress et de douleur qu’il désire toucher. Notre part consiste à prier et permettre à Dieu de faire son oeuvre.



Dans le cas de l’homosexuel, il faut coopérer avec le processus naturel de guérison et toucher tout ce qui empêche la réalisation de la pulsion réparatrice. Le détachement défensif marque une incapacité à faire confiance à une source d’affection nécessaire et est associé à une décision de ne plus recevoir d’amour de cette source d’affection. Cette décision se situe toutefois au-delà de la conscience et d’un contrôle volontaire. Il s’agit d’une décision pré-adulte qui ne peut être inversée par un effort conscient de la volonté, mais qui exige une vraie guérison. Que le parent ait ou non été coupable, l’enfant a fait l’expérience d’une certaine animosité vis-à-vis du parent et le pardon est donc indispensable. Ce pardon est une véritable chirurgie spirituelle pour celui (ou celle) qui pardonne.



Comme le détachement défensif est essentiellement un processus de « deuil » non résolu, il importe de faire face à ce chagrin. Il y aura dans l’inconscient peut-être de la colère et un sentiment de chagrin lié aux blessures infligées (volontairement ou non) par le parent. Il y aura aussi un sentiment de perte, car l’attachement avec le parent a été interrompu, et en fait un sentiment permanent de perte car le besoin d’attachement a été réprimé et le processus normal de croissance par l’attachement constamment remis en question. Il y aura aussi un sentiment de rejet dû à la perte de l’attachement, ou de la dépression ou un sentiment d’infériorité. La perte implique la solitude, qui provient de nouveau de l’absence d’un attachement normal nécessaire. Pour le très jeune enfant, le parent est sa source d’existence, et l’enfant ressent que son existence même est en danger si l’attachement avec le parent est interrompu. Dans tous les cas, il y a blessure !



Il y a en outre une profonde incapacité à faire confiance. C’est ce manque de confiance qui est au centre du refoulement du besoin d’attachement. La confiance implique une ouverture à une source d’affection ; elle implique l’attachement plutôt que le détachement.



Il n’est pas absolument nécessaire de découvrir quand le détachement défensif a commencé ou comment il a été provoqué.



Mais la guérison des souvenirs n’est qu’un aspect de la guérison intérieure. Les conséquences des blessures du passé doivent aussi être prises en considération. Il ne faut donc pas se contenter de désamorcer le détachement défensif, il faut aussi pouvoir combler les besoins légitimes non comblés. Et comme je l’ai déjà dit, cela se passe surtout au travers de saines relations. Combler les besoins insatisfaits exige, au sein d’une relation continue, du temps et une sollicitude active. Prier et relation se complètent pour faciliter le processus de guérison psychologique. Au cœur de la relation, Christ lui-même est le divin médecin.



Dans la guérison de l’homosexuel, il ne s’agit pas uniquement de combler des besoins insatisfaits, mais aussi d’affronter les obstacles qui ont entravé la réalisation de ces besoins au cours de la croissance.



Les besoins insatisfaits sont des besoins d’amour et de dépendance, tout autant que des besoins d’identification, et même le processus d’identification prend place par l’intermédiaire d’un attachement. L’attachement en soi est identificateur. C’est pourquoi, dans le processus de guérison, les relations avec le même sexe sont un complément important à la guérison des souvenirs. Importance de bons modèles du même sexe et d’un attachement interpersonnel sain.



Il y a des degrés variés à la condition homosexuelle, mais elle présente dans tous les cas une double structure et donc un double but thérapeutique pour la résoudre :



-désamorcer le détachement défensif,

-combler les besoins légitimes insatisfaits.



C’est surtout l’intensité du déficit affectif qui déterminera la durée du processus de guérison. Il ne faut jamais oublier qu’il s’agit d’une question de temps. En effet, un développement interrompu n’est pas plus une maladie que le fait d’avoir trois ou neuf ans n’est une maladie. C’est simplement un point dans le temps où la croissance normale n’est pas encore achevée. Il faut du temps tout comme il faut des relations par lesquelles des besoins pré-adultes seront satisfaits.



Francis Mac Nutt dit que « la prière de guérison est souvent un processus qui exige du temps. Il ne faut donc pas hésiter à imposer les mains, à prier aussi souvent que nécessaire, à imbiber l’autre de prières. Mais la guérison est possible pour tous. Lorsqu’on prie pour quelqu’un, il est aussi bon d’avoir certaines connaissances psychologiques. La prévention est aussi importante. Prions donc aussi pour les enfants lors de périodes de vulnérabilité.



Pour conclure, nous pouvons tous prier et nous devrions tous prier. C’est l’essence de la guérison. Cela ne nécessite pas un don spécial de guérison, c’est simplement l’obéissance au commandement que Christ nous a donné de guérir.



L’amour, à la fois dans la prière et les relations, est la thérapie de base. Un détachement défensif vis-à-vis de la source d’amour du même sexe, et donc des besoins d’affection non comblés, constitue la condition homosexuelle. L’amour est donc le problème de base, le grand besoin et la seule vraie solution. Si nous sommes disposés à chercher et à transmettre la guérison et l’amour rédempteur de Christ, la guérison de l’homosexuel deviendra une réalité grande et glorieuse.

Voilà J'ai trouvé cela sur un site chrétien,je crois que cela t'aidera.

Bonne continuation mon frère...

Écrit par : Raph | 16/05/2007

L'amour d'amitié comble tout un être. Peu à peu les relations purement sexuels n'ont plus de sens avec une telle relation.
Je ne vois pas en quoi l'opposition de l'Eglise à un pacs à l'Italienne serait la preuve de son hostilité envers les homosexuels ? Il faudrait que l'on m'explique en détail tout de même. Et puis vous savez bien que l'Eglise est faite d'hommes, donc il y a ceux qui acceptent l'autre dans son être entier, sans jugements, et il y a ceux qui restent prisonniers d'une morale pseudo-bourgeoise puritaine du XIXe siècle !! Et puis vous même, cathos-gays, ne jugez vous pas vos frères parfois ?
Amitié en Christ

Écrit par : cyril | 16/05/2007

voici les liens dont parlent Raph:

http://frat.aelred.neuf.fr/

ou encore

http://leblogdejonathan.blogspot.com/

Écrit par : cyril | 16/05/2007

homophobie intériorisée mes frères bien aimés en Christ, je voudrais seulement vous dire que je décèle chez beaucoup de chrétiens homosexuels une homophobie tellement intériorisée que vous ne vous en apercevez même pas, y compris dans vos commentaires. Je sais qu'il faut du temps, car ce que vous écrivez, je l'ai plus ou moins pensé à une époque. Je prie pour que vous cessiez de rejeter ce que vous êtes et qui fait partie de vous.
Pour toutr le reste,j'ai déjà abondemment abordé toutes ces questions et je vous renvoie aux article concernés.

Écrit par : benoit | 17/05/2007

Non (lol),ne t'inquiète pas il n'y a aucune homophobie grand-frère au contraire si on ne prend même pas la peine d'assumer ce qu'on est c là qu'il y'a blocage mais justement moi aujourd'hui à 21 ans je sais très bien ce que je suis je suis gay et je le reconnais depuis mes 17-18 ans et je n'en ai pas du tout honte je l'ai accepté...

Au fait ce que j'expliquais c qu'aucun homosexuel n'a à se sentir coupable ou à diaboliser sa condition comme bcp le font à cause de leur éducation ils se disent qu'ils ont un truc "mauvais" en eu mais c faux ce n'est ni mal ni mauvais c un d éléments de notre personnalité justement qui c développé au cours de toute notre jeunesse.

D'un autre côté ns avons tous le droit d'interpréter les textes de la manière qui ns convient le mieux mais le fait de faire tordre les textes pr faire dire à Dieu ce qu'il n'a pas dit là ça cause problème car c un piège justement.Il faut reconnaître que notre père condamne nos rapports ds le domaine sexuel le reste est permi encore il faut comprendre pourquoi ceci est mauvais à ses yeux c pr cela que j'ai mis le texte ci-bas c le plus explicite que j'ai pu trouver et la femme qui a écrit ça sait très bien ce que ns gays avons besoin et comme bcp d'homo le disent "il n'y a rien de mal à s'aimer"...ça c sûr que s'aimer c pas mauvais c'est même très sain car AUCUN amour n'est condamnable qu'il soit homo ou hétéro mais il faut savoir comment cet amour doit être vécu selon les situations et la position où on se trouve et je peux comprendre qu'il est compliqué de respecter les lois à la lettre personne n'est parfait,mais de grâce ne falsifiez pas la bible pitiééééééé!!!

Dailleurs comme l'a dit Cyril :

"L'amour d'amitié comble tout un être. Peu à peu les relations purement sexuels n'ont plus de sens avec une telle relation. "

Cela est tout à fait vrai,contrairement aux idées générales les caresses que l'on se donne ne nous pousse pas à la tentation de la chair mais AU CONTRAIRE apaise la pulsion.Le nombre de fois où mon ami et moi ns nous touchons nous fait même oublier l'envie de passer à l'acte et le plus drôle c que mes fantasmes homos se font rares et je n'ai pas du tout eu à faire d'effort pr cela c'est venu comme ça...c'est fou non-lol!!!
Je ne suis pas devenu coincé pour autant,j'aime tj autant la camaraderie gay et l'ambiance festif du milieu même si sur certains points G évolué mes amis le savent et bcp pensent que je ne m'assume pas alors que je vis mon homosexualité différement selon ma foi c simple(la plupart de mes potes gays sont athés au passage).


Écrit par : Raph | 17/05/2007

J'ajoute aussi que je reconnais que derrière les discours religieux de la majorité d gens se cachent une homophobie car tout ce qui vient de l'homosexualité est mal.

Le fait de voir une bande de garçon sortir en boîte pour danser draguer siffler les filles ou voir une bande de minette rire comme des canards en ville et bouger sur la piste de dance n'a rien de mauvais et tout le monde l'accepte...mais voir une bande de jeune homme maniérée ou efféminé faire la même chose ça choque,pourquoi...uniquement car ils sont gays!!!Et c'est justement là que je trouve qu'il y'a une grande hypocrisie.

A partir du moment où les gens connaissent votre orientation,ils entrent dans un bigotisme absurde et surveillent vos moindre faits et gestes de vos cheveux à vos lacets et vous disent "tiens c geste,ce regard sur un garçon,ses pats de danse sur une musique rythmée c car il est homo c'est à corriger" ou bien "il a dit qu'il dormirai chez un garçon,il va encore coucher avec"...les gens ne vous lâchent plus et c un enfer!!!

Les hétéros peuvent regarder D scènes d'amour autant de fois qu'ils veulent,tous les feuilletons "Feux de l'amour" avec des scènes de baiser et de sexe à volonté ça ne choque personne on leur fout la paix mais un homo qui regarde "Brobeback mountain" ou encore "un amour à t'aire " "tentation d'Aron" on exige qu'il cesse de regarder cela car c malsain pour un homo de regarder ça,on n'a plus aucune liberté et ça m'exaspère donc oui malgré mes convictions religieuses je peux comprendre que bcp de gays soient révoltés et renoncent à Dieu en devenant agnostique ou athé quand on voit le comportement de la majorité d fondamentalistes.

En conclusion je ne juge pas les cathogays qui sont convaincus que Dieu accepte avec "grâce" qu'ils aient d rapports sexuel mais je désapprouve cela en même temps quand aux homos athés/agnostiques(à mon avis ils sont croyants mais ils se disent athés pour se protéger)je comprends parfaitement pourquoi ils ens ont là et je ne les condamne pas du tout.

Merci,au revoir...

Écrit par : Raph | 17/05/2007

Cher Raph...

Tu oublies Vatican II...qui a expréssément reconnu que la sexualité humaine n'était pas à buts uniquements reproductifs, qu'une sexualité épanouie entre époux était positive...tant pour eux que pour leur famille et la société.

Je ne vois pas pourquoi, des homos, en couple stable, n'auraient pas droit à cette même sexualité...d'ailleurs je ne vois pas en quoi on les traites en citoyens et croyants de seconde zone, avec moins de droits que nos amis hétéros...le droit de fonder une alliance, le droit de fonder une famille, le droit d'aimer comme tout le monde...et ce même dans la foi et l'amour de Notre Seigneur Jésus Christ...

Sur ce point je te renvoie à St Paul aux Galates III,26-29...

Relis les évangile et tu y vera le Christ prendre souvent à contre-pied la morale de l'époque, il prouve par ses actes plusieurs fois que la morale n'était rien par rapport à l'amour. Et même que la morale est un piège hypocrite, cf la femme adultère...

Quant à citer des auteurs, si tu cherches un peu, sans aprioris, tu t'apercevra que le livre du Docteur Elisabeth MOBERLY date de 1983, ca commence à dater méchament :)
Notes que depuis le 17 mai 1990 L'OMS a retiré des troubles psychologiques l'homosexualité...aucun psy décent peut aujourdh'ui défendre de telles théories...par contre les psy de parti-pris, rattachés à des mouvements évangéliques ou intégristes...ca ne manque pas...les pseudos thérapies de reconditionnement sexuel...c'est une honte.

Excuse moi, Dieu m'a créé bi, je ne vois pas de quel droit on s'opposerait à ma nature.

Écrit par : Furyo | 17/05/2007

Voilà pourquoi, à cause des désirs de leur coeur, Dieu les a livrés à l'impureté, de sorte qu'ils déshonorent eux-mêmes leur corps. Ils ont échangé la vérité de Dieu contre le mensonge ; ils ont adoré et servi les créatures au lieu du Créateur, lui qui est béni éternellement. Amen. C'est pourquoi Dieu les a livrés à des passions déshonorantes. Chez eux, les femmes ont échangé les rapports naturels pour des rapports contre nature. De même, les hommes ont abandonné les rapports naturels avec les femmes pour brûler de désir les uns pour les autres ; les hommes font avec les hommes des choses infâmes, et ils reçoivent en retour dans leur propre personne ce qui devait leur arriver pour leur égarement. Et comme ils n'ont pas jugé bon de garder la vraie connaissance de Dieu, Dieu les a livrés à une façon de penser dépourvue de jugement. Ils font ce qu'ils ne devraient pas, remplis de toutes sortes d'injustice, de perversité, d'appétit de jouissance, de méchanceté, pleins de rivalités, de meurtres, de querelles, de ruses, de dépravations ; ils calomnient, ils médisent, ils ont la haine de Dieu, ils sont orgueilleux, arrogants, fanfarons, ingénieux à faire le mal, révoltés contre leurs parents, sans intelligence, sans loyauté, sans affection, sans pitié. Ils savent bien que, d'après la décision de Dieu, ceux qui font de telles choses méritent la mort ; et eux, non seulement ils les font, mais encore ils approuvent ceux qui les font. Romains 1, 24-32

Écrit par : Anonyme | 17/05/2007

Anonyme tu peux te cacher derrière tes textes pour condamner les homosexuels mais en tout cas je ne me sens pas du tout coupable de défendre les idées que j'ai écrite auparavant.

Il est évident que lorsqu'on ne vit pas une situation on a du mal à comprendre pourquoi telle ou telle personne se comporte de telle manière mais je persiste à dire qu'aucun homosexuel n'a à se sentir coupable de ce qu'il est et que nous ne méritons aucunement les attaques gratuites dont nous faisons l'objet depuis des siècles.

En lisant le verset que tu cites je peux t'assurer que quelle que soit les idées que nous défendons nous sommes bel et bien pourvu de jugement,nous ne manquons pas d'intelligence,nous sommes loyal et l'orientation ne modifie pas notre manière d'envisager notre loyauté ni notre intelligence ni le fait qu'on soit soi-disant orgueilleux ou fanfaron ou je ne sais quoi,nous aimons Dieu le respectons et le fait de ne pas être 100% d'accord avec lui ne doit pas pour autant signifier que nous le détestons(si c ce que tu crois je t'informe que c'est faux),il est normal d'être révolté contre nos parents lorsqu'on voit comment ceux-ci réagissent envers nous.Tu crois qu'avec une telle agressivité nous devons nous contentez de sauter dans leur bras et se dire
"merci papa/maman de m'avoir fait encore plus mal et de m'avoir reproché qqchose qui m'a été imposé depuis mon enfance,de m'avoir crié dessus frappé,humilié,abusé de moi spirituellement pour que je continue à avoir une piètre estime de moi alimenté par la méchanceté des camarades d'école,des gens de dehors,de la manière dont nous sommes caricaturés jusqu'à me rejeter pour que j'envisage le suicide sans prendre la peine de me dire que tu m'aimais quel que soit mes penchants"?

Je reconnais la parole de Dieu comme la vérité absolue mais je suis en droit de ne pas y adhérer et cela n'entrave pas l'amour que j'ai pour lui.J'ai un esprit critique et selon les époques vécues je remarque que jadis on a permi l'eslcavage,la peine de mort par lapidation sans aucune pitié et selon la loi de Moïse et pourtant aujourd'hui homo comme hétéro faisons preuve de pédagogie et d'ouverture pour aller vers les autres et avoir de la compassion envers eux et comprendre ce qu'il vive pour ainsi les aider à évoluer plutôt que de les condamner sous un simple prétexte que "Dieu a dit que..." oui c'est vrai "Dieu a dit que...mais MOI je dis que je pense ainsi et je ne suis l'esclave d'aucun maux".

Si toi tu penses qu'il est anormal qu'un homosexuel se révolte contre ses parents qui l'ont fait souffrir à cause de cela hé ben j'en suis très attristé...Je prie pour qu'aucun de tes enfants ne le soient car s'ils se tuent ou vivent leur vie entière dans un mensonge en se mordant la langue et en ayant au fond du coeur une amertume envers toi au lieu de voir la vérité en face pour trouver le bonheur et cela à cause du bombardement spirituel que tu fais qui cause le désespoir de bcp d'homos qui se sentent incompri et rejetté suite à ça hé ben c'est leur sang que tu as sur les mains...

Écrit par : Raph | 17/05/2007

Je rajoute qu'on ne descide pas "d'abandonner une femme pour aller avec un homme" étant donné qu les femmes ne nous font aucun effet et que le simple contact avec leur corps nous dégoûte du coup on cherche en premier lieu "l'affection" qui nous est de droit et non "la jouissance",tu peux interroger bcp d'homos la majorité disent que lorsqu'ils envisagaient d'aller vers un garçon c'était surtout l'affection qu'ils recherchaient le sexe reste secondaire et en plus il n'est pas étonnant que bcp d'entre nous soyons incapable d'éprouver une affection naturelle et un manque de pitié envers les autres vu que nous n'en n'avons jamais eu assez et que très peu ont eu pitié de nous et préfère nous blâmer du coup on se déteste soi-même et celui qui se déteste soi-même a peu de possibilité de savoir aimé.

Il est normal qu'un malade de la vie qui a enduré de nombreuses souffrances de ses proches,famille,parents,soi-disant ami et autres soient révoltés et en veuille au monde entier pour la mal et le manque de discernement qu'on lui fait ça le pousse à oublier l'amour il n'y croit plus...toutes c personnes qui commettent d actes condamnables par Dieu tu crois qu'ils se sont levés un matin se disant "cool je vais me foutre de la tête de Dieu et foutre la pagaille dans mon entourage",tu dois bien être conscient que la majorité des gens ne pêchent pas par orgueil et que leur libre arbitre qui n'est pas toujours en harmonie avec la parole de Dieu n'est pas fait intentionnellement pour le blesser.

J'attends tes réponses...

Écrit par : Raph | 17/05/2007

question merci de m'indiquer le ratio du nombre de fois où dans toute une vie d'un couple hétérosexuel, l'homme et la femme ont une relation sexuelle dans le but de procréer et celui où ils ont eu une relation dans le seul but de s'unir, et bien sûr de s'aimer....

Écrit par : benoît | 18/05/2007

C'est une très bonne question que tu poses là Benoît,malgré ce que beaucoup de gens disent nombreux sont les couples hétérosexuels qui couchent ensemble pour partager un amour et non pas pour penser uniquement à l'enfant qui va en sortir.

Mes parents sont très coyants et j'ai appris récement que ma mère a pris la pillule durant presque 10 ans,quand j'étais petit on me disait que le sexe était mal et à 8 ans j'apprends à l'école comment faire des bébés mesparents me disent malgré tout que le sexe c'est mal et à 16 ans mon père et ma mère me font d révélations sur leurs ébats passés et sortent parfois d blagues cochones.
Mes cousins me narguent disant que pour guérir de l'homosexualité il faut prier pour "sortir le démon" et aller voir des prostituées et coucher avec(la fornication se trouve au même stade que l'acte sexuel entre même sexe pourtant).

Je dis ça pour noter de l'hypocrisie d gens qui nous blâment car nous sommes homos,encore une fois Benoît même si je ne partage pas ton avis sur la vision de Dieu sur nos rapports sexuels je trouve que les questions que tu soulèves sont totalement pertinentes.

Ceux qui visitent ce blog devraient méditer à cela...

Écrit par : Raph | 18/05/2007

merci merci pour votre article remarquable d'intelligence et de lucidité, hors des clichés et des poncifs habituels sr le sujet

Écrit par : jean | 28/11/2008

Je ne pense pas que vous laisserez lire mon commentaire à vos lecteurs. Car ma réaction à votre théorie est la suivante. Si vous étiez habilité(e) à rédiger votre exposé sur des homosexuels (LES ne veut rien dire, il y en a tant de différents), vous vous baseriez sur une connaissance (longs contacts vécus par vous) très étendue qui ne peut s'acquérir que par de très nombreuses et longues fréquentations des espèces très diverses de personnes que l'on appelle bien à tort tous LES homosexuels. J'ai moi-même énormément de ces connaissances basées sur la réalité de très nombreux et très divers cas observés à fond et sans préjugés (N.B. je suis Dr en sciences et chrétien convaincu). Si vous saviez autant que je sais, (et c'est encore bien peu) vous rougiriez de la théorie que vous avez composée. Chaque dit homosexuel est seul à pouvoir comprendre un tout petit peu sa nature. Les non-homsexuels ne peuvent, à cause de cette nature aui est la leur, expliquer en assez bref tout ce qui pourrait être dit sur le sujet. Mêler la (des) religion(s) à une étude de cas d'homosexualité est déjà une preuve d'incompétence. Je vous souhaite de vivre de nombreuse expériences de contacts avec des "homosexuels" au lieu de vous livrer à de la théorétisation, de la réflexion pure et à de la prétention de connaître la pensée de Dieu sur chacun de ses enfants homophiles. Dr Ivan van Bellingen.

Écrit par : ivan van bellingen | 23/07/2010

Salut Benoît, c'est Benoit...

Encore 14 et on aura XVI Benoit avec nous... A défaut d'avoir l'autre.

Dis, pourquoi tu t'accroches à ton pape et à son Eglise? Ils ne veulent ostensiblement et absolument pas de toi tel que tu es. Essayerais-tu d'être plus catholique qu'eux?
C'est plutôt un bon coup (de pied ;-) ) dans le c.. qui te faudrait pour expulser définitivement ta dissonance cognitive qui dégouline.
Pourquoi t'accrocher à cette Eglise? Elle ne te mérite pas. A force de t'accrocher à une église qui ne veut pas de toi, tu te ridiculises et tu discrédites tout ton travail.

Pour être catholique, il faut déjà être un peu maso. Mais vouloir vivre son homosexualité dans l'Eglise catholique, c'est pousser le bouchon un peu loin.

Wake up gays, vous ne changerez les choses qu'en quittant cette église qui, entre nous, vous condamnerait à mort bien volontiers (Lev 20:13).

Wake up...

Benoit
(je ne suis ni gay ni catho si ça a une importance)

Écrit par : Benoit | 05/07/2012

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